lundi 12 février 2018

Antigone à Grenoble : quand la vie associative et contestataire bouillonne à feu vif...

C'est à la fois une association et un local, au 22, rue des violettes, à Grenoble, donc.


















Entrez, venez prendre un grand bol d'air d'idées alternatives entrecroisées...



















C'est un lieu convivial, avec un bar aux bières locales délicieuses (je conseille la "Chènevière", bière bio au chanvre, de la brasserie du Chardon, à Crolles). Le fonds de documentation, en publications et revues est impressionnant. On pourrait y passer ses journées, il faut donc cocher sur son calepin hebdomadaire, le mercredi de 18h30 à 21h30, et le dimanche, de 16h00 à 21h00.






















Lieu de rencontre magnifique, on a toutes les chances d'y croiser des êtres pensants pour lesquels l'humanisme est un truc un peu central, idéologiquement parlant... Quant à l'engagement dans l'action sur-le-terrain, c'est aussi évidemment un lieu de coordination et de synergie des initiatives.
Lorsque j'y suis passé, j'y ai croisé Jeannot, qui revenait d'une virée en car à Notre-Dame-des-Landes, il avait donc participé à la fiesta où fut brûlé symboliquement un avion de bois dans un grand champ et une liesse générale*. Deux nuits de car pour ne pas manquer ce rendez-vous festif.


















Mais c'est également un lieu de lecture ou d'étude, car derrière le bar se trouve une magnifique caverne d'Ali Baba pour les amateurs de livres de référence. Les militants du lieu ont mis en place depuis 2002 cette librairie-bibliothèque, possédant un fonds considérable qui peut occuper raisonnablement votre soirée d'hiver.

" Antigone s’enorgueillit (presque…) d’abriter un large (mais non moins réfléchi) choix d’ouvrages (environ 7000 documents) dans les domaines de la pensée libertaire et des autres courants politiques dignes d’intérêt (c’est chaud là…), de la lutte et des résistances de toutes les époques et de tous les continents, de l’écologie, de la sociologie, de la psychologie, du féminisme, de la poésie, du théâtre, de l’art, du livre pour enfants, du polar…"

annonce la page de leur site consacré à la bibliothèque.


Ils proposent aussi des rencontres pour diverses activités conviviales, qui divertissent des petits écrans...








































* Zeugma.




Un appartement à Grenoble

D'où l'on voit les sommets enneigés.





















Où traînent des présomptions de lectures utiles et euphorisantes ("Les Vieux Fourneaux")...

























Où les portes de frigo espriment...











































ein Herz für Faschisten = un coeur pour les fascistes

samedi 10 février 2018

Louise en hiver, film d'animation de Jean-François Laguionie

Un film d'animation sorti fin 2016, tout en sensibilité, avec (presqu') un seul personnage : Louise, la mémé oubliée.

Quand la saison d'été s'achève dans la station (fictive) de Biligen, les derniers vacanciers prennent le dernier train saisonnier. La petite ville est déserte, Louise se retrouve seule, archi seule, oubliée de tous, elle ne sait pas pourquoi on ne vient pas la chercher...

Louise va laisser le temps organiser sa nouvelle vie de naufragée du littoral. C'est l'occasion pour elle de faire défiler dans sa mémoire les épisodes marquants de sa vie. La façon brutale avec laquelle ses parents viennent la récupérer chez une grand-mère aimante. Ses premières amours.

Elle récupère un compagnon de route, un vieux chien dont elle fera son complice et son confident.

Le récit fait quelques embardées lyriconiriques, ce n'est pas ce que je préfère, mais l'image est magnifique, les tons légèrement pastel, et le dessin simple mais précis tout de même.

Une petite vieille autonome et débrouillarde comme il en existe plein heureusement ! Mais celle-ci possède un charme personnel qui vous envoûtera !










vendredi 9 février 2018

Suivons Charlie !

