vendredi 18 août 2017

Traité d'athéologie, de Michel Onfray

J'ai relu ce point historique et philosophique qui dresse le bilan des trois monothéismes qui imprègnent nos mentalités quelle que soit notre conviction religieuse.

L'occasion de rappeler que c'est une lecture indispensable, qui décille les yeux, et dresse une ardoise monstrueuse à ces entreprises d'enfumage des esprits... Cela permet à l'occasion d'argumenter avec des gens qui peuvent encore penser que le bilan des religions n'est pas si négatif, qu'il y a à prendre et à laisser...

D'où vient cette pulsion de mort qui pousse les chrétiens à imposer leur paix par la force dans le monde entier, et certains musulmans à mourir en entraînant le maximum de personnes innocentes ad patres ?

-> Lisez Onfray, c'est très éclairant contre les obscurantismes !
























Merci à Anne et Philippe qui m'avaient proposé cette lecture incontournable.


Par parenthèse, et en passant cette remarque : après sa monumentale contre-histoire de la philosophie, qui fut -quand même- utile, ne serait-ce que par les critiques et donc la réflexion qu'elle a suscitée, Onfray aurait dû se concentrer sur une question ou une période, ou un courant philosophique dont il aurait pu devenir le spécialiste. Au lieu de quoi il prétend dresser de nouveau une oeuvre de portée universelle, qui à mon humble avis n'a que très peu d'intérêt (On peut -ou non- suivre sa traque du "sublime" avec "Brève encyclopédie du Monde", sur France Culture, à 16h00, ce mois-ci).




dimanche 13 août 2017

Le vendredi 13 octobre 1907, un ketch quitta Cherbourg

et alla mouiller devant Brixham, à côté de Dartmouth en Angleterre. Or tout de suite un coup de vent violent se leva, brisant la première chaîne d'ancre, obligeant à lâcher la seconde et à s'engouffrer dans le petit port en grande catastrophe, se jetant sur la flottille des bateaux de bateaux qui y étaient rangés, en en abîmant quelques-uns.

Ainsi commencent les aventures du J.B. Charcot, sous les ordres de Henry Rallier du Baty, avec 5 autres matelots dont Raymond, le frère du capitaine. C'est lui l'auteur de ce passionnant récit.

A l'époque -et de nos jours encore-, mettre la voile vers les îles Kerguelen sur un petit bateau de 20 mètres était une idée plus qu'audacieuse. Seuls les gros bâtiments de pêche hauturière s'aventuraient jusque là. Mais ils l'ont fait, entre Cherbourg et Melbourne en Australie, en passant par Rio, l'archipel Tristan Da Cunha, et les Kerguelen.

Sur le bateau d'Hervé, au mois de juillet, nous nous sommes lu à voix haute cette histoire vraie d'expédition maritime lointaine.

L'épisode qui a le plus retenu mon attention concerne l'escale de cet équipage à l'île Tristan Da Cunha, dans l'Atlantique sud. Car ils y trouvèrent une société indépendante du reste du monde, isolée et organisée sans chef, sans gouverneur, sans police, sans justice institutionnelle... Cependant, dans la pratique, l'un des habitants, Ripetto, un marin génois à l'origine, le seul qui sache lire et écrire, a un rôle de leader.
"Sa position est cependant fortuite et non le fruit de quelque droit coutumier, et à vrai dire, Tristan Da Cunha est une société comme en ont de tout temps rêvé les philosophes et que nos socialistes modernes appellent de leurs voeux. Il n'y a parmi eux ni haine, ni envie, ni malice. Tous contribuent au bien commun. Ils se rendent fraternellement service. Ils sont exempts des vices de la civilisation. Ils prient Dieu simplement. Ils sont proches de la nature, mais sans superstition panthéiste. La cupidité et l'usure leur sont étrangères. Il n'y a pas de distinction de classe, pas de riches ni de pauvres. En fait, sur ce rocher isolé au milieu de l'Atlantique, vit un peuple qui appartient plus à l'âge pastoral du monde qu'à notre époque moderne agitée, et qui sans théories, sans politique et sans lois écrites, a atteint l'état dénommé Age d'Or ou Millenium par les auteurs inspirés de toutes les époques, hantés par la décadence des villes surpeuplées."

