mercredi 22 juin 2016

The neon demon

Un objet étrange, fascinant et dérangeant.
On est dans le monde de la mode, à Los Angeles, et on devine par l'atmosphère oppressante dès les premières scènes qu'on va vivre un drame.
Le plus marquant, c'est l'univers graphique de ce film : tout y est clinquant, brillant, glacé, aseptisé. C'est le royaume de la futilité et du paraître. Il y a quelque chose de parfait dans ces couleurs flashy, sur musiques électro lancinantes.
L'histoire est atroce, l'ingénu petit chaperon rouge, débarqué tout frais naïf de sa cambrousse, va se faire bouffer par les loups. Elle est complexe aussi, car sans être très profonde, ni énigmatique, les transpositions et les flash-backs donnent de l'épaisseur et de l'intérêt à ce récit.
Je ne suis donc pas d'accord du tout avec les critiques du "Masque et la plume", qui ont à l'unanimité rejeté ce film. L'idée que le réalisateur (Nicolas Winding Refn) utilise un univers (celui de la pub) qu'il veut dénoncer est idiote. Au contraire, à mon avis, cela donne une force dingue au film.
Je n'ai pas aimé non plus l'argument qui consiste à pointer une forme de machisme dans cette histoire, parce que ce sont des filles qui oppriment des filles, mais si cela est la réalité, parfois (et on peut être sûr que cela arrive dans la vraie vie), doit-on s'empêcher de le montrer pour complaire à une idéologie dominante ?

Bref, allez voir ça pour vous faire votre propre idée, mais attention, n'emmenez pas les enfants, ça sanguinole grave, les barbares sont de sortie !








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