dimanche 11 novembre 2018

Penché dans le vent, de Thomas Riedelsheimer

Fascinés par son premier documentaire (Rivers and tides) qui suivait pas à pas Andy Goldsworthy lors de ses créations de plein air, nous sommes partis curieux de voir comment évoluait le travail de ce créateur d'exception de land art. La forme du film est très similaire au premier. Il a intégré près de lui sa fille qui l'assiste, mais surtout, il évolué vers plus d'intériorité au sens matériel du terme. S'il y a encore des phases de travail en plein vent (on le voit couvrir des galets de feuilles d'automne humides, emportées régulièrement par des coups de vent) les constructions sont plus monumentales et ont tendance à créer des creux, quelquefois tout simplement dans un bâtiment dont la pièce intérieure est utilisée comme objet transformé. Ou bien forment des espaces creux diversement ouverts sur l'extérieur. 
S'inscrivant dans la création éphémère, il en vient à considérer qu'un homme évoluant lentement à quatre pattes dans le lacis des branches d'une simple haie est une oeuvre visuelle à part entière. Tout comme la gerbe de couleurs qui sort de la bouche d'un homme recrachant des pétales de fleurs.
Mais pour tout dire, on est restés sur notre faim. Pour qui ne connait pas Goldsworthy, le choix du premier film nous parait plus judicieux.

Donc ceci (qui date de 2004) :





















Plutôt que cela (qui vient de sortir) :


























Et puis comme le premier est disponible sur Dailymotion, pourquoi s'en priver ?








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