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mercredi 20 janvier 2021

Haïkus de grâce

Dans sa robe bleu profond, la jolie geisha

Lumière tourmentée d'un matin de brume

Quand reviendra t-il ?



Marée basse à perte de vue

Te cherchant parmi les rochers

Grain de sel sur ma langue



Petit cul rose et fatigué

Crème apaisante au bout du doigt

On recommence quand tu veux




mercredi 8 janvier 2020

Le défi rempli au tiers !

Un an sans une goutte d'alcool. Après 4 mois, on sent bien qu'on est en bonne voie. (Je préfère voir le verre plein au tiers, que vide aux deux-tiers...)

Les substituts : la bière sans alcool, les jus de fruits et la citronnade maison...





mardi 17 décembre 2019

بدا أن هذه الأرض كانت تبكي من دموع الخشب

On aurait dit que cette terre pleurait des larmes de bois

قلت لي "لا شيء" Tu me disais "ce n'est rien" "لم ترَ شيئًا بعد" "Tu n'as encore rien vu" "لكنك لن ترى أي شيء" "Mais tu ne verras rien" "مع هذه الرهانات المزروعة في مآخذك" "Avec ces pieux plantés dans tes orbites"

vendredi 22 mars 2019

La lune d'hier soir

ronde et souple comme un sable roux
gazelle blonde de mes insomnies
que je fus été voir luire sur mon perron joli

comme un point sur le pommier noir du voisin.





















dimanche 6 janvier 2019

Ces petites ridules

Autour de tes yeux
Code barre de ta sagesse
Que j’aime à scanner
Quand tu passes à la caisse
Mais cesse de râler
Pour toi ça ne coûtera rien
J’approuve la gratuité
Des transports en commun
 




(proposé le 7 déc. 2013)

jeudi 20 décembre 2018

Thinking paddling

as a way to survive
is nonsense.

mercredi 19 décembre 2018

Ainsi va la vie

Tout en pleuvant.




















J'aime laisser couler ces grosses gouttes
Sur mes tempes
Qu'on ne sait plus dire
S'il pleure
Ou si tu pleus.



Photo trouvée là.



mardi 11 décembre 2018

Tes délices

Toutes ces délices
Engrangées
Au plus noir des armoires
A plaisir
Il ne reste
Torpillées une à une
Au plus fort
Sans état d'âme
Des tiroirs du jouir
De ces promesses d'ivresse
Qu'il n'en reste
Si tant
Rien. Des macchabées
Et si bien
Sauvagement
Sous la lune où je vais seul






lundi 3 décembre 2018

Silence à fond


Tout à coup jfous lsilence à fond
Vlà lnéant qui creuse où ça qu'
J'aime me carrer dans sa niche.
Ça vrombit de rien, on entend pourtant
Les hypothèses se casser la gueule. Et puis
Des fleuves de Khôl zébrant des joues aux genoux cagneux écorché vif
J'attache ma dépouille à l'arrière du temps qui file, vieille cariole
Qui bringue et qui baille et cahote comme une vache ossue trainant la patte
Et puis collés au char, des lambeaux de plaisir qui flottent au vent déchirés
Délavés dont soudainement je jalouse la portée
Qui me sourit haineusement
Et que j'encaisse dans une dernière expire
Heureusement
J'y viens
Vlà lbon vent ma mie m'appelle
Et disperse aux quatre sangs mes atomes grillés.

dimanche 25 novembre 2018

Lune complice


Le bruit d'un train dans le lointain
Une voyageuse aux cheveux noirs qui somnole
Et toi qui me manques tant

L'ombre des bouleaux qui se penche doucement dans l'obscurité
Quelque chose se blottit là
Et toi qui me manques tant

Sur mon lit une flaque de lumière blanche
Lune complice
Et toi qui me manques tant

Les lampadaires de la rue morts
Nos souvenirs qui s'évanouissent
Un doute fébrile qui fleurit
Me manquais-tu donc tant ?
























vendredi 16 novembre 2018

Je n'aime pas

me lever la nuit pour passer les ombres à la machine. Elles ne sèchent pas bien dans l'obscurité et je les préfère crasseuses avec leur bonne odeur de passé qui ne reviendra plus.

lundi 12 novembre 2018

Toussaint

Les automnes tombent comme des mouches
Comme on perçoit l'hallali on se couche
C'est l'octobre qui rit là et rend et forclot ses pores éventés
Une espèce d'oxymore des sous-bois, le beau-laid perfide
S'oxyde comme un four à griller ses lamelles
"Ite" pérore l'étole des vanteurs de tout ce que ça crée
Les dépressions venues du large repèsent sur nos foies
Et montrent la voix des extinctions fumasses
On y pense odes et fins tout ce qui est mûr y meurt
Dans un trop gras silence où sombrent en des fosses livides
Des mélopées humaines sensées nous élever

Hors et loin de cette crasse

dimanche 4 novembre 2018

Les faiblesses mal placées

Seuls les justes seront châtiés

samedi 3 novembre 2018

Conversation silhouette


 كيف حالك ؟
أنا بخير شكرا لك
و أنت ؟
- جيد! 
- سوء !
-  لا أعرف !

jeudi 25 octobre 2018

Ma porte était ouverte

alors
la lumière est entrée
elle s'est vomie en grands flots blonds
qu'on voit danser
et dans ses volutes d'or
subtiles et contournées
il m'a bien semblé qu'apparaissait
un chaton tout petit
sur le dos essayant d'attraper
toutes griffes dehors
les miasmes de poussière
volant en suspension
dans les rais de lumière
donnant de petits coups
dans la chaleur de l'air
de ses pattes malhabiles
apprenti prédateur de proies invisibles
mais un coup de vent subit
brusque inattendu
a claqué là mon huis
engloutissant dans le gris du plancher
redevenu si terne
les songes obsolètes
et m'a rendu dans l'ombre froide
au souvenir transi
de ta jeune silhouette
partie également
lorsque
ma porte était ouverte


dimanche 21 octobre 2018

Avec et sans

moi que tu frôles la pau.o.se./
Ça/
Ne dégravis pas là/
On boursoufle/
Offre à tes pieds/
On geint/
Pour périre dans la dispersion/
Des orgasmes fluxes/

Tu sais mais si ces trucs qui me faisaient tant rigoler mais avant OH !

