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samedi 30 novembre 2019

Les couilles sur la table, podcast bimensuel

Une adresse que j'aborde seulement maintenant, et je la conseille d'emblée :

Par Souncloud

Les interviews sont menées par Victoire Tuaillon.

Parmi les entretiens proposés...

on peut écouter le discours de Virginie Despentes, quelquefois à contrecourant des thèses féministes dominantes. L'entretien est récent , datant du mois dernier.

Je suis dans la lecture de son très politiquement incorrect Vernon Subutex, et j'ai récemment regardé son adaptation au cinéma de "Baise-moi" (de 2000), son propre roman écrit six ans plus tôt. Pas toujours facile à partir de ces oeuvres de fiction, de faire ressortir sans erreur le fond de sa pensée. C'est pour cela qu'il vaut mieux l'écouter en direct.





Photo FJ PAGA












lundi 30 septembre 2019

Happy Sex,2 de ZEP

Très en forme notre ami ZEP pour cet acte 2 (on avait bien aimé la première livraison) avec des tas de nouvelles situations principalement de couples (vécues ?) avec parfois l'intervention des copines pour s'inscrire sur un site de rencontres, pour faire un achat dans sex-shop à l'occasion de la fête des mères ou pour commenter l'anatomie des mecs sur la plage...





























































mercredi 8 mai 2019

Blanche Gardin sur la question d' "être un homme / une femme"


Ce n'est plus vraiment de l'humour, c'est de la sociologie appliquée, et il n'y a rien à jeter...




dimanche 24 février 2019

En matière de sexualité, mieux vaut être riche et bien portant !

C'est le titre de cet article intéressant où on apprend encore plein de choses en socio-sexologie. Mais ce n'est pas si simple. Et d'abord, soit, il vaut mieux être riche et bien portant, mais pour quel type de pratique et qui mène à quel épanouissement ?...
LE SEXE SELON MAÏA

Nos pratiques sexuelles trahissent-elles notre origine sociale ? Pour François Kraus, directeur du pôle « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’IFOP, qui vient de publier un sondage sur la sexualité des Françaises (on y revient dans un instant), les choses sont claires : « Plus les femmes ont un capital social et culturel élevé, plus elles semblent en mesure de s’affranchir des normes de genre qui tendent à leur imposer une vision conjugale, passive et pénétrativedu plaisir féminin, et par là [plus elles sont] aptes à avoir un rapport plus actif, hédoniste et autonome à leur sexualité. »

De fait, l’idée qu’il existe des sexualités d’« en haut » ou d’« en bas » marque notre imaginaire depuis longtemps. Elle attise tous les fantasmes sur les pratiques sexuelles très privées et libertines des puissants ou l’existence d’un pseudo-lobby gay ; la pornographie s’en nourrit (la grande bourgeoise dépravée du Déclic de Manara ou des productions des studios Marc Dorcel…)

Evidemment, les choses sont plus compliquées que ça : si nous imaginons une transgression sexuelle plus importante chez les privilégiés, c’est parce que nous percevons leurs codes comme plus rigides. Mais n’oublions pas que cette fascination est partagée : pendant que les pauvres fantasment des parties fines dans les beaux quartiers, les riches fantasment une sexualité « d’en-bas » plus authentique et, disons-le, plus brutale (Catherine Millet s’encanaillant avec de parfaits inconnus, les tournantes, le stéréotype de la « racaille » dans la pornographie).

Le contraire serait d’ailleurs étonnant : notre culture érotise les rapports de pouvoir depuis toujours. Mais là où ça devient intéressant, c’est quand on sort des représentations. En l’occurrence, la dernière enquête de IFOP-Elle sur la sexualité des Françaises, publiée mi-février et réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 1 000 femmes, révèle l’ampleur de la disparité des pratiques évoquée par François Kraus.