Lorsqu'il propose de chercher la faille dans les systèmes de sécurité du nouveau concept de magasin sans caisse ni caissière lancé par A. que personnellement je boycotte, je n'achète rien par leur intermédiaire.

Charlie a non seulement cherché a voler la chaîne de vente en ligne, mais se propose de le dire à tous ses lecteurs dès qu'il aura trouvé le truc qui permet de contourner le système totalitaire inventé par ces braves managers pionniers de l'ultra libéralisme déshumanisé, qui ne respectent, on le sait que les profits et leurs actionnaires.

C'était dans le n°1332 du 31 janvier, que j'ai bien lu et fort apprécié, sans doute plus que par le passé curieusement.




















Merci au site "Résistance Inventerre" pour la retranscription intégrale de l'article agrémenté de quelques photos qui ne figuraient pas dans Charlie.





jeudi 8 février 2018

Je crois me souvenir (5) *

qu'à l'époque de l'Ecole Normale à Angers, je n'avais pas passé 20 ans, j'étais dans un groupe d'étudiants d'une petite vingtaine de personnes, parmi lesquelles se trouvaient deux filles très complices. Toutes deux très brunes et "bien fichues", comme on pouvait dire, entre garçons, à l'époque. Elles ne se quittaient jamais, sauf à l'occasion de certains cours, car le plus souvent dans une forme de nonchalance -peut-être un peu forcée-, elles arrivaient régulièrement les dernières et devaient prendre les places restées libres, pas forcément voisines.
Les jours de grand beau temps, elles portaient des espèces de shorts ou de bermudas noirs, très moulants, qui ciselaient précisément leur anatomie, et ne laissaient personne indifférent.
J'ai souvent surpris leurs échanges de regards lors des cours les plus barbants, -ils l'étaient presque tous- et ces regards en dessous, qui les accrochaient soudainement l'une à l'autre, furtifs mais appuyés, sensés échapper au reste du groupe, me rendaient songeur, m'emportaient dans des fantasmes qui me distrayaient bien de l'assommant pensum institutionnel, et me laissaient frustré de ne pas savoir mieux, dans l'intime réalité de leurs secrets d'alcôve, ce qui forgeait leur évidente et coquine complicité. 



* Souvenir en grande partie monté de toutes pièces...



 

Je me souviens (49)

être allé chercher une 504 d'occasion sur la côte provençale, chez un ex-collègue de mon frère, en compagnie d'A. Je l'ai gardée quelques années.
Drôle d'idée.
Il y a des choses qu'on ne referait pas, n'est-ce pas ?


Seule sur la plage la nuit, film coréen de Sang-Soo Hong

80% des scènes de ce film sont tournées autour d'un thé, d'un verre, au café ou dans des appartements. Quelques scènes d'extérieur. Tout est en dialogue. C'est proche du théâtre filmé.

Une jeune femme, actrice coréenne, cherche à se reconstruire après une histoire d'amour tourmentée avec un homme marié plus âgé qu'elle. Elle rend visite à une amie en Allemagne, puis retrouve des complices de ses années précédentes dans divers lieux. Ces amis restent bienveillants, même lorsqu'elle les malmène et les insulte à l'occasion. On constate qu'elle est est encore dans un état psychologique hyper fragile.
Plus tard, elle retrouve lors d'un repas convivial au restaurant l'homme qui a causé ses troubles. C'est un réalisateur de films. Lui non plus ne va pas bien...

J'ai mis du temps à rentrer dans ce film, j'attendais que l'action s'accélère un peu , puis j'ai été envoûté... On aimerait aller soulager l'esprit ravagé de cette fille qui ne sait plus que faire, à part attendre seule couchée sur une plage.

Il n'y a qu'une musique, que j'adore, le quintette à cordes de Schubert, et seulement l'adagio sublime.

