L'histoire se passe en Dordogne, il ne reste qu'à poursuivre l'alphabet architectural, bien sûr...
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
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mardi 29 décembre 2020
mardi 31 décembre 2019
dimanche 29 décembre 2019
Dans le Monde Diplomatique, comment l'exemple de la déviation de Beynac devient un cas d'espèce des dérives de la décentralisation
Décentralisation ou féodalisation ? Une histoire périgourdine
Depuis
sa consécration en 1982, toute difficulté politique entraîne des
promesses de décentralisation. Cela ne se discute pas plus qu’un
article de foi : ce serait forcément un progrès démocratique
que de confier plus de pouvoir à des élus locaux plus proches du
peuple et de ses problèmes que les fonctionnaires d’État et les
dirigeants politiques nationaux. On oublie en général de préciser
que que la décentralisation procédait aussi d’une révolte de
grand notable, comme le suggère son initiateur Gaston Defferre,
pressé de se débarrasser de la tutelle des préfets. Les risques
inhérents à un pouvoir plus proche des gouvernés, comme la
corruption ou le clientélisme, passent ainsi à la trappe. Oubliés
aussi les coûts de cette réforme, les dépenses parfois somptuaires
pour des conseils départementaux tout neufs. Oubliés encore la
corruption massive au profit des partis avant que les scandales et
les chambres régionales des comptes y mettent bon ordre.
Significativement,
le mouvement des « gilets
jaunes »
a soulevé de nouveaux appels à plus de décentralisation. Sans en
être la cause immédiate, ne porte-t-elle pas une part de
responsabilité dans la mobilisation de catégories sociales se
sentant laissées pour compte dans leurs environnements suburbains ou
ruraux ?
Les centres-villes
désertés,
aux façades murées, aux logements « à
vendre »,
sont bien le pendant des centres commerciaux installés en périphérie
et qui n’offrent à la population locale que la tristesse de la
consommation du week-end. Quant à l’urbanisation des périphéries
lointaines, les petits pavillons n’offrent peut-être pas le
paradis vanté par ses promoteurs, d’autant plus qu’ils sont
éloignés des lieux de travail. À cet égard, la décentralisation
a échoué à desserrer l’étau des mécontentements sur l’État.
Les dirigeants nationaux ont espéré en vain que les revendications
politiques s’adresseraient davantage aux échelons locaux et
qu’ainsi l’État central serait soulagé. Or, celui-ci reste
contesté pour les politiques dont il n’a pas eu l’initiative. La
politique d’aménagement du territoire, d’autres disent de
déménagement, a déjà défiguré la France à coup de déviations,
rocades, rond-points et centres commerciaux. Et si l’on parle
encore de décentralisation, c’est aussi une manière d’espérer
dans la classe politique locale pourtant largement responsable du
gâchis. Ses défenseurs disent que cette décentralisation reste
inachevée puisqu’elle a multiplié les échelons locaux au lieu de
simplifier. Elle aurait même restauré un peu de la France d’ancien
régime et de son anarchie administrative telle que l’historien
Theda Skocpol parlait d’un « salmigondis ».
Le département ne devait-il pas disparaître à l’occasion de la
régionalisation ?
Et pourquoi 36 000 communes — qui ont souvent du mal à
trouver des maires — quand l’intercommunalité se développe
partout ?
Une
histoire dure depuis plusieurs années en Dordogne qui illustre bien
ce qu’on peut appeler par euphémisme les dysfonctionnements de la
décentralisation, sinon son absurdité. Le village de Beynac,
550 habitants, classé parmi les plus beaux villages de France,
est traversé par une route coincée entre la rivière Dordogne et
les maisons qui montent à flanc de falaise jusqu’au château du
XIIe siècle qui domine toute la vallée. Des travaux viennent
d’y être réalisés pour refaire un soutènement dangereux et
élargir la chaussée. La tranquillité du lieu était perturbée
pendant deux mois d’été (encore que cela soit sans comparaison
avec l’ordinaire de la circulation urbaine). La traversée de
Beynac est désormais fluide en été. Or un vieux projet abandonné
a été au même moment exhumé par le Conseil départemental avec
l’élection de son nouveau président socialiste Germinal Peiro,
natif d’une commune voisine : une déviation pour faire passer
la circulation automobile de l’autre côté de la rivière, dans
l’intérieur du méandre, avec deux ponts sur la rivière et un
tunnel. Coût : 35 millions d’euros pour 3,2 kilomètres
alors que le mur de soutènement dans le village a coûté
2 millions. Et ce apparemment pour un faible bénéfice.