Cette petite communauté comptait alors 17 familles pour 84 personnes.




















Le J.B. Charcot

















L'équipage (tous revenus sains et saufs de l'aventure)








jeudi 10 août 2017

Je me souviens (47)

d'un séjour en Angleterre alors que j'étais collégien. J'étais invité par une fille qui était ma correspondante comme on pouvait en avoir à cet âge-là (et à cette époque-là, est-ce que cela se fait encore ?)
J'avais expliqué que j'apprenais à jouer de la flûte à bec. Le père de la copine avait réagi plutôt négativement, disant je ne sais plus trop quoi, que c'était un instrument scolaire plutôt limité, ou quelque chose comme ça. Or j'avais avec moi une cassette (pas celle d'Harpagon, celle qui causait, quand on avait un lecteur approprié, avec deux petites roues autour desquelles s'enroulait une bande magnétique marron clair...) des danses du Terpsichore, de Praetorius. Je lui fis donc entendre (c'était dans sa voiture) et il admit que cela pouvait être bien plaisant.
Ces musiques m'accompagnent depuis fort longtemps. Aussi fus-je assez ravi lorsque Simon Hanks, notre bon maître de musique baroque, mit, cette année, quelques oeuvres de Praetorius au programme de nos sessions de musique baroque à la Visitation.




mercredi 9 août 2017

Valérian, de Luc Besson

Allez plutôt voir "La planète des singes - Suprématie", qui semble être une vraie réussite. Le film de Besson n'apporte rien de nouveau dans la planète science-fiction.


























La porte des secrets Et autres Contes livbertins de Corée

Textes rassemblés et traduits par Kim Hyeong-Jun et Rodolphe Meidinger

Ils commencent presque tous en renvoyant le lecteur à une époque "où les tigres fumaient la pipe". De fait, ces récits coquins se situent dans un type de société traditionnelle coréenne où domine la morale confucéenne, ultra-rigoureuse où officiellement tout libertinage était fortement réprouvé.
Mais pas totalement absent, puisque ces récits sont des textes historiques, datés d'après les auteurs de l'époque du Joseon (1392 - 1910). La fourchette est large, mais on nous précise qu'ils dateraient vraisemblablement du XVIII ème siècle.
On y retrouve des métiers disparus, du marchand de sel à la Gisaeng, forme coréenne de la Geisha japonaise, des lettrés et même des esclaves. L'homme est souvent l'auteur des actions principales pour parvenir à conquérir les filles qu'il convoite. Mais les femmes ne sont pas en reste dans l'expression d'un désir le plus souvent assumé. La rouerie pour parvenir à ses fins est bien partagée.
La porte des secrets désigne le sexe féminin, le sexe masculin prenant des appellations variées, jusqu'à l'aiguille de l'acupuncteur, puisqu'un fourbe réussit à convaincre une fille qu'elle aime est malade et qu'il saurait la piquer avec son outil personnel pour la guérir... (le marchand de sel acupunteur)


Ici, la présentation du livre avec le premier conte :

http://www.atelierdescahiers.com/uploads/1/4/1/3/1413354/la_porte_des_secrets_extraits.pdf

Les illustrations sont de Marcela Dvorakova :



















Illustration pour "l'ascension de la petite servante"

















"La veuve enlevée"


















"Le poulain et le brin d'orge"

mardi 8 août 2017

Le nouveau nom d'Elena Ferrante

Encore plus savoureuse que l'opus I, cette suite de l'Amie prodigieuse imprègne le lecteur des langueurs et des tensions napolitaines d'antan, sans lasser, rivé qu'il est (le lecteur, donc) au destin des filles, complexement complices et rivales depuis leur tendre enfance.
Je me suis dit que beaucoup de lecteurs ont pu s'identifier facilement à la narratrice, à travers ses réussites et ses fragilités. Peut-être une des clés du succès. J'espère que le lecteur averti, dans sa lecture solitaire de cet article trop court, acquiesce quand même comme une bête en hochant ce qu'il veut, on n'est pas regardant.
Je m'en vais chercher la suite, de ce nonchalant pas, qui ne me caractérise nullement.



