samedi 12 janvier 2019

Un peu de soleil dans l'eau froide, de Françoise Sagan

Retour aux valeurs sûres.
Après plusieurs tentatives de lecture de trucs peu passionnants et abandonnés en chemin, se replonger dans la subtile analyse des passions humaines de cette enragée de Sagan.
L'histoire d'un amour passionnel et destructeur, avec une dissymétrie à mon sens bien observée entre l'engagement total et sans concession de la femme amoureuse et l'attitude rapidement distante, analytique et pleine de relativité de l'homme, une fois le couple formé et les premiers feux éteints.

"À Limoges, Nathalie Silvener, une femme mariée, tombe amoureuse de Gilles Lantier, un brillant journaliste parisien dépressif, lui-même en couple avec Héloïse, une top-model."

Allociné (l'histoire a été adaptée à l'écran par Jacques Deray, en 1971) 


"Il sortit avec elle un peu rassuré; une femme qui a lu est moins inquiétante, elle sait vaguement ce qui l'attend- ou ce qui attend l'autre."

Le titre est tiré de ce poème de Paul Eluard :


VIVRE ICI

 

Quand je l’ai vue, je l’ai perdue

La trace d’une hermine sur les vitres givrées.

Une étoile, à peine une étoile, la lumière,

Ses ongles sur le marbre éveillé de la nuit.

 

Je ne parle plus pour personne,

Le jour et la nuit se mêlent si bien dans la chevelure,

Sous mon regard, sous ses cheveux elle se fane,

Être vertueux, c’est être seul.

 

Inconnue, elle était ma forme préférée,

Je n’avais pas le souci d’être un homme,

Et, vain, je m’étonne d’avoir eu à subir

Mon désir comme un peu de soleil dans l’eau froide.









Aucun commentaire:

Publier un commentaire

postiches