D'ailleurs, j'ai trouvé cette citation du compositeur qui me semble coller au film :
"Some people come into our lives, leave footprints on our hearts, and we are never the same". Franz Schubert

Dans cette version l'adagio commence à 14'20 :

























En ce moment en VO à Périgueux grâce à Ciné-Cinéma...




mercredi 7 février 2018

Avoir les cheveux crépus, être noire, être une femme, être mère.



Questions posées par ce témoignage, réponses complexes...



Photos infrarouges de Tchernobyl, par Vladimir Migutin

Le photographe russe Vladimir Migutin a capturé la tristement célèbre zone interdite de Tchernobyl dans une série de photographies en infrarouge. Des images étonnantes de la région de Prypiat, qui offrent un nouveau regard sur cette zone d’exclusion à la fois terrifiante et fascinante, mise en place après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui commença le 26 avril 1986. (Dixit Ufunk)
































D'autres photos de cette série, sur la page Fb de l'auteur

Et son magnifique album sur Instagram.


Merci à l'auteur pour son autorisation de diffuser !




Le petit renard de cette série me fait repenser à ce documentaire mensonger qui voulait insinuer qu'après un accident nucléaire, la nature reprenait ses droits et que tout redevenait "normal" avec même l'apparition d'une sorte d'Eden animalier dans la no-go-zone.

"Le 25 mai 2010, Arte avait diffusé Tchernobyl, une histoire naturelle ?, réalisé par Antoine Barnas et Luc Riolon. Un message sans ambiguïté : la zone interdite de Tchernobyl, que sa radioactivité ambiante élevée avait conduit à évacuer, se révèlerait en fait comme une sorte de paradis terrestre retrouvé où prolifèrent une grande faune sauvage quasi disparue ailleurs, des rongeurs bien vivaces et une nature luxuriante. Certes, la végétation peut montrer des réactions curieuses à l’agression radioactive, mais cela n’enlève rien à sa vitalité et la seule séquelle à déplorer pourrait bien n’être que l’incidence surprenante de cancers chez certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Depuis sa diffusion, ce « documentaire » prétendument « scientifique » alimente la rumeur que finalement Dame Nature sait merveilleusement s’adapter aux retombées d’un accident atomique. Ringardisé le ginkgo biloba d’Hiroshima (le seul arbre à avoir survécu aux rayonnements de la bombe) ! Car les retombées de Tchernobyl ont été, dans la zone, plus d’un millier de fois plus denses qu’en leur temps celles d’Hiroshima et Nagasaki. Une bonne raison de craindre pour l’humanité la continuation de l’Âge de l’énergie atomique venait fort opportunément d’être « scientifiquement » réfutée." 
(Lien vers Médiapart)



L'occasion de rappeler que le nucléaire est une folie qui un jour ou l'autre rendra inhabitables nos jolies contrées...









mardi 6 février 2018

Cent titres, album de Clémentine Mélois

C'est un exercice littéraire, une farce lexicale et graphique mais aussi une tournée générale de pastiches.

Prenons une couverture de livre classique, introduisons z-y un détournement, soit par l'illustration, soit par un jeu de mot ridicule sur le nom de l'auteur (Jean Anouille, Antipasti ; St Exaspéré, Vol de nuit) ou sur le titre (Marguerite Duras, Le ravissement de Lol mdr V. Stein), soit par une espèce d'assonance assommante (Proust, Du côté de Sichuan), soit en combinant auteur et titre pour un rendu à vomir (Nietzsche, Honni froid ; Dante, Oncques Hue ; Jacques Lacan, Coyote). Nous obtenons une espèce d'ouvrage méloisien, ce qui n'a rien pour rassurer.

On appréciera tout spécialement les contrepèteries ridicules  :







































Quelquefois, seule l'illustration constitue un détournement  :













































Mine de rien, il faut parfois une culture fort étendue jusque dans les recoins du paf pour décrypter les allusions :
























Celle-ci par exemple fait référence à une chanson soit disant archiconnue, de Balavoine : "Mon fils, ma bataille"...

