l'expérience d'une "vacuité qui remplit".
Dixit O.
http://www.youtube.com/watch?v=dj1qsktU_b4&feature=related
Ne cherchez pas le lien entre la phrase ci-dessus et cette chanson, l'explication se trouve sous des tonnes de sentiments (bonheurs, frustrations...) inexprimables.
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
lundi 14 juin 2010
Teatroloupio,
c'est un festival de théâtre scolaire, animé par l'OCCE 24. Depuis 10 ans, des tas de gamins s'y retrouvent, jouent sur des scènes pro (toutes les grandes salles de Dordogne -sans exception- sont partenaires), échangent sur leurs expériences, construisent une confiance-en-soi indispensable pour vivre heureux...
Un groupe de Ligueux, 14 juin 2010, photo Alain Calandreau
Un groupe de Ligueux, 14 juin 2010, photo Alain Calandreau
Tout le monde veut sa part du ghetto sud-africain
Une réflexion de bon sens, sur rue89.
http://www.rue89.com/rue89-football-club/2010/06/14/tout-le-monde-veut-sa-part-du-ghetto-sud-africain-154793
Florent Malouda prend la pause avec les enfants du towship © AP Photo/Franck Fife
http://www.rue89.com/rue89-football-club/2010/06/14/tout-le-monde-veut-sa-part-du-ghetto-sud-africain-154793
Florent Malouda prend la pause avec les enfants du towship © AP Photo/Franck Fife
dimanche 13 juin 2010
Une magnifique journée de mauvais temps
samedi 12 juin 2010
Quand le collectif "Vélorution 24" occupe le haut du pavé,
avec sa "piétomobile", ça ne passe guère inaperçu.

Et pendant que mon copain O. faisait réfléchir les passants à l'espace qu'occupe une voiture individuelle grâce au cadre de bois qui exige la même place qu'un véhicule de taille moyenne, je réalisais un sondage auprès des badauds.
Que pensez-vous de l'idée de généraliser l'opération "Coeur piéton" à tous les samedis ?
"Coeur piéton" est une opération proposée par la mairie (socialiste) de Périgueux. Cela consiste à interdire la circulation aux voitures individuelles dans trois rues de l'hyper-centre, pour en faire une large zone piétonne (seuls les commerçants du marché et les services d'urgence ont le droit d'y circuler). Problème : cette opération n'a lieu qu'une fois par mois, et comme la municipalité a accepté, sous la pression de quelques commerçants de modifier le calendrier initial (au départ, c'était prévu chaque troisième samedi du mois), on n'y comprend plus rien, et il est impossible aux usagers de se repérer dans ce calendrier aléatoire. D'où l'idée de demander la généralisation de cette opération, ce qui simplifierait tout, et conviendrait à une très grande majorité d'usagers, puisque :
Sur 107 personnes interrogées,
92 (86 %)se sont prononcées pour (dont deux commerçants).
6 (5,6 %) se sont prononcées contre (dont trois commerçants)
9 (8,4 %) sont sans opinion (dont un commerçant)
On remarquera que sur 6 commerçants interrogés, seulement la moitié sont vraiment opposés à l'opération (argument principal "ça fait baisser notre chiffre d'affaire").
Il faut certainement poursuivre cette expérience riche d'enseignements lors des prochains "Coeur piéton".
Vélorution 24 a un blog : http://pxvelorution.over-blog.fr/
Et pendant que mon copain O. faisait réfléchir les passants à l'espace qu'occupe une voiture individuelle grâce au cadre de bois qui exige la même place qu'un véhicule de taille moyenne, je réalisais un sondage auprès des badauds.
Que pensez-vous de l'idée de généraliser l'opération "Coeur piéton" à tous les samedis ?
"Coeur piéton" est une opération proposée par la mairie (socialiste) de Périgueux. Cela consiste à interdire la circulation aux voitures individuelles dans trois rues de l'hyper-centre, pour en faire une large zone piétonne (seuls les commerçants du marché et les services d'urgence ont le droit d'y circuler). Problème : cette opération n'a lieu qu'une fois par mois, et comme la municipalité a accepté, sous la pression de quelques commerçants de modifier le calendrier initial (au départ, c'était prévu chaque troisième samedi du mois), on n'y comprend plus rien, et il est impossible aux usagers de se repérer dans ce calendrier aléatoire. D'où l'idée de demander la généralisation de cette opération, ce qui simplifierait tout, et conviendrait à une très grande majorité d'usagers, puisque :
Sur 107 personnes interrogées,
92 (86 %)se sont prononcées pour (dont deux commerçants).
