Presser les bubons de la futilité jusqu'à ce qu'ils explosent à la gueule des badauds qui passaient là
Traquer les points gris de l'ennui qui s'entassent devant nos yeux quand les paupières tombent à demi, les flinguer sans pitié
Précéder les regards envieux en sortant les serpillères avant que tout cela ne coule en un jus scrofuleux
Tapisser son intérieur de bâton de TNT réagissant au moindre soupçon de faiblesse devant l'autorité imbécile
Déplier les pailles qui vont en tous sens chercher le bon air vivifiant de l'étranger
Respirer si fort pour se sentir seul au milieu de tous
Griffer le ciel à coups de sabre, qu'en tombent les lambeaux des vieilles modes sans cesse reprisées
Faire fondre les plombs de la stupidité, d'un regard doux qui ne cille pas
Laisser son coeur sortir les armes au moment de rejoindre le nid douillet
Faire table rase des neuf précédents dans le bleu gris laiteux où l'on sent que là-haut, les flocons sont déjà en chemin, et laisser advenir
un monde nouveau
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
dimanche 20 novembre 2011
samedi 19 novembre 2011
De la persistance des choses du passé
"... il y a des choses qui partent, il y a des choses qui restent. Avant, je pensais souvent que c'était ma mémoire. Tu sais. Il y a des choses qu'on oublie. D'autres qu'on n'oublie jamais. Mais ça ne se passe pas comme ça. Les lieux, les lieux sont toujours là, eux. Si une maison brûle, elle disparaît, mais l'endroit - son image - demeure, et pas seulement dans ma mémoire, mais là, dehors, dans le monde. Ce dont je me souviens, c'est une image qui flottait là, dehors, à l'extérieur de ma tête.Tu comprends, même si je n'y pense pas, même si je meurs, l'image de ce que j'ai fait, ou su, ou vu, sera toujours là dehors. Juste à l'endroit où ça s'est passé."
Toni Morrison, "Beloved", chapitre 3.
Traduction Hortense Chabrier et Sylviane Rué
Ed. Christian Bourgeois
Toni Morrison, "Beloved", chapitre 3.
Traduction Hortense Chabrier et Sylviane Rué
Ed. Christian Bourgeois
jeudi 17 novembre 2011
Il faut cesser d'appeler le chien de Béa "Kiki" !
D'abord, il s'appelle Goa, ensuite, c'est pas parce qu'il essaie d'engrosser les coussins en velours noir du bord de la cheminée qu'il faut se moquer ! Tout le monde peut se tromper !
mercredi 16 novembre 2011
Et puis Dennis Lehane
rederechef.
il est toujours aussi passionnant. Il y a une espèce de profondeur dans sa façon d'écrire, un parfum d'authenticité ou je ne sais quoi qui rend savoureux sa lecture. Pourtant, on n'y retrouve pas les portraits si précis dans les images, les métaphores, les comparaisons qui rendent les personnages si vrais (comme dans "Shutter Island", ou "Un dernier verre avant la guerre".
Mais c'est quand même très, très agréable...
il est toujours aussi passionnant. Il y a une espèce de profondeur dans sa façon d'écrire, un parfum d'authenticité ou je ne sais quoi qui rend savoureux sa lecture. Pourtant, on n'y retrouve pas les portraits si précis dans les images, les métaphores, les comparaisons qui rendent les personnages si vrais (comme dans "Shutter Island", ou "Un dernier verre avant la guerre".
Mais c'est quand même très, très agréable...
J'ai mis le temps,
mais j'en avais deux sur le feu, que j'ai finis ensemble.
Murakami, derechef, avec cette nouveauté de la rentrée de septembre, qui est un gros succès de librairie. A Lyon, j'avais surpris un propos de libraire se plaignant de n'avoir eu que quelques exemplaires, partis très vite, et attendant une réimpression.