La pleine nuit

Quelques molécules sous les ponts
De hache et de zoo
On a pris des ris,
Dés lovés comme les perles d'os hâlés
On a tout déferlé sous les deux flots
Te souviens-tu des maléfices turquoise ?
Du front à l'intérieur de nos fors,
Tout fut borné, et tu étais lasse, au swing des chaloupes
Ton alcôve en tuera et moi je te pleuvrai
Jusqu'à ce que nos puits débordent
De sucs si familiers qui lissent tes berges folles
Et te percent à jour
En pleine nuit.

samedi 8 juillet 2017

Un moment rare (2) : quand Superman s'invite chez moi !

Vendredi soir 7 juillet, Gabriele Lodovici est passé à la maison. En coup de vent, donc, seulement le temps d'une soirée et d'une nuit à Périgueux, mais ce fut un grand moment d'amitié. Je ne regrette pas mon inscription dans les douches chaudes...

Il a 42 ans, travaille à Bergamo près de Milan, comme web designer. Il est indépendant, son bureau est chez lui et il décide de son emploi du temps en toute liberté. Il a commencé par faire le "Giro", le tour d'Italie, quelques jours avant le vrai tour, en suivant précisément le parcours de la course. A l'arrivée, étonné d'y être parvenu, l'idée lui vient de rééditer avec le Tour de France. Ni une ni deux, il se lance, tentant de trouver chaque soir un point de chute sympathique et bon marché, ce que nous avons tenté de lui proposer.
Curieusement, le Tour de rance lui a paru plus difficile, à cause des conditions climatiques, très changeantes, alors qu'en Italie, le soleil l'a accompagné sur tout le parcours, et pour lui, c'est beaucoup plus simple. Il voyage léger, avec un sac profilé fixé sous sa selle. Il a été amené à réduire le volume de ce bagage, qui en est réduit à quelque chose de très minimal. A l'entendre, dans les étapes de montagne, le moindre objet superflu, sur son vélo (en carbone Ridley, de fabrication belge), se paye cher au sommet..

J'ai passé une excellente soirée en compagnie d'une sorte de Superman (il dit que plus rien ne l'effraie, qu'il se sent comme un super-héros !)


























































Je ne suis pas l'auteur de cette dernière photo...Trouvée là.

mercredi 5 juillet 2017

Un moment rare : quand Queen s'invite chez Green Day...

Exceptionnel. Le public de 65000 fans, qui attendait, le 1er juillet, le concert de Green Day a  repris le "Bohemian Rhapsody" de Queen, soutenu par un fond musical. Dans Hyde Park, à Londres. Et en plus, ils chantent juste, ce qui n'est pas évident pour cette mélodie.





De plus avant un concert de Green Day, qu'on a tant écouté, mais dont je ne suis pas l'actualité -je suis heureux d'apprendre qu'ils tournent encore....-

Ils sont trois sur scène, efficaces comme six...
Un petit rappel ?







Chronique de l'italien fou et heureux

Acte 1 : Je m'inscris sur le site warmshower.org
Il s'agit d'un site mettant en relation des cyclistes en balade avec des hébergeurs potentiels de ces cyclistes (une forme de "couchsurfing" spécifiquement pour les pédaleurs).

Acte 2 : Je reçois une demande d'hébergement d'un certain Gabriele Ludovici, qui prétend faire un tour de France à vélo, avant le vrai Tour, quelques jours avant les dopés.

Acte 3 : Après quelques échanges d'informations, je confirme finalement assez tardivement l'accueil sur le site. Gabriele me dit "Pas de problème, je serai là le 6 juillet".

Acte 4 : J'entends par hasard, le 5 juillet sur France Inter, une interview d'un italien dont je comprends très vite qu'il s'agit de mon voyageur.