Le
projet a déchaîné les passions quand un arrêté préfectoral a
autorisé les travaux en janvier 2018. Immédiatement commencés, ils
soulevèrent les oppositions : la déviation n’avait-elle pas
perdu tout intérêt depuis l’aménagement de la traversée de
Beynac ? N’allait-on pas
défigurer un paysage exceptionnel dominé par une douzaine de
châteaux ? Le conflit porta
surtout sur une dimension environnementale. L’association
Sepanso 24 (Sauvons la vallée de la Dordogne) et la Demeure
historique (association de défense du patrimoine) déposèrent un
recours en référé devant le tribunal administratif pour demander
une suspension des travaux sur la vallée classée Natura 2000
et réserve de biosphère par l’Unesco. Deux fois déboutées,
elles s’adressèrent au Conseil d’État. En décembre 2018,
celui-ci émettait de sérieux doutes sur l’utilité de la
déviation en matière de sécurité et de commodité, s’inquiétait
des conséquences sur l’environnement et sur l’attractivité
touristique. Il reprenait enfin le principe de dérogation aux normes
environnementales figurant dans le code de l’environnement :
il fallait une « raison impérative
d’intérêt public majeur ». En
conséquence, les travaux étaient suspendus. En attendant un
jugement sur le fond du tribunal administratif de Bordeaux, le
chantier était arrêté avec une lenteur calculée.
Retraçons
brièvement un parcours judiciaire où il est excusable de se perdre.
En avril 2019, l’affaire arrivait devant le Tribunal administratif
de Bordeaux. Double coup de théâtre : l’avis de la
rapporteure publique ne suivait pas le Conseil d’État ;
à l’inverse, contre cet avis, le tribunal administratif annulait
l’arrêté préfectoral d’autorisation d’entreprendre les
travaux avec une injonction de remise en état. L’État renonçait
à faire appel en un geste apparent de neutralité. Le Conseil
départemental demanda un sursis à exécution qui revenait à
reprendre les travaux. Rejeté en attendant un jugement sur le fond.
Après les conclusions de la rapporteure publique, cette fois
défavorables à la déviation, la Cour d’appel de Bordeaux
confirmait le jugement de première instance le 10 décembre
2019. Le conseil départemental annonça alors un pourvoi en
cassation devant le conseil d’État dont on imagine mal qu’il se
dédira de son précédent jugement. Le gaspillage, la faute
politique, la personnalité du président du conseil départemental
et la perspective d’élections locales expliquent une obstination
rare dans un feuilleton opaque.
Le
parcours judiciaire fut accompagné de péripéties prêtant à
sourire ou à s’indigner. La mobilisation locale s’étendit par
une pétition en ligne et en impliquant des personnalités comme le
responsable du patrimoine Stéphane Bern, ou Franck Dubosc, ancien
vacancier du camping proche de Cénac, ou encore le photographe Yann
Arthus Bertrand. Tel Simon le stylite, un zadiste courageux
s’installa au sommet d’une grue de chantier pour en interdire
l’usage. Sur plainte du conseil départemental, il comparut devant
le tribunal correctionnel, relaxé avant d’être renvoyé en appel.