C'est chouette, c'est du Murakami en plein, avec ses artifices tirés d'un fantastique "léger", les espaces temps qui se détraquent, deux personnages étonnants, Tengo, le romancier en attente de publication, et Aonamé la prof d'arts martiaux tueuse professionnelle. Un roman "qui oscille savament entre profondeur et futilité", comme on peut lire sous des plumes critiques. Le problème c'est que les deux destins ne se sont pas encore vraiment croisés à la fin de cet opus I. Je crois que je vais attendre la parution en poche, le retour du soleil, des jolies filles sur les plages de Vendée, pour savoir ce que la secte des Précurseurs inflige à ses enfants traumatisés, et comment la jolie tueuse les infiltrera.
Je verrai ça dans l'ombre d'un parasol, avec seulement les pieds au soleil .
Murakami, derechef, avec cette nouveauté de la rentrée de septembre, qui est un gros succès de librairie. A Lyon, j'avais surpris un propos de libraire se plaignant de n'avoir eu que quelques exemplaires, partis très vite, et attendant une réimpression.
C'est chouette, c'est du Murakami en plein, avec ses artifices tirés d'un fantastique "léger", les espaces temps qui se détraquent, deux personnages étonnants, Tengo, le romancier en attente de publication, et Aonamé la prof d'arts martiaux tueuse professionnelle. Un roman "qui oscille savament entre profondeur et futilité", comme on peut lire sous des plumes critiques. Le problème c'est que les deux destins ne se sont pas encore vraiment croisés à la fin de cet opus I. Je crois que je vais attendre la parution en poche, le retour du soleil, des jolies filles sur les plages de Vendée, pour savoir ce que la secte des Précurseurs inflige à ses enfants traumatisés, et comment la jolie tueuse les infiltrera.
Je verrai ça dans l'ombre d'un parasol, avec seulement les pieds au soleil .
dimanche 6 novembre 2011
Une tribune anti-blog...
... par un blogueur que j'apprécie (référencé ici même).
http://francois-matton.over-blog.com/article-degout-des-blogs-87974777.html
Pourtant je ne partage pas cet avis. La seule bonne raison qui légitime qu'on propose des trucs à faire lire aux copains sur un blog, c'est d'en avoir envie. Après, personne n'est tenu d'y venir. Et pour moi, le fait d'être de temps en temps encouragé à poursuivre, par des personnes que parfois je ne connais pas suffit à mon bonheur. Et quand je n'ai plus de goût pour ça, je laisse passer du temps. Peut-être que ce blog s'éteindra de lui-même, en s'effilochant de loin en loin, mais pour l'instant, je trouve encore que c'est un superbe outil.
Ceci dit, sur le fait que le phénomène "blog" soit en perte de vitesse, c'est une évidence, la mode en est déjà passée. Peut-être une raison de plus pour s'y sentir au chaud.
http://francois-matton.over-blog.com/article-degout-des-blogs-87974777.html
Pourtant je ne partage pas cet avis. La seule bonne raison qui légitime qu'on propose des trucs à faire lire aux copains sur un blog, c'est d'en avoir envie. Après, personne n'est tenu d'y venir. Et pour moi, le fait d'être de temps en temps encouragé à poursuivre, par des personnes que parfois je ne connais pas suffit à mon bonheur. Et quand je n'ai plus de goût pour ça, je laisse passer du temps. Peut-être que ce blog s'éteindra de lui-même, en s'effilochant de loin en loin, mais pour l'instant, je trouve encore que c'est un superbe outil.
Ceci dit, sur le fait que le phénomène "blog" soit en perte de vitesse, c'est une évidence, la mode en est déjà passée. Peut-être une raison de plus pour s'y sentir au chaud.
Ressusciter le passé au cinéma,
c'est jamais de la tarte, et plus on s'éloigne dans le temps, plus le pari est compliqué. Ce qui pose le plus de problèmes, c'est l'évocation des mentalités individuelles et collectives, et le climat social, qui est une donnée souvent oubliée même des historiens. Je crains personnellement beaucoup les reconstitutions du Moyen-âge, parce qu'on en a tant vu et lu de tentatives d'évocations qu'on croit le connaître.
