vendredi 29 octobre 2010

No impact man,

c'est le titre d'un bouquin que m'a passé le Oliver dont à propos duquel que deviendrais-je sans. Or ce fut derechefement une idée dont la judiciosité confine à l'excellence. Un type à New York, journaliste écrivain blogueur, Colin Beavan, décide de voir ce que ça peut impliquer d'essayer de réduire l'empreinte écologique de sa vie quotidienne (et celle de sa petite famille, il vit avec femme et fillette) au plus minimum qu'il peut. Il décide donc, graduellement, par étapes, de transformer son mode de vie. Il se met alors à manger uniquement ce qui est produit localement,  ne se déplace plus qu'à pied ou à vélo (il ne prend plus les ascenseurs), renonce au maximum à tout ce qui consomme de l'énergie, la télévision en premier lieu, puis il en vient à renoncer totalement à l'électricité dans son appartement, il faut donc trouver des alternatives à la machine à laver, au réfrigérateur, pour l'éclairage...
Les conclusions qu'il en tire au bout de son année d'expérience sont intéressantes. Car si dans un premier temps, le gain en qualité de vie est très évident, par le temps retrouvé pour vivre ensemble, et par la richesse de toutes les relations développées pour rencontrer ceux qui cherchent aussi à vivre de façon alternative, au bout d'un moment le jusquauboutisme écologiste semble être compliqué à gérer. Néanmoins, il y a beaucoup de réflexions utiles dans ce compte rendu d'expérience. La question de l'image qu'on a de soi, et du regard des autres, avec ce besoin de reconnaissance sociale qu'on a tous, y est assez bien vue.
Page 80, il écrit :

"Michelle [sa femme] et moi avons aussi compris que nos désirs superficiels - la mini-moto, la maison "normale"- n'étaient que l'expression d'un désir plus profond. Ce que nous voulions vraiment, c'était nous intégrer. Etre aimés. Acceptés.
La grande question, la voici : si nous voulons y trouver notre place, d'où nous vient l'idée que nous y parviendrons en ayant, ou en aspirant à avoir, exactement ce qu'ont les autres, en mangeant et en buvant la même chose qu'eux ? L'homme est un animal social, bien plus que nous n'en avons conscience. Nous ferions n'importe quoi, ou presque, pour une promesse d'amour."


Recommandable, donc.
























Ed. Fleuve noir

Et pour comble de rhaa lovely, il a tenu un blog pendant toute l'expérience (2007-2008), que d'ailleurs, il tient encore à jour :

http://noimpactman.typepad.com/

Et son site :

http://noimpactproject.org

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