Des opposants au projet invitèrent les touristes à faire le détour
pour admirer l’œuvre inachevée d’un pont à moitié jeté sur
la Dordogne. Brouillé avec la municipalité de Beynac, le conseil
départemental envoya une équipe pour faire arrêter les travaux de
réfection de la voie traversant Beynac. Forcément, les échanges
furent souvent vifs, le président du Conseil en tête qui crut voir
dans la contestation une guerre des châtelains contre les paysans,
accusant notamment le chargé de mission de préservation du
patrimoine auprès du chef de l’État : « Stéphane
Bern est un ignare. Il répète bêtement ce que lui disent ses amis
châtelains ! »
Dans
la phase judiciaire de l’affaire, le président du conseil
départemental mobilisait les élus. Fin août 2019, François
Hollande, voisin de Corrèze en « visite
privée », se rendit sur le pont
inachevé pour approuver les travaux qui, selon lui, conciliaient
développement et environnement. Une semaine plus tard, douze
présidents des conseils départementaux de la région Nouvelle
Aquitaine s’y retrouvaient pour apporter un même soutien à leur
pair. Ancien ministre des transports, Dominique Bussereau, président
du conseil départemental de Charente Maritime, invoqua le précédent
d’un recours contre un aménagement routier de son département
ayant retardé les travaux au prix d’une dizaine de morts. De
mémoire d’habitant, il n’y avait eu aucun mort sur la portion de
route de Beynac. Dans cette union sacrée autour du souci d’éviter
le gaspillage occasionné par l’arrêt des travaux, une lettre fut
envoyée au président de la République. En novembre 2019, la
plupart des élus du département, de gauche et de droite, se
réunirent au chef-lieu Périgueux sous une pluie battante, pour
soutenir le projet de déviation devant un millier de personnes.
Beaucoup d’entre elles étaient ceintes d’une écharpe
tricolore : les 400 maires du département avaient reçu
une invitation. Avant l’appel du tribunal administratif de
Bordeaux, les adversaires dénoncèrent une pression politique sur le
tribunal. Le 26 novembre 2019, dans une ambiance électrique, la
rapporteure publique n’en répéta pas moins que la déviation ne
répondait pas à « une
raison impérative d’intérêt général »
et confirma l’obligation de détruire les ouvrages et de remettre
en état dans un délai de 18 mois. Dépité, le président du
département de la Dordogne lança que « les
élus de la Dordogne n’étaient pas plus stupides que les autres ».
Un cri du cœur.
Les
partisans de la déviation ont beau jeu de dénoncer « l’absurdité »
d’un tel gaspillage. Déjà plus de 20 millions d’euros
engagés sans compter les frais de la destruction, cela parait
« ubuesque »
pour reprendre le discours du président du conseil départemental.
Il fallait attendre le sort des recours, lui reprochent ses
adversaires. La politique du fait accompli, mettant au pied du mur
les opposants n’a pas été inventée en Dordogne mais elle s’y
est traduite brutalement. L’affaire de Beynac n’est pas sans
rappeler celles de Notre-Dame-des-Landes, de Sivens ou de Caussade,
des aménagements imposés en catimini et dans la quasi-unanimité
partisane. Si le président du conseil départemental Germinal Peiro
est natif de la commune voisine dont son père fut le maire, son
obstination extrême s’explique aussi par des convictions largement
partagés par les élus locaux : le consensus modernisateur.
Dans les départements touchés par le chômage, l’appauvrissement
rural, les élus se rejoignent pour investir dans les projets qui
satisfont leurs électeurs, du moins une partie d’entre eux, et
entretiennent leurs clientèles. Ce volontarisme se nourrit largement
de l’affaiblissement des divergences partisanes pour laisser place
à l’idéologie commune du béton. À Beynac, est-ce seulement pour
quelques minutes de gagnées ?
Il
suffit de se rendre sur le trajet de la déviation par une impasse de
cinq kilomètres pour se retrouver dans le petit hameau qui fait face
aux falaises de Beynac et Marqueyssac et découvrir là un panorama
splendide, dont on ne doute pas qu’une voie rapide le défigurera
bientôt… mais aussi qu’elle ne pourra pas demeurer longtemps
sans susciter l’idée d’y installer une zone commerciale et un
parc de loisir. Après tout, ce ne serait que la traduction concrète
de ce que le président du conseil départemental annonçait en
disant que l’enjeu n’était « pas
seulement de 3 kilomètres de route, c’est le développement
du sud de la Dordogne ».
Cette affaire marquera l’arrêt d’une politique discrétionnaire
dans un espace large — le bassin de la Dordogne — tout entier
classé en zone d’environnement protégé. Au prix fort de
plusieurs dizaines de millions d’euros, et accessoirement de la
destruction des vestiges d’un établissement gallo-romain recouvert
par le béton. Mais au-delà, amendera-t-elle l’inconséquence
d’une classe politique locale figée dans un temps révolu où les
citoyens ne maîtrisaient pas les outils de mobilisation
collective et, souvent, ne votaient même plus ?
