jeudi 11 octobre 2012

Le rideau levé ou l'éducation de Laure

"Laure est une jeune fille dont  la mère est morte lorsqu’elle avait dix ans. Elle est dès lors laissée aux bons soins de son père, qui est en réalité son beau‐père, mais auquel elle est très attachée. Très vite, commence alors son initiation aux plaisirs. Elle voit aussi l’apparition d’une bonne, Lucette,  qui devient l’amante de son père et sa compagne dans ses jeux libertins. Son éducation prise en charge par ces deux figures, son père s’assure aussi qu’elle ait l’accès à la plus grande culture. Plus tard, elle fait la connaissance de Rose et de son frère Vernol.  Rose lui narre sa propre découverte du sexe, et elles se lient d’amitié. Mais Rose et son frère sombrent dans la débauche (à entendre ici comme une activité sexuelle outrageusement trop multiple et fréquente) alors que Laure sait modérer ses transports. Son père meurt, elle va au couvent où elle fait la rencontre d’Eugénie, qui est la destinataire de ce récit."

Résumé trouvé là : http://www.communelangue.com/envois/documents/recherches/litt/Mirabeau_rideauLeve.pdf

Extrait :
"Je fus bien étonnée de voir toute la gorge de Lucette entièrement découverte. Quel sein charmant ! deux demi-globes d’une blancheur de neige, du milieu desquels sortaient deux fraises naissantes d’une couleur de chair plus animée, reposaient sur sa poitrine; fermes comme l’ivoire, ils n’avaient de mouvement que celui de sa respiration. Mon père les regardait, les maniait, les baisait et les suçait : rien ne la réveillait. Bientôt, il lui ôta tous ses habits, et la porta sur le bord du lit qui était en face de la porte où j’étais. Il releva sa chemise; je vis deux cuisses d’albâtre, rondes et potelées, qu’il écarta, j’aperçus alors une petite fente vermeille, garnie d’un poil fort brun; il l’entrouvrit; il y posa les doigts en remuant la main avec activité : rien ne la retirait de sa léthargie. Animée par cette vue, instruite par l’exemple, j’imitai sur la mienne les mouvements que je voyais. J’éprouvais une sensation qui m’était inconnue."


Une stimulante lecture,
de l'excellent Honoré Gabriel de Riqueti, marquis de Mirabeau, qui ne fut pas seulement noble révolutionnaire, orateur stupéfiant et séducteur impénitent, mais donc également romancier libertin de qualité.

























Rappelons au passage cette chouette biographie de Mirabeau :




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