Conclusion : je reçois demain soir une vedette de la bicyclette et de la radiophonie...
Conséquence de la conclusion : j'ai mis de la bière au frais dans mon frigo.







dimanche 2 juillet 2017

Je me souviens (46)

qu'un été de mon enfance, alors que j'avais environ 12 ans, dans le camping où nous étions avec mes parents et mes frères, j'avais fait seul la connaissance d'une fille de mon âge. Je ne me souviens plus dans quelles circonstances. Mes souvenirs précis débutent lorsqu'elle me proposa d'aller voir sa caravane, où elle était installée avec sa soeur. J'étais à la fois content de me faire une petite copine et intimidé car très peu déluré. Il faisait encore jour mais la caravane était éclairée à l'intérieur. La fille entre devant moi et je vois sa soeur, qu'elle me présente, qui était assise en face sur la banquette de l'autre côté d'une table centrale. Grande fille beaucoup plus mûre que sa cadette, assez jolie, au décolleté très ouvert, avec une cigarette aux lèvres. A côté d'elle, un type jeune aussi, serré contre elle, un bras passé derrière sa taille, le visage tout près de sa poitrine, et comme fasciné par la peau blanche. Il ne réagit même pas à notre arrivée. La grande soeur dit : " Qu'est-ce que vous venez faire ?" A quoi sa frangine répond qu'elle me faisait voir la caravane. La grande fait une moue agacée. On s'assoit en face d'eux, le type se trémoussant pour être toujours au plus près de la nana.
J'étais très mal à l'aise. Il était évident qu'on tombait fort mal dans leur programmation de soirée. Rien ne m'avait préparé à vivre ce genre de situation.
J'ai salué à voix basse, je me suis sauvé penaud, je n'ai jamais revu la fillette. Je me souviens d'un sentiment de léger dégoût. Pour moi, à l'âge que j'avais, ces filles n'étaient pas "fréquentables".

samedi 1 juillet 2017

Prescription d'écrans pour un enfant addict :

"Rien pendant la semaine, 3 h00 le samedi, 3 h00 le dimanche."

Alerte : des enfants sont enfermés dans une autre tour d'ivoire... Du reste, les symptômes sont très proches de ceux de l'autisme. Des portraits d'enfants que des enseignants reconnaitront.
J'aime bien l'attitude de la pédiatre qui discute avec les parents désemparés. On ne guérit pas facilement en culpabilisant...




jeudi 29 juin 2017

Une curiosité : le Tour de France fait -régulièrement- le tour de la France...

La preuve par la carte :


http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/06/29/combien-de-fois-le-tour-de-france-a-t-il-traverse-votre-departement_5153251_4355770.html

(veuillez cliquer svp avec votre doigt, pour savoir)


Ce qui me rappelle ( mais dites moi quel est le lien !...) une remarque de Patrick Font à propos de la mort de Claude François qui s'était électrocuté dans sa baignoire en changeant une ampoule grillée :

"Pour une fois qu'un service public rend service au public !"

Hein ! Dites moi ! 


Des forums sur le net parlant de PMA

et permettant les échanges entre femmes concernées. Question d'actualité puisque la porte y donnant accès légalement en France semble entrouverte...

Une chronique de 5 minutes de Xavier de la Porte.








mercredi 28 juin 2017

De la bipolarité

par le professeur Bourin, de Nantes.

"Des oscillations d'humeur, souvent de nature dépressive..."

Une heure de conférence sur les façons de définir la maladie (qui semble se répandre), le degré de gravité de celle-ci et les thérapies variées et graduées qu'on peut lui appliquer.







A rapprocher de cet étonnant témoignage, sous forme de BD :








mercredi 21 juin 2017

L'amant d'un jour, de Philippe Garrel

Un film court (1h15) en noir et blanc, qui mêle deux relations amoureuses, avec des filles de 23 ans, qui au départ ne se connaissent pas. La première vient de se faire larguer par son  petit ami, elle se réfugie chez son père où elle rencontre la seconde, qui est l'amante de son père prof de fac. Le film raconte l'amitié des deux femmes, mais il y a en réalité une forme de concurrence qui s'installe entre elles et qui se résoudra tranquillement par une normalisation dramatique pour certains des personnages.
Sorti le 31 mai 2017.