Extension du domaine de la jouissance


Commençons par les chiffres : les femmes des classes sociales supérieures sont celles qui se masturbent le plus (85 % des cadres et des professions intellectuelles, contre 61 % des ouvrières), qui regardent le plus de pornographie (62 % contre 34 %), qui utilisent le plus de sextoys (58 % contre 42 %), qui connaissent le mieux leurs zones érogènes (à égalité avec les professions intermédiaires), qui pratiquent le plus les caresses hors pénétration, et le plus de fellations. Elles ne considèrent pas forcément l’orgasme comme un marqueur de la relation sexuelle réussie – une extension du domaine de la jouissance qui permet de bénéficier d’une plus grande amplitude dans le répertoire.

Ces femmes cadres ou de professions supérieures sont plus actives dans leur sexualité : un tiers a déjà pénétré analement son partenaire (si l’homogamie est respectée, cela signifie que les hommes privilégiés sont aussi les plus disposés à remettre en cause les stéréotypes pénétrant/pénétré : leur masculinité n’est pas menacée par leur prostate).

Le cliché d’une haute société dévergondée serait-il justifié ? C’est en tout cas dans ces milieux qu’on trouvera le moins de femmes susceptibles de vivre avec quelqu’un sans rapports charnels. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles soient prêtes à tout, indistinctement. Au contraire.

Prenons les pratiques anales : les femmes des classes supérieures acceptent une stimulation par la langue ou une pénétration digitale, mais elles sont moins susceptibles d’accepter la sodomie que les femmes employées ou des professions intermédiaires (49 %, contre 58 % et 54 %). Parmi les luxes dont elles bénéficient, il y a donc celui, crucial, qui consiste à pouvoir poser ses limites (cela n’est pas un jugement moral : la plupart des femmes ont mal pendant une sodomie).

Le temps et l’argent


Ce contrôle se traduit aussi dans le choix des partenaires : 89 % des privilégiées pourraient s’afficher avec un homme de dix ans plus jeune, pour seulement 76 % des employées. L’émancipation concerne enfin le rapport au corps, qui se conforme moins aux codes pornographiques : 18 % des classes supérieures s’épilent intégralement, mais un tiers des femmes moins favorisées.

Le niveau d’éducation joue également : 10 % des non-bachelières disent ne pas connaître leurs zones érogènes, pour seulement 3 % dans le reste de la population. Si le capital financier est lié au capital social, éducatif et sexuel, c’est que ces aspects sont généralement interdépendants.

Comment comprendre ces disparités de classe ? Tout d’abord, les femmes privilégiées disposent du temps et de l’argent nécessaires pour s’approprier leur vie sexuelle (comme un loisir et non comme un devoir conjugal). Elles peuvent s’adonner aux rêveries érotiques, s’acheter des accessoires, se rendre physiquement et mentalement disponibles, soigner leur apparence et leur santé.

De nombreuses études montrent que le confort a une influence indéniable sur le désir féminin : une heure de sommeil en plus, c’est 14 % de libido supplémentaire le lendemain (Journal of Sexual Medicine, mai 2015). Mieux vaut donc disposer d’aides à domicile, d’une chambre pour dormir (sans les enfants), et d’un environnement calme.

Ni damnés de la Terre ni élus à vie


Même chose pour l’accès à une nutrition de qualité : moins de calories, c’est moins de libido (Jama Internal Medicine, juin 2017). Les plus pauvres, sociologiquement, mangent plus gras ? Damned, ce ne sont pas les « bonnes » calories : en effet, si la minceur n’a pas d’influence sur le fonctionnement sexuel, les femmes en surpoids ont tendance à avoir moins de rapports, et moins de désir (Menopause, novembre 2015). Et puisque nous sommes au rayon santé, n’oublions pas que la pratique d’un exercice physique est corrélée à une meilleure satisfaction sexuelle (Sexual Medicine Reviews, octobre 2018).