Bref, la Clémentine abuse. Ne va t-elle pas jusqu'à s'autopasticher sans vergogne ? Hm ?



















D'ailleurs, ne porte-telle pas une forme de fourberie coquinière dans son regard ?





























Ici, une bonne sélection de ses couvertures détournées, avec curieusement, des inédits dans la version de 2014, que je possède...


Merci Ô Olivier des plaines !




Le retour du Grosbec casse-noyaux

Je dis le retour sans savoir s'il a disparu ou s'est raréfié en Dordogne. Mais le fait est que la même semaine, deux amis photographeurs de bêtes en ont observé sur des mangeoires toutes simples installées chez eux, dans deux secteurs très éloignés l'un de l'autre (Coulaures vers le nord et Fleurac au sud). Or quant à moi, je n'en ai jamais observé de vifs en plume et en os.

 La carte d'identité de ce très joli piaf.

 Où l'on retiendra que si c'est le mâle qui fait le gros oeuvre du nid, c'est la femelle qui se charge de la déco.

Ce n'est pas un oiseau rare a priori mais il est discret et pas facile à observer, et il serait comme toutes les espèces animales sur la Terre, en voie de raréfaction.














Bleu : rare ou occasionnel
Vert : Présent et/ou nicheur

Une question : Pourquoi le grosbec se méfie t-il des canadiens !

Spécimen flauracien :






























Photos Pierre Hugon-Andrieu


La version coulaurienne :

































Photos : Gaston Jolibois



Merci aux photographes !

lundi 5 février 2018

La juste route, de Ferec Török

Film hongrois en noir et blanc de 2017.

Une magnifique histoire, une forme de fable avec sa morale non exprimée, j'adore.
On est dans le contexte de la Hongrie de l'après-guerre. Les juifs ont été exterminés et spoliés partout avec férocité par les hongrois eux-mêmes. Les russes occupent militairement le terrain.
Dans un village, on prépare le mariage de deux jeunes, ce qui ne semble pas aller de soi, sans qu'on sache vraiment pourquoi au départ. Ce niveau de tension déjà palpable va être soudain alourdi par l'arrivée de deux visiteurs juifs. Personne ne sait ce qu'ils viennent faire mais la mauvaise conscience dans laquelle baignent tous ces braves gens quant aux traitement qu'ils ont infligés à la communauté juive, va entraîner un désordre qui ira jusqu'à des paroxysmes.
Ce qui est remarquable, c'est que les deux "intrus" ne font rien que venir, marcher, approcher. C'est leur seule apparition qui déclenche les catastrophes en chaîne.
Il y a un très beau contraste entre la marche lente et calme des deux arrivants, c'est la sérénité qui s'avance -cela rythme une grande partie du film-, et l'affolement général qui prend les villageois et qui monte en intensité.
Leur tache accomplie, les deux visiteurs s'en retournent sous un ciel d'orage.

C'est en ce moment sur les écrans périgourdins (Voir Ciné-Cinéma pour les versions VO, bien sûr).





























dimanche 4 février 2018

La complicité par les pieds (45)



Claudine de Philippe Caubère

Bon ben autant vous le souffler bruyamment d'emblée, c'est pas de l'actu ! C'est la faute à mon Fifi qui m'a dit tiens prends ça ça va tplaire. Im connait bien mon Fifi, i sait que jmen fous grave que c'est pas du tout récent. Et le vla qui mfourgue un triple DVD dans les paluches et vazy mon gars !
Ya quand même un lien avec la vie réelle de nos jours, c'est que le Philippe (le Caubère, pas le Fifi), il continue à faire son intéressant sur les planches, et cela donne encore des performances à ne pas manquer, surtout. Surtout.
Même que l'an passé j'avais pu voir son "Bac 68", à l'Odyssée de Périgueux.