De même, quand on essaie de planter les décors de la France de 1913, il n'est pas facile de faire sentir le climat délétère qui faisait que la grande majorité des gens était passée dans le parti de la guerre, par l'action des journaux et de l'opinion qui s'entretient et s'enfle d'elle-même.
Peut-être plus tard essaiera t-on de montrer notre époque, en espérant qu'il sera possible de faire comprendre pourquoi, par l'action puissante d'une pensée unique portée par les médias, l'opinion est découragée de se rebiffer, et persuadée que l'on ne peut que soutenir les systèmes financiers et bancaires en faisant supporter tous les efforts par les populations déjà les plus fragiles...qu'il n'y a aucune autre solution...
Bref, cette introduction pour dire qu'on est allé voir ce film, qu'on a beaucoup aimé, mais que faire revivre le passé proche a aussi ses difficultés, lorsque le public a lui-même connu les milieux et l'époque choisis.
On s'est donc amusé à chercher les légers décalages, les petites incohérences anachroniques du film, planté dans la campagne près de St Malo l'été de 1979. C'est surtout dans la liberté de ton des adultes, sur l'évocation par les personnages de leur sexualité, par exemple, que l'on a pensé qu'il y avait un peu de transposition de notre société, trente ans en arrière. Mais ça peut se discuter. Peut-être y avait-il des familles où la parole était moins retenue par la pudeur et les contraintes religieuses...
Sur la forme, Julie Delpy filme de très près, fait des portraits en gros plans prolongés, ce qui est un risque à prendre, si les acteurs ne sont pas bien dans leur rôle.
Mais nous, on les a bien aimés.
De même, quand on essaie de planter les décors de la France de 1913, il n'est pas facile de faire sentir le climat délétère qui faisait que la grande majorité des gens était passée dans le parti de la guerre, par l'action des journaux et de l'opinion qui s'entretient et s'enfle d'elle-même.
Peut-être plus tard essaiera t-on de montrer notre époque, en espérant qu'il sera possible de faire comprendre pourquoi, par l'action puissante d'une pensée unique portée par les médias, l'opinion est découragée de se rebiffer, et persuadée que l'on ne peut que soutenir les systèmes financiers et bancaires en faisant supporter tous les efforts par les populations déjà les plus fragiles...qu'il n'y a aucune autre solution...
Bref, cette introduction pour dire qu'on est allé voir ce film, qu'on a beaucoup aimé, mais que faire revivre le passé proche a aussi ses difficultés, lorsque le public a lui-même connu les milieux et l'époque choisis.
On s'est donc amusé à chercher les légers décalages, les petites incohérences anachroniques du film, planté dans la campagne près de St Malo l'été de 1979. C'est surtout dans la liberté de ton des adultes, sur l'évocation par les personnages de leur sexualité, par exemple, que l'on a pensé qu'il y avait un peu de transposition de notre société, trente ans en arrière. Mais ça peut se discuter. Peut-être y avait-il des familles où la parole était moins retenue par la pudeur et les contraintes religieuses...
Sur la forme, Julie Delpy filme de très près, fait des portraits en gros plans prolongés, ce qui est un risque à prendre, si les acteurs ne sont pas bien dans leur rôle.
Mais nous, on les a bien aimés.
De passage dans le sud-Vendée, on a trouvé sur une plage ce caillou,
une espèce de marne compactée, pas très dure, et percée de trous très réguliers, permettant de faire un joli porte-crayons, pour peu qu'on tienne à le réutiliser de façon ridicule, comme une bouteille en pied de lampe.
Restait à savoir quoi qui creusait comme un fou des forages aussi réguliers.