Est-ce à dire qu’il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade, même en matière de sexualité ? En attendant le Grand Soir, inutile de nier l’évidence… oui, ça peut aider. Mais sans nier l’existence et la persistance d’inégalités, sans tout faire reposer sur la responsabilité individuelle au détriment d’une analyse structurelle, la conversation ne devrait pas s’arrêter à un constat fataliste. La plupart des privilèges sexuels ne coûtent pas un centime. Aucun ne demande de doctorat.

Tout le monde peut se masturber, tout le monde peut étendre son répertoire sexuel, tout le monde peut mieux communiquer. Les ressources sont gratuites et disponibles sur Internet (pour peu qu’on ait une connexion et le temps nécessaire à la curiosité). Il n’y a ni damnés de la Terre ni élus à vie.

L’égalité des chances n’est pas parfaite ? Certes. Mais l’ascenseur social fonctionne toujours mieux en sexualité que dans les autres domaines. Quant aux pratiques requérant l’insertion de cuillers en argent dans des orifices, soyons rassurés : elles restent minoritaires.

 Maïa Mazaurette



La page de Maia Mazaurette



lundi 14 janvier 2019

La rencontre des corps, une histoire du sexe

Conférence-débat organisée lors du Monde Festival, le 7 octobre dernier au palais Garnier.
L'occasion d'entendre et de voir Michèle Perrot et Alain Corbin, que je ne connaissais que par quelques lectures.*





* D'Alain Corbin, j'avais en particulier très apprécié "Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot,", performance d'historien, puisqu'il s'agissait de faire un essai de restitution de la vie d'un sabotier du Perche de la fin du XIXème, homme ordinaire pointé au hasard dans un registre d'état civil…










vendredi 11 janvier 2019

Lectrices

Un blog très coquin avec des lectrices comme je ne déteste pas.






Photo David Dubn




mercredi 14 novembre 2018

Trouver l'orgasme

Plaidoyer pour un peu plus de respect et d'attention au plaisir féminin...

 



dimanche 13 mai 2018

Grivoiseries d'autrefois

Vous aimez ?

Moi oui !



























Célestine ou les époux sans l'être























Charles MARTIN-FUMIST



























Eveline, Illustration de 1931



























Frans de GETEERE


























REGNIER, Plaisir



























Sylvain SAUVAGE, Fantaisies





























Louis SAINT-ANDRE




























Lubin de BEAUVAIS, Calendrier pornographique




























Pierre LOUYS




























RODIN, Armes du purgatoire




Une mine de représentations de tout style, souvent très crues, pornographiques pour tout dire, des photos anciennes également,

à cette adresse.



Pour accéder à des certains sites sous TUMBLR, il faut s'inscrire ce qui est indolore, et rapide.









jeudi 1 février 2018

Extases, BD de Jean-Louis Tripp

Le premier tome d'une trilogie annoncée sur la vie sexuelle...de l'auteur, parue en septembre dernier.

L'intérêt du récit, c'est l'évidente sincérité du témoignage, qui relate tous ses souvenirs, depuis les plus primes. Il revient en particulier, sur toutes les angoisses, les interrogations enfantines, les fantasmes du petit garçon sur la forme du sexe féminin (d'où le sous-titre "Où l'auteur découvre que le sexe des filles n'a pas la forme d'un X"). Et il dessine explicitement.

 La découverte de son propre corps :


























Puis les premières expérimentations au lycée.
























La découverte ensuite des mille et une positions pour la recherche du plaisir partagé...


























Présentation du livre et interview de l'auteur, dans Le Soir, journal belge.






samedi 27 janvier 2018

Le clitoris, film d'animation de Lori Malépart-Traversy

On l'a déjà vu avec la conférence d'Odile Buisson (article posté le 20 janvier), le clitoris n'est pas un sujet à traiter par-dessus la jambe.