C'est pour le festival d'Avignon de 2000 que Caubère présenta sa mère, Claudine, dans un spectacle fleuve de 6 heures en tout, ce qui est dément et en même temps exceptionnel, car au bout du bout, on en veut encore.

Bon c'est vrai que quand même, 17 ans plus tôt, il était plus jeune. Hein !




En tout cas, le premier qui dit que mon Fifi c'est pas un bon prêteur de DVD, j'y fous une tarte.



samedi 3 février 2018

Nos dimanches soirs de Jérôme Garcin

Autant vous le dire tout de suite, 0 % de mes amis ou des gens avec lesquels j'ai des discutions sur des sujets un tant soit peu culturels apprécient l'émission. Je suis donc un îlot isolé au milieu d'iceux. Car j'aime. Peut-être parce que je m'y suis mis récemment (cela ne fait qu'un an ou deux que je les écoute régulièrement) et qu'ils ne m'ont pas encore lassé.
Le plus souvent, ce qui est reproché aux critiques, c'est de jouer avec des créations respectables, même si elles sont plus ou moins loupées. Il est vrai que l'émission a une telle audience que chaque mot utilisé par les intervenants a un poids considérable. Lorsque tous sont d'accord pour louer une oeuvre, celle-ci a de grandes chances de faire une belle carrière. A l'inverse, ils peuvent se faire fossoyeurs de créations sans doute dignes d'intérêt pour d'autres personnes.
Personnellement je redoute les formules préparées pour faire rire la cantonade* (car il y en a une, l'émission est le plus souvent enregistrée en public), et qui n'a le plus souvent comme objectif que de vouloir briller en société. Pour faire un bon mot, ils sont (pas tous heureusement) capables de flinguer un livre, une pièce de théâtre ou un film même pas finis de payer. 
Certes mais je le prends comme un divertissement utile. C'est un spectacle et cette orientation vers le show est totalement assumée par l'orchestrateur de ces dimanches soirs : le Jérôme. Cela fait 28 ans qu'il est à la programmation et à l'animation de ce rendez-vous national, qui est désormais un morceau de l'histoire radiophonique de notre pays puisque c'est tout simplement l'émission française qui a eu la plus grande longévité sur les ondes (62 ans en 2017) et ce n'est pas fini, donc.
Garcin a choisi d'évoquer l'histoire de cette aventure sous la forme d'un abécédaire : Charensol, Fatalité, Je me souviens, Noyade, Podcast, Révoltes, Zeugma... en tout 41 entrées qui lui permettent de recaler tous ses souvenirs les plus marquants.
C'est bien écrit, ça se lit très vite et on y croise des tas de monde et du beau, mais également de curieux inconnus, comme cet auditeur (chapitre Yosekuma Terakasan, Guillaume de Fonclare alias) qui a réussi à berner Garcin en se faisant passer à chaque fois pour une personne différente  avec des opinions variées et tranchées et dans un style à chaque fois changé, ce qui le faisait choisir parmi les courriers des auditeurs cités en début d'émission !





















* Autorisez moi à sortir le mot de son expression toute faite...

jeudi 1 février 2018

Extases, BD de Jean-Louis Tripp

Le premier tome d'une trilogie annoncée sur la vie sexuelle...de l'auteur, parue en septembre dernier.

L'intérêt du récit, c'est l'évidente sincérité du témoignage, qui relate tous ses souvenirs, depuis les plus primes. Il revient en particulier, sur toutes les angoisses, les interrogations enfantines, les fantasmes du petit garçon sur la forme du sexe féminin (d'où le sous-titre "Où l'auteur découvre que le sexe des filles n'a pas la forme d'un X"). Et il dessine explicitement.

 La découverte de son propre corps :


























Puis les premières expérimentations au lycée.
























La découverte ensuite des mille et une positions pour la recherche du plaisir partagé...


























Présentation du livre et interview de l'auteur, dans Le Soir, journal belge.