J'ai franchement bien aimé.


























Louise Chevillotte, l'étudiante amante de son prof de fac, est très séduisante avec ses jolies taches de rousseur, et Caravaca très crédible en prof de fac, intello à principes...

















mardi 20 juin 2017

Une nouvelle assemblée... sans ouvrier, pour décider du prochain code du travail

Un article de bastamag.net





















La nouvelle Assemblée s’est fortement renouvelée. Elle est un peu plus jeune que la précédente, et la proportion de femmes continue de progresser, même si la parité est encore éloignée. Mais ce renouvellement ne concerne pas tout le monde : les catégories populaires y sont faiblement représentées et les ouvriers totalement absents. Un problème de taille quand les députés seront amenés à légiférer rapidement sur les conditions de travail et les protections sociales. Sans oublier l’énorme abstention qui marque le début de cette nouvelle législature.


lundi 19 juin 2017

Bon, allez-y vous expliquer à ces enfants argentins que c'est un gentil pape progressiste...

Après de premières révélations sur des évêques français, Mediapart publie de nouvelles informations concernant le pape François. 

Cette fois, c'est le pape François qui est directement concerné. La vague de publications de Mediapart et de Cash investigation sur des affaires de pédophilie dans l'Eglise se poursuit ce mardi. D'après le site d'investigation, le souverain pontife aurait tenté, alors qu'il était en poste à Buenos Aires, d'influencer le travail de la justice pour faire innocenter un prêtre condamné pour pédophilie.

 L'article complet, ici.






Alpha dog, de Nick Cassavetes

Un excellent thriller dramatique, tiré d'un fait divers. Les errances d'une jeunesse dorée de L.A., complètement coupée de la vraie vie par les artifices de l'argent, et des consommations hallucinogènes. Rattrapée par une réalité cruelle qui dépasse soudain tous ces jeunes gens...
Le film est mené comme une enquête, chaque témoin du drame est numéroté comme pour l'investigation. Et comme dans beaucoup de films adaptés de faits réels, on apprend à la fin, par un défilement de texte, ce que sont devenus les protagonistes dans la vraie vie.
C'est un film fort, qui laisse pantois, devant ces destins brisés si stupidement.
Un film sorti en mars 2007.




dimanche 18 juin 2017

Un dessin qui ne vieillit pas !
























Evidemment, c'est plus ou moins vrai selon les secteurs!
c'est incontestable dans la première circonscription de l'Essonne. Les magouilleurs qui n'ont pas de parole n'ont rien à faire dans l'hémicycle...


Je me souviens (45)

qu'un jour de lycée, en terminale à Laval, mon excellent ami, qui l'est resté depuis, avait fait un commentaire sur les disques vinyles que je venais de lui rendre, après lui avoir empruntés quelques jours.
"Ils sont tous rayés, t'as laissé tomber un râteau dessus, ou quoi ?"
Or, il se trouve que, juste avant venait de se concrétiser la séparation d'avec ma copine de ces temps-là, qui me faisait bien de la misère (la séparation, pas la copine...). Je me suis mis à pleurer avec des vrais sanglots devant le copain qui ne comprenait pas cette réaction excessive...
Du reste, c'était pour me chambrer, les disques étaient nickel...

mercredi 14 juin 2017

Du FN à l'aide au migrants de Calais : histoire d'une femme de coeur

Où le coeur rejoint la raison, car cette femme, Béatrice Huret, avait été chamboulée par la misère de la jungle avant de rencontrer l'iranien Moktar.

