Qui ne déhanchent plus/
Les sauts de glotte/
Tout s'avilit tant/
Le plus qui expire/
A grands coups de Han !/
Reconnu la tesselle informe/
Qui trancha court à nos jarrets/

Ah qu'est-ce qu'on s'en foutait ! Mais avant c'était bien avant alors s'il te plait !




dimanche 14 octobre 2018

Va devant !

L'aventure était lisse et rose
Flambantes les ligatures du soir
Avec un grain d'ambulatoire
Aux pieds de la poudre
L'escampette en bataille
Et pousse la castine
Et vaille que chemine
A trop boire d'excès
Une lie fut bue là
Et un ordre rompu
Sur nos chemins de paille
Le verjus en nos vaines
Et acides en tout sang
Vire la bile reprends le vent
Ne te fie plus et va devant !



Retrouvé avec d'autres petites choses par M. dans un petit cahier rouge où on avait écrit tous les deux des petits textes.
Tout n'est pas exposable, mais ça j'aime encore bien. J'ai modifié quelques vers.

lundi 29 janvier 2018

Avec toi, contre tes seins,

Si doux,
Elus par les sommets enneigés
Rougis de givre
Où règne
Le silence amniotique
Que tu excelles
A rendre
En ce que je bois
Dans la cupule ombilicale
Où s'emmêlent
Nos vomis
Flux hauts que j'adore
Comme au creux sauvages des dolines
Effondrée ainsi que niche ta fève,
Eveillée soudain rosie
Par la chaleur du four
Bout langé
Que j' MATT !




jeudi 25 janvier 2018

Un des avantages de la fréquentation d'un lieu de soins comme un hôpital...

...où l'on a tout loisir de croiser et d'observer tous ces braves gens qui essaient comme nous autres, d'échapper pour un temps aux charrettes ultimes, c'est que cela rend songeur.
L'odeur si chimiquement unique qui règne dans ces lieux contribue sans doute fortement à marquer nos sens et, puisque nous voilà transposé en des lieux étranges,  à nous laisser tenter de deviner ce que l'on est encore, avec ces perspectives d'avenir aléatoire...
On y fait plus naturellement  le point sur ce que l'on a vécu, sur ce qu'est la somme de tous ces petits faits a priori insignifiants qui sont notre vie jusque-là, ce qu'on a éventuellement eu le sentiment de rater ou de plutôt réussir.
On cherche à se revoir, quand c'est encore possible.
Au final, il y a un être qui subsiste, qu'on aimerait saisir ou définir, mais sauf à faire appel à de gros traits caricaturaux, cette silhouette restera incompréhensible. Chaque personne nous ayant croisé peut avoir de nous quelque perception personnelle mais même la somme de toutes ces idées ne ferait pas de nous ce que nous sommes intrinsèquement. L'image que l'on a de nous-même n'est pas non plus satisfaisante puisque nous nous reconstruisons mentalement (pour pouvoir nous supporter nous-même essentiellement - Gnauti seauton* suggérait l'autre avec ses rêves de Prytanée noyés dans la cigüe), il n'y a personne qui puisse tenter une définition satisfaisante de ce que nous sommes.

Une fois rentré chez moi, j'ai retrouvé ce que j'aime, ce que j'ai disposé autour de moi dans l'appartement pour diverses raisons parmi lesquelles le simple plaisir d'une aimable proximité n'est pas l'essentielle. Car il y a forcément une tentative d'auto-définition dans le choix de ce bric-à-brac. Ces livres amassés, dont la valeur marchande est proche de rien, offrent sans doute une des voies pour plus de netteté, dans cet essai de discernement de soi. Je me suis dit qu'il y avait là l'essentiel de ce qu'on est, jusqu'au moins avouable, et qu'il en est probablement de même avec d'autres collections significatives, je pensais aux amoncellements de supports musicaux... 
Et probablement aussi la somme de tous les articles compilés dans un média tel que celui-ci.





























































*Connais toi toi même !


samedi 18 novembre 2017

Les champs du possible

Qui saurait comme moi
transcrire de ta peau
En langue des signes
Tes détours enjoués
Que tapissent d'iridescents pollens
De matinales émeraudes
En poudre de rosée
De bleuets saphirs
Celant d'inconvenantes pensées
Et les ors qui venaient
Sans ordre ni raison ?

C'était au matin tout petit,
Entre chien et loir et loup
Assoupis et complices
Dans le même repaire
Truffes serrées
Des amitiés carnassières

Au-dessus s'étend une colline herbeuse
et encore au-delà, la prime clarté
De la nuit qui s'apaise.
L'herbe est fraiche aux jambes nues,
Et dans l'ombre de l'aube, de hautes fleurs 
En tapis de  nuées sombres,
Appellent à frôler
Leurs frêles corolles en nappes paresseuses
Longues rêveuses assoupies.

Et l'on sait que
C'est là que tu te tiens,
Dans d'illusoires tuniques de vent
Tendant une main qui invite
A glisser les pieds nus dans l'herbe matinale
Et que nous trouve
Parmi des boutons d'or couchés et consentants
Avides et désireux de ne rien manquer
Agenouillés dans les hémérocalles
Un frais soleil d'été