J'ai trouvé, ça s'appelle la datte de mer, ou pholade, c'est une espèce de moule brun clair, qui réussit à dissoudre la roche en excrétant un liquide très acide. Elle crée ainsi son habitat. Faut le faire. C'est pas une moule toute bête, avec son bismuth à la noix, qui peut rivaliser. Patelle*, les gars !
*Chapeau !, en mollusque.
Restait à savoir quoi qui creusait comme un fou des forages aussi réguliers.
J'ai trouvé, ça s'appelle la datte de mer, ou pholade, c'est une espèce de moule brun clair, qui réussit à dissoudre la roche en excrétant un liquide très acide. Elle crée ainsi son habitat. Faut le faire. C'est pas une moule toute bête, avec son bismuth à la noix, qui peut rivaliser. Patelle*, les gars !
*Chapeau !, en mollusque.
samedi 5 novembre 2011
Ah oui, je voulais te dire,
il reste forcément quelque part une trace précise de tout ce que tu as fait sur cette terre.
lundi 24 octobre 2011
Geocaching, première !
L'activité consiste à trouver des objets disséminés dans la nature par de facétieux schtroumpfs qui font rien qu'à imaginer des jeux de pistes pour des internautes complices et joueurs également. Il suffit de s'inscire sur le site (c'est anglo-saxon, donc pas mal en anglais, mais pas trop compliqué)
http://www.geocaching.com/
Ensuite on peut être seulement trouveur, cacheur, ou les deux bien sûr. L'idée est de se débrouiller avec quelques indications topographiques pour trouver un objet (généralement une boîte plastique hermétique) dans laquelle se trouvent un ou plusieurs objets. On trouve les indications sur le site internet, on s'y rend et une fois l'objet trouvé, on signale son passage dans un carnet de la boîte, puis de retour à la maison, on l'indique sur la page créée par le créateur de la cache.
On a testé, on a choisi l'objet le plus proche de la ville de Périgueux, le gué de Campniac. On s'est débrouillé sans GPS et on a trouvé l'objet avec de la chance, car il y avait une étape préalable (un "hint" en anglais = un indice) qu'on n'a jamais pu trouver en revanche.
On a écrit notre passage sur le carnet (à disposition dans la boîte) et on a remplacé un échantillon de parfum par une coloquinte qu'on avait apportée exprès.
Ce fut donc un essai réussi, même si l'un des intérêts de ce petit jeu est aussi de découvrir de nouveaux lieux étonnants. Là, on était en terrain connu, mais on va aller traîner dans les bois, les champs, et les villages qu'on ignore encore...
http://www.geocaching.com/
Ensuite on peut être seulement trouveur, cacheur, ou les deux bien sûr. L'idée est de se débrouiller avec quelques indications topographiques pour trouver un objet (généralement une boîte plastique hermétique) dans laquelle se trouvent un ou plusieurs objets. On trouve les indications sur le site internet, on s'y rend et une fois l'objet trouvé, on signale son passage dans un carnet de la boîte, puis de retour à la maison, on l'indique sur la page créée par le créateur de la cache.
On a testé, on a choisi l'objet le plus proche de la ville de Périgueux, le gué de Campniac. On s'est débrouillé sans GPS et on a trouvé l'objet avec de la chance, car il y avait une étape préalable (un "hint" en anglais = un indice) qu'on n'a jamais pu trouver en revanche.
On a écrit notre passage sur le carnet (à disposition dans la boîte) et on a remplacé un échantillon de parfum par une coloquinte qu'on avait apportée exprès.
Ce fut donc un essai réussi, même si l'un des intérêts de ce petit jeu est aussi de découvrir de nouveaux lieux étonnants. Là, on était en terrain connu, mais on va aller traîner dans les bois, les champs, et les villages qu'on ignore encore...
dimanche 16 octobre 2011
A Périgueux, ces jours-ci,
est présentée en deux parties (une à la galerie l'App'art, l'autre aux Archives Départementales de Dordogne) une expo d'oeuvres de l'artiste parisien Marc GIAI-MINIET.