Il faudrait pourtant qu’ils s’avisent que ces citoyens ont
changé.
On
fait volontiers la critique de la représentation politique au niveau
étatique en pointant la liberté d’élus forts d’un mandat en
blanc, les abus plus ou au moins grands d’autorité et les
manœuvres pour éviter tout contrôle démocratique. Et de débusquer
généralement les symptômes de la confiscation. La politique locale
s’en affranchit-elle par la proximité plus étroite entre
électeurs et élus ? En
grandissant ces derniers, du moins les principaux, il semble bien
qu’elle ait restitué une distance. Comme si de nouveaux seigneurs
féodaux, qui tiennent du suffrage universel, direct ou indirect,
s’accordaient une légitimité sacrée, une conscience très haute
de leur supériorité. Ils sont élus. Une nouvelle génération a
pris son envol avec la présidence de François Mitterrand et a
prospéré grâce aux affinités entre élus bâtisseurs — pour ne
pas dire bétonneurs — et entreprises de travaux publics ou
enseignes de supermarché. Tout en adoptant les vieilles ficelles de
l’action politique, dont l’opacité des mesures et la politique
du fait accompli. Il est rassurant et inquiétant à la fois que la
justice administrative soit un dernier rempart contre un pouvoir élu
discrétionnaire. D’autres projets se préparent aujourd’hui dans
un semi-secret sur lesquels les initiateurs n’ont surtout pas envie
de communiquer, en attendant le moment de se dévoiler, mais le plus
tard possible.
La
décentralisation n’est pas le remède polyvalent à la
centralisation et aux limites du régime représentatif. Au
contraire, elle semble plutôt en avoir reproduit les défauts. Dans
la réflexion vitale sur les transformations politiques pour que vive
ou survive la démocratie, elle doit être prise en compte au même
titre que la politique nationale.
Alain
Garrigou
samedi 14 décembre 2019
samedi 7 décembre 2019
Louis DELGRES ( 1766 - 1802 )
Louis Delgrès né le , à Saint-Pierre, Martinique, et mort le (à 35 ans), à Matouba (commune de Saint-Claude) en Guadeloupe, est une personnalité de l'histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom, datée du , haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes.
Occasionnellement, c'est aussi le nom d'un trio de blues (du blues "péchu") des Caraïbes.
Hier soir au "Sans Réserve" de Périgueux.
Un grand moment de folie.
Occasionnellement, c'est aussi le nom d'un trio de blues (du blues "péchu") des Caraïbes.
Hier soir au "Sans Réserve" de Périgueux.
Un grand moment de folie.
lundi 6 mai 2019
Vélorution 24 y sera !

De plus, Vélorution périgourdine donne rendez-vous aux cyclistes de toutes couleurs le samedi 7 septembre à Périgueux pour une méga-véloparade festive !
jeudi 25 avril 2019
Un Gilet Jaune de Dordogne témoigne de la dernière manifestation à Paris
J'ai reçu ce mail aujourd'hui, de la part du collectif des Gilets Jaunes de Trélissac :
"
Bonjour à tous,
Ci-dessous, le mail reçu de Daniel qui nous fait un excellent Compte Rendu de ce qu'il a vécu à Paris et c'est trés intéressant. Notre rôle est
de le dénoncer.
Merci à Daniel d'avoir pris le temps de l'écrire.
L'équipe des Gilets Jaunes de Trélissac
Bonjour, juste un petit mot il se peut que je ne sois pas là à la prochaine réunion (rendez vous hopital Sy André à Bordeaux ) donc le temps de rentrer, ce ne sera pas
simple...
Mais je voulais parler de la polémique des propos anti flics que nos médias et les caliméros
de la police font cette semaine...
Je fais manifestations sur manifestations Bordeaux Paris une fois par mois, Toulouse j'essaye de suivre les appels nationaux, avec mon arme (mon appareil
photo....).