6 (5,6 %) se sont prononcées contre (dont trois commerçants)
9 (8,4 %) sont sans opinion (dont un commerçant)
On remarquera que sur 6 commerçants interrogés, seulement la moitié sont vraiment opposés à l'opération (argument principal "ça fait baisser notre chiffre d'affaire").
Il faut certainement poursuivre cette expérience riche d'enseignements lors des prochains "Coeur piéton".
Vélorution 24 a un blog : http://pxvelorution.over-blog.fr/
Guéri !
Bon ça y est, je suis guéri. Je sais que je suis guéri, je le sens.
Mais de quoi ?
Si le soleil se montre aujourd'hui, peut-être l'apprendrai-je ?
"Mammoth bluffs", Jeremy Lipking
http://www.lipking.com/gallery_Paintings_Room_2.htm
Mais de quoi ?
Si le soleil se montre aujourd'hui, peut-être l'apprendrai-je ?
"Mammoth bluffs", Jeremy Lipking
http://www.lipking.com/gallery_Paintings_Room_2.htm
vendredi 11 juin 2010
N'importe quoi
J'épluchais les poivrons grillés. Découpés en lanières, je les allongeais dans l'huile d'olive. Mes parents n'allaient pas tarder. Par la fenêtre ouverte, je voyais de grosses gouttes de pluie en traverser le cadre pour s'écraser sur la rue. Encore une averse redoutable. J'avais mis une des compilations de Leah, du rock canadien. J'écartais les graines de poivron sur le bord du plat.
Que venait faire le bonheur à ce moment de ma vie ?
Que venait faire le bonheur à ce moment de ma vie ?
Un film si magnifique
jeudi 10 juin 2010
mercredi 9 juin 2010
Nocturne
Il pleut dans sa nuit
Et voilà
Fallait s'y attendre
Son âme est détrempée
Le bruit doux de la pluie
Est d'un mortel ennui
Qui va là ?
Personne hélas !
De ces nuits si tendres
Il n'est rien resté
Que deux silhouettes en creux
En ce froid matelas
Seul,
Il veille
Sur les bruits de la nuit
Et guette
Sans plaisir
Le retour d'une aurore
Grise encore
Peinture : Guy OBERSON, "Après une nuit de pluie, 2"
Et voilà
Fallait s'y attendre
Son âme est détrempée
Le bruit doux de la pluie
Est d'un mortel ennui
Qui va là ?
Personne hélas !
De ces nuits si tendres
Il n'est rien resté
Que deux silhouettes en creux
En ce froid matelas
Seul,
Il veille
Sur les bruits de la nuit
Et guette
Sans plaisir
Le retour d'une aurore
Grise encore
Peinture : Guy OBERSON, "Après une nuit de pluie, 2"
lundi 7 juin 2010
Quand le côté obscur de la force esprime.
L'automne dernier, j'étais dans la lecture de "l'animale" de Rachilde, lecture marquante, et j'avais presque fini le roman. La chatte de la maison venait d'avoir des petits. Un matin, elle vint me chercher comme elle sait faire, pour me demander quelque chose. En principe, c'est à bouffer des croquettes pourries, mais ce matin-là, elle était servie. Je cherchai donc ce qu'elle voulait me dire, et je regardai partout dans la pièce où étaient les petits. Je me baissai pour regarder sous un lit. C'est le moment que choisit la chatte pour me sauter dessus toutes griffes dehors et me les planter dans le crâne. Elle avait peur que je fasse du mal à ses petits. Avec un peu de malchance, elle pouvait m'abîmer les yeux que j'ai. J'ai compris ensuite ce qui n'allait pas. Les petits étaient tombés entre un canapé et le mur et la chatte ne pouvait pas les sortir. Le soir même, je lisais le dernier chapitre du roman. Seuls ceux qui liront ce bouquin comprendront à quel point cet événement m'a curieusement marqué.
Ce matin, je cherchais des infos et des photos sur Rachilde en voguant sur le net. Plus tard, j'envoyai un commentaire sur un blog, et pour le valider, je dus retaper un code aléatoire de 7 lettres. Apparut alors le code "achilde". Des forts en probabilités peuvent-ils dire combien de chances il y avait que le nom de l'auteur sur lequel je venais de me renseigner tombe -presque complet- en combinaison fortuite ?
Mais en y repensant, je me dis aussi qu'il est bien possible que l'ordi choisisse des mots de passe dans l'environnement informatique proche.
Pourtant, il me plaît bien de penser que le souvenir d'une jeune fille malheureuse qui vécut en bas de chez moi m'envoie des signaux d'amitié...