Petit historique de sa lente émergence par une réalisatrice québecoise...




samedi 20 janvier 2018

Le clitoris et le plaisir sexuel féminin, conférence de Odile Buisson

A l'ENS, il y a 7 ans, rediffusée par France Culture ces jours-ci.

La conférencière part du constat, que si l'on n'excise pas les filles traditionnellement dans notre société, on a totalement occulté la question du plaisir féminin, l'existence et la fonction du clitoris étant symboliquement niées...

Le lien vers la page France-Culture qui contient la vidéo...





mercredi 9 août 2017

La porte des secrets Et autres Contes libertins de Corée

Textes rassemblés et traduits par Kim Hyeong-Jun et Rodolphe Meidinger

Ils commencent presque tous en renvoyant le lecteur à une époque "où les tigres fumaient la pipe". De fait, ces récits coquins se situent dans un type de société traditionnelle coréenne où domine la morale confucéenne, ultra-rigoureuse où officiellement tout libertinage était fortement réprouvé.
Mais pas totalement absent, puisque ces récits sont des textes historiques, datés d'après les auteurs de l'époque du Joseon (1392 - 1910). La fourchette est large, mais on nous précise qu'ils dateraient vraisemblablement du XVIII ème siècle.
On y retrouve des métiers disparus, du marchand de sel à la Gisaeng, forme coréenne de la Geisha japonaise, des lettrés et même des esclaves. L'homme est souvent l'auteur des actions principales pour parvenir à conquérir les filles qu'il convoite. Mais les femmes ne sont pas en reste dans l'expression d'un désir le plus souvent assumé. La rouerie pour parvenir à ses fins est bien partagée.
La porte des secrets désigne le sexe féminin, le sexe masculin prenant des appellations variées, jusqu'à l'aiguille de l'acupuncteur, puisqu'un fourbe réussit à convaincre la fille qu'il aime qu'elle est malade et qu'il saurait la piquer avec son outil personnel pour la guérir... (le marchand de sel acupunteur)


Ici, la présentation du livre avec le premier conte :

http://www.atelierdescahiers.com/uploads/1/4/1/3/1413354/la_porte_des_secrets_extraits.pdf

Les illustrations sont de Marcela Dvorakova :



















Illustration pour "l'ascension de la petite servante"

















"La veuve enlevée"


















"Le poulain et le brin d'orge"

lundi 27 juin 2016

Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu !

















Il est loin le temps où le cunnilingus passait pour une pratique élitiste ou subversive ! Plébiscité par les Français, l’embras(s)ement du sexe féminin compte pas moins de 87 % d’adeptes selon les manifestants, 73 % selon la police – deux scores de république bananière. Ou de république ostréicole.

Recevoir un cunnilingus demande une certaine confiance. Or, comme chacun sait en cette période de prolifération des complexes, la confiance ne coule pas de source. Il est normal d’être gênée : comment ne pas intérioriser des millénaires d’associations douteuses entre vulve et moiteur, maladie, mauvaises odeurs et putréfaction ?
 

 Un article rigolo mais sérieux de Maïa Mazaurette. 


















Illustration de Mihály Zichy.

samedi 16 janvier 2016

Un sextoy pour encourager la lecture ?

L'idée, c'est de coupler la vibration de ce petit objet à la lecture des passages les plus croustillants du roman.

Pourquoi pas si cela encourage à passer à l'acte de lecture ?

Avec deux réserves :

- Ce n'est pas sûr que le domaine éditorial choisi pour ce type de plaisir représente la fleur de la littérature mondiale.
- L'appareil est pré-réglé sur les passages les plus chauds. Mais si vous n'êtes pas sensibles à ces choix, et que vous réagissez à d'autres stimulations, a priori plus anodines ?... Cela peut être aussi agaçant que les rires enregistrés dans les séries télévisées, cette réaction sur commande, non ?

















L'article de Rue 89.


Bien des lectrices n'ont pas besoin de tels artifices.