Béatrice Huret

lundi 12 juin 2017

Macron, à bord d'un kwassa-kwassa,

transportant incognito du vendéen jusque dans le marais de la Grande Brière.







dimanche 11 juin 2017

A mon tour d'être embarqué par le fleuve Ferrante

J'ai évidemment voulu voir si la magie dont parlent tous ses lecteurs opérait sur moi. La réponse est positive, très même.
Passionnante cette amitié entre deux fillettes, issues de milieux très modestes dans une banlieue napolitaine de la fin des années 50. Les portraits sont fins, très complexes -les personnages ont souvent des réactions inattendues-, tirés vraisemblablement de personnages réels, puisque l'auteur, dont l'identité réelle n'est pas encore connue certainement, a reconnu à ses oeuvres "une inspiration autobiographique".
En tout cas un magnifique portrait de fillette indomptable, la petite Lila, qui me fait penser tout à coup -mais de loin quand même- à la personnalité marginale de Lisbeth Salander, chez Stieg Larsson. Leurs réponses aux oppressions diverses ne sont pas les mêmes, mais il y a des traits psychologiques -et physiques- qu'elles partagent.
Courez chez votre libraire voir ce livre !  J'irai quant à moi chercher "le nouveau nom", la suite de ce roman italien.


























mercredi 7 juin 2017

A Périgueux, un bar solidaire : "Au sourire"

Une initiative à la fois simple dans le fonctionnement, efficace, festive et solidaire.

Isabelle Murat était la patronne de Chez Zaza mais en 2010 elle a baissé le rideau pour raison de santé. Et la voilà de retour dans son bar devenu solidaire rebaptisé Au Sourire. Elle à fait appel à la générosité pour que revive ce bar de quartier très convivial. Le lieu est ouvert à tous gratuitement pour des réunions, des ateliers, des petits déjeuners ou des repas de groupes. Seules conditions : prendre les consommations au bar et faire un don en aliments ou en produits d'hygiène qui seront revendus 1 euro. Isabelle met à disposition une plaque de cuisson, un four micro-ondes et un réfrigérateur. Elle a même installé un flipper.

49, route de Bergerac
24000 Périgueux

Prochaine revente des produits collectés : le samedi 10 juin, de 9h30 à 19h30.


https://www.facebook.com/muratisabelle/














Zaza Murat.

Vélorution périgourdine a adopté le lieu et le concept...


mardi 6 juin 2017

L'amant double, de François Ozon

Ozon fait son Cronenberg.
Je n'ai fait que penser à ce film où Jeremy Irons joue le rôle de deux frères jumeaux gynécologues qui partagent tout, même les conquêtes féminines, jusqu'à ce que l'un des deux tombe amoureux d'une fille et refuse la co-relation.
Chez Ozon, la gémellité est présentée en miroir, car l'héroïne semble chercher chez le psy dont elle tombe amoureuse, en lui inventant un frère jumeau, une solution à son propre problème d'identité, reliée à une anomalie de procréation gynéco (elle a absorbé le foetus de sa soeur pendant la grossesse, ça se peut, cela s'appelle la "gémellité parasite"...)
Tout est double et trouble dans cette histoire. Les flash-backs et les scènes rêvées ne facilitent pas le décryptage. De plus, les amants doubles sont tous les deux psychiatres de profession, et d'une certaine façon, cela complexifie le propos, en autorisant toutes les psycho-interprétations filmées. Il y a beaucoup de clins d'oeil aux références du cinéma, qui n'embarrassent pas la narration, je ne suis pas d'accord avec le critique du masque et la plume (Eric Neuhoff) qui s'en plaint (émission du 4 juin dernier).

Je dis qu'on peut aller voir cette étonnante curiosité, avec une magnifique Marine Vacth.






































Jeremy Renier en "Louis", l'amant carnassier, et Chloé, la femme qui se cherche (Marine Vacth)

mardi 30 mai 2017

Pôle emploi, c'est Kafka !

On se moque parfois des anglais avec leur magnifique système administratif à rendre fou (souvenons-nous de Daniel Blake), mais notre Paul en pois à nous est aussi très bien pour écraser le monde en difficulté...







vendredi 26 mai 2017

Il gèle à El Bolson

Il y a trois ans de cela, je séjournai un mois durant dans cette petite ferme de la vallée radieuse d'El Bolson, en Patagonie argentine. Je logeais alors à l'étage, dans un grenier très propre, mais dont la fenêtre (celle qu'on voit arrondie en haut), n'avait pas de carreau. Or, quand je suis parti, fin avril, l'hiver était déjà là, et il gelait comme sur cette photo. Le premier geste en se levant le matin était d'allumer un grand feu dans la cheminée...

