Samedi, avec des camarades Périgourdins, nous sommes arrivés place du Bataillon du Pacific à Bercy ( manifestation
déclarée et cortége autorisé jusqu'à place de la république à 18h00 , aprés c'était un rassemblement statique autorisé jusqu'à 22h00 ).
Déjà vers 11h00 du matin des journalistes se sont fait interpeller gare du nord ....
Le cortège s'est mis en marche. Avec un ami nous nous sommes retrouvés
à l’arrière avec une unité de gendarmerie mobile, avec qui nous discutions et le contact entre gendarmes et manifestants était bon enfant...
Vers 14h30 nous arrivons à l'entrée du boulevard Voltaire ....J'ai vu sur une avenue adjacente des dizaines de véhicules de CRS et des unités BAC,
j'ai dit aux gens qui m'entouraient: "on arrivera jamais place de la république...."
Dans les 15 mn qui ont suivi, les gendarmes ont été retirés et remplacés par les CRS
et des unités BAC et DAR.....
Quasi aussitôt, venant de rue sur les côté, ils ont jeté des grenades, des tirs LBD et des charges ultra violentes
des BAC et des unités des DAR .....Le cortège a été disloqué en divers petits groupes , et pourchassé
dans les rues par la BAC par les unités de voltigeurs .....(entre autre ils avaient caché les plaques des motos et aucun policier n'avait son RIO...).
Je dois signaler qu'on a vu des Black Bloc, une cinquantaine à l'avant
que nous avions signalée au force de l'ordre la réponse des CRS a été: "on a pas d'ordre d'intervenir ....",
mais ils matraquaient à tour de bras les manifestants pacifiques ...
Autre point, les pseudos insultes , je n'étais pas partout , mais j'ai des vidéos où les manifestants chantaient "ne vous suicidez pas rejoignez nous....."
Boulevard Voltaire , nous étions bloqués et nous avons sympathisé avec une dizaines de CRS qui plaisantaient avec nous, Un CRS a même laissé coller un autocollant du RIC sur
son bouclier et il faisait des selfies avec des manifestants..........Leur chef derrière était rouge de colère et a fini par faire repartir les quelques CRS qui discutaient vers les véhicules....
Perso , j'ai vu des dizaines de fois des gens de la BAC ou des CRS insulter, narguer, faire des doigts
d'honneur aux manifestants,les provoquer et même jeter des pierres et des canettes sur nous.....J'ai entendu "cassez vous on va vous crever "...
Boulevard du Temple il a été annoncé par les radios que Ramous et Rodriguez avaient été pris à partie , nous
étions juste à côté d'une unité de 40 baceux , ils ont crié un hourra et applaudi....
Cette polémique sur les slogans" suicidez vous" , je ne l' ai pas entendu personnellement étant Nassé Boulevard Voltaire,
Mais si cela a eu lieu , c'est peut-être parce que les forces de l'ordre ont été ultra violentes
envers des manifestants pacifiques.
Quand on voit des manifestants jetés au sol, matraqués, par exemple la BAC
et les voltigeurs poursuivaient les gens même des retraités ou des femmes leur taper sur les rotules pour les faire tomber et les matraquer au sol en leur donnant aussi des coups de pieds..... J'ai vu un homme assommé une fois au sol inconscient,
des policiers lui ont donné des coups de pieds au visage....Une femme traînée par les cheveux......
J'ai participé à divers manif violentes, décembre, 16 mars sur les champs Elysée ,encore Toulouse il y a 15 jours,
mais samedi c'était encore un cran au dessus......
Cette polémique est faite parce que tout doucement certaines unités parmi les forces de l'ordre sont entrain de basculer ....A Toulouse il y a 15 jours une unité de la gendarmerie qui était
avec la Bac a posé les casques laissant les policiers de la BAC pantois.....
Alors sûrement que des gilets Jaunes laissent éclater leur colère dans des propos qui dépassent la pensée....Mais comme toujours c'est la polémique , comme toutes
les autres c'est une guerre médiatique avant tout.....
Ne pas se laisser démotiver par ça , il faut comprendre que nous avons connu le nazisme à une triste époque
et que son petit frère émerge et s'appelle Macronisme ...
J'ai posté sur ma page un maximum de photos et videos ....
Tout est au téléchargement pour tous ...
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