Il y a trois types de réalisations : des tableaux peints avec des incrustations d'objets parfois, des espèces de boîtes maquettes présentant au premier abord des appartements déserts et des nains de jardins portant des masques à gaz. La femme de ce gars s'amuse à prendre des photos de ces boîtes et en fait des recompositions étonnantes, à peu près du même format que les boîtes elles-mêmes.
Ces deux tableaux sont des grands formats (J'ai recadré, il manque les bords) :
Le nain exposé à la galerie "l'App'art"
Et les fameuses boîtes, d'assez grande taille (les plus grandes font 150 cm x 120 cm) et ressemblant au premier abord à des maisons de poupée. Sauf qu'à y regarder de près, on y a une vision beaucoup moins drôle que l'univers des Barbies...
A chaque fois, un étage supérieur qui ressemble à un appartement, et des rayons de bibliothèque. A partir de cet étage, un système d'aspiration des livres, qui sont soit broyés, soit dirigés en sous-sol vers des fours. Dans tous les cas, ça se termine par un tas de cendres, qui sont évacuées soit par bateau (ou des sous-marins), soit sur des petits chariots...
Dans certains de ces montages, l'allusion à un système totalitaire (qui broie les hommes et leur mémoire) est plus explicite, avec des morceaux d'os humains, des paquets ressemblant à des momies fraichement emballées, des laboratoires d'expériences qu'on devine atroces...
Il y a trois types de réalisations : des tableaux peints avec des incrustations d'objets parfois, des espèces de boîtes maquettes présentant au premier abord des appartements déserts et des nains de jardins portant des masques à gaz. La femme de ce gars s'amuse à prendre des photos de ces boîtes et en fait des recompositions étonnantes, à peu près du même format que les boîtes elles-mêmes.
Ces deux tableaux sont des grands formats (J'ai recadré, il manque les bords) :
Le nain exposé à la galerie "l'App'art"
Et les fameuses boîtes, d'assez grande taille (les plus grandes font 150 cm x 120 cm) et ressemblant au premier abord à des maisons de poupée. Sauf qu'à y regarder de près, on y a une vision beaucoup moins drôle que l'univers des Barbies...
A chaque fois, un étage supérieur qui ressemble à un appartement, et des rayons de bibliothèque. A partir de cet étage, un système d'aspiration des livres, qui sont soit broyés, soit dirigés en sous-sol vers des fours. Dans tous les cas, ça se termine par un tas de cendres, qui sont évacuées soit par bateau (ou des sous-marins), soit sur des petits chariots...
Dans certains de ces montages, l'allusion à un système totalitaire (qui broie les hommes et leur mémoire) est plus explicite, avec des morceaux d'os humains, des paquets ressemblant à des momies fraichement emballées, des laboratoires d'expériences qu'on devine atroces...
Ce n'est donc pas franchement gai, mais c'est très étonnant, il y a un nombre de détails incroyable, et c'est une façon d'évoquer la barbarie humaine de façon à la fois détournée et directe. On a l'impression parfois d'être dans l'atelier du docteur Mengele. Le décalage entre le calme apparent de ces appartements déserts et la folie de ceux qui les occupe donne à réfléchir.
Jusqu'au samedi 22 octobre.
samedi 15 octobre 2011
Davodeau, un auteur de BD angevin
Il y a des tas de jours avec des nuits aussi, j'avais bien aimé lire ça :
un genre de biographie des parents de l'auteur, militants à la JOC dans le Maine-et-Loire. C'est très réaliste, très humain, une forme d'écriture historique sympa.
Un autre de ses bouquins qui avait été remarqué à sa sortie, en 2000, c'est :
Dans la rubrique "BD reportage".
Un article chouette sur ce bouquin, qui donne envie de le lire :
Là.
