mardi 9 février 2010

Ô tristesse

Le passé qui ne passe pas
Cette langueur qui jamais ne me lâche















Quelque tentative inhabile
Que j'exécute
Comme un condamné
Que je hache
Sur des sentes filandreuses
De saumâtres futurs
Inarticulés
Plongés froids
Dans le seau de désirs
Noyés
Et qui meurent
Qu'à force
Je ne sens plus mes yeux
Comme de petits chats
Non désirés

(ça fait déjà cent ans que tu me tiens dans tes bras, ah-ah !)*

*Extrait de "Ô tristesse" de David LAFORE

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