mercredi 21 novembre 2018

Des voyageurs à la recherche de douches chaudes...

qui se signalent par le réseau Warmshowers, mettant en lien des cyclistes sur la route en quête d'hébergement. Les membres du réseau peuvent tour à tour être hébergés et hébergeants...


Début octobre, j'étais contacté par Pavel, marcheur tchèque poussant son chariot tricycle, parti de la frontière de son pays avec l'Allemagne, remonté par le sud de l'Allemagne vers l'est de la France, passé à Paris puis descendu plein sud-ouest vers l'Espagne et faisant escale donc chez moi à Périgueux. Drôle de voyageur, curieux équipage. Une bonne soirée en tout cas avec ce zèbre.
Puis il était reparti marchant vers Toulouse et Barcelone, la fin du voyage pour lui.



























Or il y a deux jours, je recevais une demande d'hébergement de deux jeunes chiliens à vélo. C'était OK pour moi, mais ils eurent un problème technique et furent bloqués vers Brantôme. Les gens qui les reçurent ne pouvaient les installer à l'intérieur et leur proposèrent de planter la tente dans le jardin. Une nuit où il fit -2°C ...
Le lendemain j'étais encore dispo, et ils furent accueillis par Felipe un ami et voisin chilien d'origine.

Débarquée en avion en Ecosse, Paulina récupéra deux vélos dans un lieu où il y en avait plein à prendre. Puis, elle prit le train avec ses deux bicycles, pour rejoindre son copain Nicolas (nom de famille Alliende) à Londres. Les vélos n'étant pas équipés pour la rando, ils s'arrangèrent pour se bricoler des sacoches dans des bidons de plastique. Passés sur la continent à partir de Douvres, ils firent escale aux Pays--Bas, en Belgique, puis trouvèrent Paris sur leur chemin vers le sud. Ils filent maintenant vers Toulouse et Barcelone pour prendre un bateau vers le Maroc.
Ces deux-là sont exceptionnels de frugalité. Ils prouvent qu'on peut voyager à très peu de frais.
Ils vivent de récupe, en demandant dans les magasins s'il y a des denrées à jeter. Ils font les poubelles des supermarchés, et cherchent sur les lieux de marché ce qui est invendable. Ils trouvent des hébergements alternatifs dans des squats quand ils sont dans des cités, et sont souvent invités spontanément par des gens de rencontre. Warmshowers aide aussi à se loger sur la route.

Ils prônent la révolution, et ne boivent pas d'alcool car ils sont choqués par ceux qui eux aussi se disent révolutionnaires mais n'ont aucune hygiène de vie et font des excès à tour de bras. Ils y voient (légitimement non ?) une contradiction radicale. Bref des gens passionnants

En discutant, on s'est rendu compte qu'on avait une connaissance commune, un clown de Valparaiso, nom de scène Tuga, qui a gagné le prix du festival off de Mimos, il y a 4 ans. C'est un ami à eux car ils font aussi du spectacle de rue.


























Je les ai envoyés vers Fleurac chez Martine et Pierre...





















Nicolas avec sa magnifique valise à l'ancienne et ses sacoches bidonnantes.





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