Récemment, j'ai entendu sur France Culture parler de la sortie imminente de ça :
l'histoire d'une rencontre avec un vigneron angevin, annoncé comme aussi réussi que "les mauvaises gens".
Davodeau a une oeuvre déjà conséquente, ma foi...
Son site, là
un genre de biographie des parents de l'auteur, militants à la JOC dans le Maine-et-Loire. C'est très réaliste, très humain, une forme d'écriture historique sympa.
Un autre de ses bouquins qui avait été remarqué à sa sortie, en 2000, c'est :
Dans la rubrique "BD reportage".
Un article chouette sur ce bouquin, qui donne envie de le lire :
Là.
Récemment, j'ai entendu sur France Culture parler de la sortie imminente de ça :
l'histoire d'une rencontre avec un vigneron angevin, annoncé comme aussi réussi que "les mauvaises gens".
Davodeau a une oeuvre déjà conséquente, ma foi...
Son site, là
mercredi 12 octobre 2011
Dans un supplément "Sciences et techno" du Monde du samedi 8 octobre 2011
on lit en titre "la télévision nuit gravement à la santé". On s'en doutait. On n'allait pas jusqu'à imaginer cependant qu'elle attaquait l'espérance de vie.
Or parmi tous les effets constatés (obésité, violence, hyperactivité, retard scolaire...), une étude australienne indique que "regarder la télévision 3 heures par jour pendant 20 ans ampute en moyenne l'espérance de vie d'une année".
L'enjeu de santé publique est énorme, mais les questions financières, le poids des lobbies, la question du contrôle de l'opinion, font qu'on en entend peu parler.
Chaque heure quotidienne de télévision entre 40 et 59 ans augmente de 30 % la probabilité de développer la maladie d'Alzheimer.
Contrairement à beaucoup d'idée reçues sur "l'ouverture culturelle, artistique, créatrice" de la télévision, on constate que les enfants téléphages développent moins de qualités créatives que les enfants non consommateurs.
C'est vrai dans la durée, mais également de façon immédiate. Par exemple, le fait pour des enfants de visionner un dessin animé juste avant d'être sollicité pour un travail d'adresse et de logique est nuisible à leur réussite sur ce test.
La comparaison de dessins d'enfants soumis ou non aux flux cathodiques est parlante :
Pour ce qui est de la violence induite par le visionnage de programmes montrant eux-même des scènes violentes, il "augmente effectivement le risque de comportements agressifs chez certains enfants et adolescents, en les désensibilisant à la violence." (Etude de l'American Academy of Pediatrics)
Michel DESMURGET, auteur de "TV lobotomie", accuse les médias de ne pas faire leur travail en renvoyant généralement les "pour" et les "contre" dos à dos. Sans s'appuyer sur les études scientifiques qui sont certes de lecture ardue (problème de vulgarisation des résultats de recherches) ils contribuent au contraire à propager des idées reçues du type "la télé a une vertu cathartique, en permettant aux enfants de se libérer de la violence qu'ils ont en eux." Ce que n'ont jamais montré les études sérieuses sur le sujet.
Or parmi tous les effets constatés (obésité, violence, hyperactivité, retard scolaire...), une étude australienne indique que "regarder la télévision 3 heures par jour pendant 20 ans ampute en moyenne l'espérance de vie d'une année".
L'enjeu de santé publique est énorme, mais les questions financières, le poids des lobbies, la question du contrôle de l'opinion, font qu'on en entend peu parler.
Chaque heure quotidienne de télévision entre 40 et 59 ans augmente de 30 % la probabilité de développer la maladie d'Alzheimer.
Contrairement à beaucoup d'idée reçues sur "l'ouverture culturelle, artistique, créatrice" de la télévision, on constate que les enfants téléphages développent moins de qualités créatives que les enfants non consommateurs.
C'est vrai dans la durée, mais également de façon immédiate. Par exemple, le fait pour des enfants de visionner un dessin animé juste avant d'être sollicité pour un travail d'adresse et de logique est nuisible à leur réussite sur ce test.
