dimanche 11 novembre 2012

Et,

à propos de Proust, j'ai écouté, sur CD, la première partie (Combray) du premier tome (Du côté de chez Swann) de "A la recherche du temps perdu". J'avais déjà tenté l'aventure il y a longtemps, sans succès. Mais c'est précisément l'intérêt de ces oeuvres enregistrées : permettre d'aborder des titres que pour des raisons diverses, on ne peut pas lire sous une autre forme.
Et j'ai bien aimé. J'ai eu du mal avec l'esprit petit bourgeois qui trempe tout le récit. Cela paraît parfois lourd, trop pesant, ces bienséances conventionnelles à n'en plus finir, mais au bout du compte il y a suffisamment d'humour et de finesse dans l'analyse des situations pour que le contexte des mentalités et des pratiques sociales s'estompent dans un sentiment finalement délicieux. J'ai bien aimé laisser défiler ces tonnes de considérations esthétiques sur la littérature, le théâtre, toutes ces analyses psychologiques très pertinentes, parfois difficiles à saisir du premier coup dans la langue précise et précieuse de Proust. C'est aussi assez drôle parfois, les réactions de la famille du narrateur sont souvent ridicules, et j'ai trouvé la (fausse) naïveté de l'enfant attachante.
C'est dans ce tout début de l'oeuvre qu'on trouve l'épisode de la madeleine.

Je ne suis pas au bout de mes peines, j'ai écouté les 4 premiers disques d'une série de 111... Ce n'était peut-être pas du temps perdu.

Et c'est André Dussollier qui parle. Plus qu'excellent lecteur.




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