Ce matin, je cherchais des infos et des photos sur Rachilde en voguant sur le net. Plus tard, j'envoyai un commentaire sur un blog, et pour le valider, je dus retaper un code aléatoire de 7 lettres. Apparut alors le code "achilde". Des forts en probabilités peuvent-ils dire combien de chances il y avait que le nom de l'auteur sur lequel je venais de me renseigner tombe -presque complet- en combinaison fortuite ?
Mais en y repensant, je me dis aussi qu'il est bien possible que l'ordi choisisse des mots de passe dans l'environnement informatique proche.
Pourtant, il me plaît bien de penser que le souvenir d'une jeune fille malheureuse qui vécut en bas de chez moi m'envoie des signaux d'amitié...
Encore un truc qui nous rajeunit pas...
... mais personnellement, j'aime bien fouiller dans les archives.
Electric Light Orchestra balayait un spectre musical assez large, à la fin des 70's et dans les années 80. Du pire "disco" de l'époque jusqu'au meilleur rock. Le tout avec un accompagnement de cordes classiques qui faisait l'originalité du groupe.
J'adore ça par exemple :
http://www.youtube.com/watch?v=98P-gu_vMRc&feature=related
Electric Light Orchestra balayait un spectre musical assez large, à la fin des 70's et dans les années 80. Du pire "disco" de l'époque jusqu'au meilleur rock. Le tout avec un accompagnement de cordes classiques qui faisait l'originalité du groupe.
J'adore ça par exemple :
http://www.youtube.com/watch?v=98P-gu_vMRc&feature=related
J'ai découvert Rachilde par hasard.
En empruntant un roman enregistré à la BM de Périgueux. "La tour d'amour", récit proche du fantastique, qui raconte l'histoire d'un jeune type, à la fin du XIXème, qui trouve facilement un emploi de gardien de phare, et qui ne comprend pas bien pourquoi il a été pris si rapidement... Cette lecture (audition) fut une bonne surprise. C'est très recommandable. C'est un des 60 romans de Rachilde qui est réédité aujourd'hui. Puis, me renseignant sur cette femme que je ne connaissais pas, je découvris qu'elle avait passé son enfance à moins d'un km de mon domicile actuel, je passe devant la maison (Le Cros) chaque fois que je vais à Périgueux. Il semble que la jeune fille n'ait pas vécu une enfance très heureuse en Dordogne, entre une mère dépressive et un père qui ne l'a jamais vraiment acceptée, attendant un garçon au sortir du ventre d'icelle (faut-i être con !*). Bref. Dès qu'elle put (à 18 ans), elle se sauva à la capitale où son caractère affirmé et son écriture singulière firent merveille. Elle intégra le microcosme des lettrés, au point de tenir un salon où vinrent nombre d'auteurs encore célèbres aujourd'hui **. Elle épousa Alfred Valette, fondateur et directeur des éditions "Le Mercure de France". Son premier roman à succès, qu'elle écrivit à 20 ans, "Monsieur Vénus" lui colla une réputation sulfureuse, tout comme son habitude de s'habiller "à la garçonne" (à l'époque, les femmes devaient demander l'autorisation à la préfecture pour porter un pantalon...). Ensuite j'ai lu "l'animale", un curieux récit qui évoque l'histoire d'une nana qui, déçue par la province et un amour qu'elle y a vécu, décide de tenter sa chance à la capitale. Elle y exploite ses charmes et son destin se termine tragiquement dans une relation bizarre avec un chat... En ce moment, je lis "la jongleuse".
Elle vécut 93 ans (1860-1953) et mourut oubliée de tous.
Aujourd'hui, la maison bourgeoise ressemble à ça.

* Il était militaire de carrière...
** Je ne sais pas si ça vous fait pareil, mais quand on cite des auteurs de temps révolus ayant fréquenté telle ou telle personnalité, on tombe sur des gens certainement respectables, mais sur lesquels le temps a tiré une couverture d'oubli plus ou moins épaisse... Mais très souvent, ça tient plus du blinis que de la crêpe bretonne... Enfin, je parle pour moi, bien sûr.
Ce n'est précisément pas le cas de Rachilde, qui fréquenta
Jules Renard, Maurice Barrès, Pierre Louÿs, Émile Verhaeren, Paul Verlaine, Jean Moréas, Paul et Victor Margueritte, Francis Carco, André Gide, Catulle Mendès, Léo Dorfer (Marius Pouget), Natalie Clifford Barney, Henry Bataille, Guillaume Apollinaire, Alfred Jarry, Léon Bloy, Remy de Gourmont, Joris-Karl Huysmans, l'astronome Camille Flammarion, Stéphane Mallarmé, Henry Gauthier-Villars dit « Willy », Jean Lorrain, Laurent Tailhade, Paul Léautaud et Oscar Wilde. (extrait de l'article Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachilde)
Elle vécut 93 ans (1860-1953) et mourut oubliée de tous.