Cette photo a été publiée aujourd'hui sur la page Fb de Beto, le paysan.

jeudi 25 mai 2017

Vous y pensez, au Festival de la Vallée ?

Nous, on fait mieux qu'y penser, on y court.
Aujourd'hui, Bourrou !

http://www.lavallee.info/














La princesse endormie du spectacle "Balade princière", par l'Agence de Géographie Affective.

mardi 23 mai 2017

Les Deschiens à votre bon souvenir

Une petite piqûre de rappel avec cette compilation de sketches particulièrement réussis, mais pas forcément les plus célèbres...





The Intercept

Un site d'information étasunien, qui décrypte bien.

Une source qui met particulièrement en lumière les contradictions et les mensonges de Trump et de son administration...

Angers
















La maison d'Adam


























Un bronze devant le musée des Beaux-Arts. Oeuvre de Igor MITORAJ.



























L'église Toussaint devenue l'excellente galerie David d'Angers
















Le château d'Angers construit sous St Louis. Il manque le haut des tours démantelé par ordre du roi au XVIIème siècle (en fait tout devait être rasé...) à cause des guerres de religion.







jeudi 18 mai 2017

L'excellent arrêté du Maire de Laigneville (Oise)

Interdiction de mourir sur sa commune !

En attendant, cette forme de dénonciation de l'abandon des zones rurales par les services publics risque fort d'être un cri dans le désert. Le vote FN dans des bleds où on n'a jamais vu le poil d'un immigré, continuera à prospérer. Car on ne protège pas les services publics de proximité en supprimant des centaines de milliers de fonctionnaires.

L'article de Sud-Ouest.















Christophe Dietrich, le maire de Laigneville.




lundi 15 mai 2017

Salut les caprins !

Deux -bons- films ou les biquettes jouent les starlettes :

un documentaire français de 2013 réalisé par Sophie Audier.
"Les chèvres de ma mère."
L'histoire vraie donc de la cessation d'activité d'un éleveuse rattrapée par les âges canoniques d'une retraite bien méritée, installée près des gorges du Verdon, mais qui a un mal de chien à céder ses bêtes à la jeune Anne-Sophie, qui cherche à s'installer et aimerait bien reprendre le fonds de l'exploitation.






Les Chèvres de ma mère par PremiereFR


et

"Le quattro volte", de Michelangelo Frammartino, film de 2010
Un film sans parole ni commentaire, une espèce de fiction-reportage qui suit le quotidien des chèvres  du vieux berger, lequel soigne ses misères avec de la poussière récoltée dans l'église.  Ce qui ne l'empêchera pas de calancher bientôt. Mais ce film suit aussi la vie du village, les préparatifs du montage de la charbonnière, le tout dans des paysages calabrais à couper le souffle brûlant de l'Etna.








Le Quattro Volte - Bande annonce Vost FR par _Caprice_


Un lobbyiste pro-Areva à Matignon...

voilà qui augure mal d'une politique environnementale ambitieuse...

L'article du Huffington Post.





Des huées qui font du bien...

Chez nous , les indignes prennent des oeufs sur la tête, ou de la farine dans la goule.

Aux US, les étudiants blacks tournent le dos et empêchent la secrétaire d'état de Trump de prendre la parole. Il faut dire qu'elle a un pedigree un tantinet effrayant...









































 Je les trouve superbes de fierté, ces combattantes pour l'égalité et la justice dans leur pays.


