vendredi 26 avril 2019

La nuit des béguines, de Aline Kiner




Une intro à cette lecture par Liana Levi, l'éditrice :


Paris, 1310, quartier du Marais. Au grand béguinage royal, elles sont des centaines de femmes à vivre, étudier ou travailler comme bon leur semble. Refusant le mariage comme le cloître, les béguines forment une communauté inclassable, mi-religieuse mi-laïque. La vieille Ysabel, qui connaît tous les secrets des plantes et des âmes, veille sur les lieux. Mais l’arrivée d’une jeune inconnue trouble leur quiétude. Mutique, rebelle, Maheut la Rousse fuit des noces imposées et la traque d’un inquiétant franciscain… Alors que le spectre de l’hérésie hante le royaume, qu’on s’acharne contre les Templiers et qu’en place de Grève on brûle l’une des leurs pour un manuscrit interdit, les béguines de Paris vont devoir se battre. Pour protéger Maheut, mais aussi leur indépendance et leur liberté.
Aline Kiner nous entraîne dans un Moyen Âge méconnu. Ses héroïnes, solidaires, subversives et féministes avant l’heure, sont résolument actuelles.


La dernière phrase de ce résumé ne doit pas induire en erreur, il ne s'agit pas de la transposition hasardeuse dans des temps anciens de faits et gestes pétris de valeurs actuelles. Sans se faire d'illusion sur la ressuscitation du passé, qui passe forcément par nos filtres culturels contemporains, nos mentalités, le récit d'Alice Kiner fait partie des romans historiques approchant dans les faits et les pensées ce que fut la vie de ces femmes du XIVème siècle. Il a été remarqué par des professeurs d'université historiens, qui d'ordinaire goûtent très peu le genre des romans historiques. 
Une lecture qui éclaire une parenthèse de relative liberté pour les femmes d'une époque où elles étaient très assujetties à la tutelle masculine…  












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