Aujourd'hui, la maison bourgeoise ressemble à ça.
* Il était militaire de carrière...
** Je ne sais pas si ça vous fait pareil, mais quand on cite des auteurs de temps révolus ayant fréquenté telle ou telle personnalité, on tombe sur des gens certainement respectables, mais sur lesquels le temps a tiré une couverture d'oubli plus ou moins épaisse... Mais très souvent, ça tient plus du blinis que de la crêpe bretonne... Enfin, je parle pour moi, bien sûr.
Ce n'est précisément pas le cas de Rachilde, qui fréquenta
Jules Renard, Maurice Barrès, Pierre Louÿs, Émile Verhaeren, Paul Verlaine, Jean Moréas, Paul et Victor Margueritte, Francis Carco, André Gide, Catulle Mendès, Léo Dorfer (Marius Pouget), Natalie Clifford Barney, Henry Bataille, Guillaume Apollinaire, Alfred Jarry, Léon Bloy, Remy de Gourmont, Joris-Karl Huysmans, l'astronome Camille Flammarion, Stéphane Mallarmé, Henry Gauthier-Villars dit « Willy », Jean Lorrain, Laurent Tailhade, Paul Léautaud et Oscar Wilde. (extrait de l'article Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachilde)
dimanche 6 juin 2010
Cette petite fille
photographiée (avec autorisation) samedi 5 juin, sur l'esplanade du théâtre à Périgueux, vient nous rappeler qu'un peuple est maintenu dans la grande misère par une armée d'occupation, et obligé de vivre au milieu des ruines et des destructions qu'elle a causées (le commerce du ciment est interdit en terre palestinienne).

L'orchis bouc
a deux caractéristiques rappelant l'animal. D'abord, le lobe central du labelle est long, en forme de lanière, torsadé et rappelle les cornes de certaines espèces de bouc.
Mais curieusement, il y a aussi l'odeur.
Photo Chateau l'Eveque (24), 6 juin 2010
Mais curieusement, il y a aussi l'odeur.
Photo Chateau l'Eveque (24), 6 juin 2010
La fête
Il y a longtemps
Si longtemps
Du temps que je volais
Sur les ailes
De ma prime jeunesse
J'observais
Songeur
Les cheveux bouclés
Des filles
Et j'étais heureux
Comme un lampion
Allumé de l'intérieur
Un soir de 14 juillet
Crédit photo : cliquer sur le titre.
Si longtemps
Du temps que je volais
Sur les ailes
De ma prime jeunesse
J'observais
Songeur
Les cheveux bouclés
Des filles
Et j'étais heureux
Comme un lampion
Allumé de l'intérieur
Un soir de 14 juillet
Crédit photo : cliquer sur le titre.
Oui ?
Il y a dans les "sentiers épars" des trésors -pas trop- cachés.
http://mlledenfert.blogspot.com/2010/05/hotel-dandy.html
http://mlledenfert.blogspot.com/2010/05/hotel-dandy.html
Eblouissement
Dites moi
Que je suis libre.
Dites le moi fort
Que je puisse dormir
Au sortir de ce tunnel
Où il fut si naturel
De se laisser vivre
Les yeux ivres de lumière
Que vais-je donc faire
De toute cette beauté
Mais dites moi fort
Que je m'avance
Vers la liberté
Que je puisse dormir
Que je suis libre.
Dites le moi fort
Que je puisse dormir
Au sortir de ce tunnel
Où il fut si naturel
De se laisser vivre
Les yeux ivres de lumière
Que vais-je donc faire
De toute cette beauté
Mais dites moi fort
Que je m'avance
Vers la liberté
Que je puisse dormir
samedi 5 juin 2010
Minéral désir
Angulaire de tes désirs
Elle pose là ses petits grains
Tout en friable beauté
Sur les lèvres du temps qui se délite
Elle attend
Toute enveloppée
D'immobilité
Elle pose question
Car sans prétendre penser
Elle veut être
Elle te parle et concentre
Par son insupportable
Irritante exaspérante
Sérénité
Tes animales angoisses
De bête traquée
Qui languit de n'être pas
Figée
Grain de quartz
Caché
Au coeur
De la petite pierre
Elle pose là ses petits grains
Tout en friable beauté
Sur les lèvres du temps qui se délite
Elle attend
Toute enveloppée
D'immobilité
Elle pose question
Car sans prétendre penser
Elle veut être
Elle te parle et concentre
Par son insupportable
Irritante exaspérante
Sérénité
Tes animales angoisses
De bête traquée
Qui languit de n'être pas
Figée
Grain de quartz
Caché
Au coeur
De la petite pierre
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