L'article du Monde.


dimanche 14 mai 2017

Un si long chemin, de Henri Troyat

Une autobiographie, dans sa 3ème version, celle de 1993.
Henri Troyat a eu un destin un peu parallèle à celui de Romain Gary, celui d'un émigré russe qui a adopté la France et surtout la langue française. Son histoire commence en Arménie, dans une région peuplée de musulmans Tcherkesses. Né en 1911, il vit tout jeune la grande émigration de sa famille chassée par la Révolution russe de 1917. Après de multiples étapes, pendant lesquelles ses parents espèrent pouvoir enfin rejoindre leur ville d'origine, la famille arrive en France en 1920.
Henri Troyat fait toutes ses études à Paris, et adopte la langue française qui sera sa langue d'écriture, bien qu'il garde une nostalgie pour la force et la vigueur de la langue russe.
Ce livre reprend le fil de ses grandes oeuvres romanesques, qui sont presque toutes des sagas de plusieurs tomes. Cet était un gros bosseur, qui n'écrivait pas avant d'avoir fait le tour des questions culturelles et sociétales touchant le cadre de ses romans.
Par ailleurs , c'est un grand biographe et un vrai historien, en particulier de l'histoire russe bien sûr.

























Un livre qu'on peut lire couché dans l'herbe.


vendredi 12 mai 2017

Venise (2) : Damien Hirst

Cela se passe à Venise, certes, mais c'est aussi chez son mécène et ami le français François Pinault, ce dernier lui ayant proposé d'investir les deux lieux qu'il possède à Venise, la pointe de la Douane, et le palais Grassi.
L'expo proposée par l'artiste anglais est gigantesque (au sens premier du mot, puisqu'elle expose un géant, et d'autres pièces monumentales), phénoménale, merveilleuse, quelque chose qui évoque les antiques merveilles du monde.
Nous avons été éblouis.
Nous ne connaissions pas les facettes sulfureuses du personnages de Hirst, très soucieux de la cote de ses oeuvres sur le marché international, semble t-il, mais présentons ici ce que nous avons vu.

L'argument de cette expo, son présupposé historique est un canular. On a eu du mal au départ, n'ayant rien lu ou presque sur l'origine des objets présentés, à démêler le vrai du faux. Du reste tout est fait pour brouiller les pistes.























The warrior and the bear,
Bronze, 73 x 260 x 203
 























Au milieu du Ier siècle de notre ère, un bateau chargé d'oeuvres d'art collectées aux confins du monde connu aurait fait naufrage au large des côtes de l'Afrique de l'est. Un esclave affranchi devenu richissime, Cif Amotan, en aurait été le propriétaire qui souhaitait rassembler ce lot exceptionnel.

Les oeuvres sont donc présentées telles qu'elles auraient été retrouvées au fond de l'eau, couvertes d'algues, de coraux, d'anémones, souvent abîmées, fragmentées, usées par endroits...



















Lion woman of Asit Mayor
Bronze, 
170 x 154 x 315
169,5  x 134  x 300.5



 





















Hirst prétend avoir fait des copies de ces pièces exceptionnelles, qui sont donc présentées plusieurs fois reproduites, débarrassées de leurs scories sous-marines, et recréées dans de nouveaux matériaux. Presque toutes sont annoncées comme faites de matériaux précieux, or, argent, bronze, marbres rares, porphyre, incrustées de pierres précieuses (on se souvient là du crâne couvert de diamants, une oeuvre marquante dans la carrière de Hirst).

Pour confirmer la véracité du propos, l'artiste a été jusqu'à filmer la supposée découverte de ce trésor, sous l'eau. Des photos en grand format de ces moments historiques et des films sont présentés pour prouver que tout est vrai. On y voit les archéologues sous marins dégager les statues de leur gangue de limon et de sable, et les remonter précautionneusement à la surface, sur le pont d'un bateau-grue géant lui aussi...
























The minautor,
Granit noir,
120 x 173 x 111
 
Or, une fois la surprise des premières découvertes passée, la question se pose rapidement de l'origine réelle de ce mobilier extraordinaire... L'étude même rapide des oeuvres présentées permet de répondre : tout a été inventé de toutes pièces par l'artiste anglais. Mais les cartes sont aussi brouillées au niveau des matériaux utilisés : aurait-il été jusqu'à tricher sur les cartouches de présentation des pièces ? Les créations sont-elles faites des prétendus  matériaux précieux pour l'essentiel ?  Là, on a plus de mal à trancher...



















The jewelled scorpion,
Or, tourmaline verte et rose, perles, rubis, saphirs et topazes,
11 x 16 x 11,5
 























The sadness,
Or,
4 x 18 x 15