La comparaison de dessins d'enfants soumis ou non aux flux cathodiques est parlante :
Pour ce qui est de la violence induite par le visionnage de programmes montrant eux-même des scènes violentes, il "augmente effectivement le risque de comportements agressifs chez certains enfants et adolescents, en les désensibilisant à la violence." (Etude de l'American Academy of Pediatrics)
Michel DESMURGET, auteur de "TV lobotomie", accuse les médias de ne pas faire leur travail en renvoyant généralement les "pour" et les "contre" dos à dos. Sans s'appuyer sur les études scientifiques qui sont certes de lecture ardue (problème de vulgarisation des résultats de recherches) ils contribuent au contraire à propager des idées reçues du type "la télé a une vertu cathartique, en permettant aux enfants de se libérer de la violence qu'ils ont en eux." Ce que n'ont jamais montré les études sérieuses sur le sujet.
dimanche 2 octobre 2011
Quand les proverbes font de l'autodérision...
Quand la choita chanta lo matin e que plou l'enser, quo es signe d'aiga...
Quand la chouette chante le matin et qu'il pleut le soir, c'est signe d'eau.
Quand la chouette chante le matin et qu'il pleut le soir, c'est signe d'eau.
J'adore Glen Baxter,
lequel "alias Colonel Baxter, est un dessinateur britannique né en 1944 à Leeds.
Connu pour ses dessins surréalistes et absurdes, il pratique aussi bien le dessin de presse (en France, le journal Le Monde l'a publié à plusieurs reprises) que la bande dessinée.
Baxter a suivi les cours du Leeds College of Art.
Ses dessins, ainsi que les textes qui les accompagnent, s'inspirent de la pulp fiction et des comics avec des références et des plaisanteries intellectuelles. Reconnaissables à leurs traits simples, ils montrent en général des cowboys, des gangsters, des explorateurs ou des écoliers, qui prononcent des propos savants et incongrus en rapport avec l'art et la philosophie."
Article wikipédia

Connu pour ses dessins surréalistes et absurdes, il pratique aussi bien le dessin de presse (en France, le journal Le Monde l'a publié à plusieurs reprises) que la bande dessinée.
Baxter a suivi les cours du Leeds College of Art.
Ses dessins, ainsi que les textes qui les accompagnent, s'inspirent de la pulp fiction et des comics avec des références et des plaisanteries intellectuelles. Reconnaissables à leurs traits simples, ils montrent en général des cowboys, des gangsters, des explorateurs ou des écoliers, qui prononcent des propos savants et incongrus en rapport avec l'art et la philosophie."
Article wikipédia

Parfois bien irrévérencieux...
et facétieux...
un autoportrait...
Le type qui tient le crayon s'appelle Mauricio Ricardo
La version "préservatifs" est aussi très rigolote.
Très peu d'info sur ce gars, on sait seulement qu'il est brésilien.
David LAFORE
passe à Bordeaux, le vendredi 7 octobre à 20h30
à l'Onyx
11-13 Rue Fernand Philippart
33000 Bordeaux
(en première partie Alex Folh)
Tarifs : 16€ et 12€ (adhérents, RMI, chômeurs, étudiants)
Réservation : 06 68 82 58 23 / contact@bordeaux-chanson.org
à l'Onyx
11-13 Rue Fernand Philippart
33000 Bordeaux
(en première partie Alex Folh)
Tarifs : 16€ et 12€ (adhérents, RMI, chômeurs, étudiants)
Réservation : 06 68 82 58 23 / contact@bordeaux-chanson.org
samedi 1 octobre 2011
Aujourd'hui, 1er octobre.
On fête Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, l'occasion de lui suggérer qu'elle nous lâche la grappe, elle et tous ses potes de tout poil, qu'on puisse vivre enfin libres, sans remord, sans peur, sans pape et sans reproche.
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