vendredi 26 février 2010

Des années après le monde entier,

Je lis Anna Gavalda.




















"...
On se rappelle aussi que tout ça, cette apparente indifférence, cette discrétion, cette faiblesse aussi, c'est la faute de nos parents.
De leur faute ou grâce à eux.
Parce que ce sont eux qui nous ont appris les livres et la musique. Ce sont eux qui nous ont parlé d'autre chose et qui nous ont forcés à voir autrement. Plus haut, plus loin. Mais ce sont eux aussi qui ont oublié de nous donner la confiance. Ils pensaient que ça viendrait tout seul. Que nous étions un peu doués pour la vie et que les compliments nous gâcheraient l'ego.
Raté.
Ça n'est jamais venu.
Et maintenant nous sommes là. Sublimes toquards. Silencieux face aux excités avec nos coups d'éclat manqués et notre vague envie de vomir.
Trop de crème pâtissière peut-être...
"


[Le personnage principal s'interroge sur l'absence de réaction dont elle fait preuve, comme ses frères et soeur présents, devant un beau-père qui, lors d'un repas familial, bave des propos racistes ignobles.]

Anna Gavalda,
L'échappée belle,
Ed. Le dilettante

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