dimanche 24 avril 2016

Retour de "Merci Patron !"

Enthousiaste !
Pourtant, la première moitié du film est décevante, je pensais assister à une enquête partant tous azimuts, pour dénoncer le fait patronal et ses abus. Je n'avais rien lu sur le sujet du film, j'avais seulement repéré le Ruffin dans quelques interventions place de la République, tout auréolé du succès de ce doc donc.
Le film se concentre sur une seule famille, c'est un peu lent, ça se traîne, l'intervention à l'assemblée des actionnaires est réussie mais n'a pas l'attrait de l'innovation (Elise Lucet s'en est fait une spécialité), et on se demande bien où tous ces préliminaires vont mener...
Le film prend tout à coup de l'intérêt quand on comprend que le premier appât a fonctionné. On se dit que c'est pas possible, qu'il y a du bidonnage, c'est trop gros. Et pis non, tout est vrai on est dans la vie qui palpite.
Une fois la machine lancée, ça devient somptueux, les situations sont dingues, et les petites gens qui s'expriment avec leur chouette accent picard, sont amenées à négocier (presque) directement avec le Arnault de LVMH. En tout cas, ils savent qu'il (le patron) traite directement cette histoire de réparation des dégâts post-plan social des licenciements du groupe multinational.

Y'a plein d'enseignements sympas ou de rappels de ce qu'on a déjà constaté par ailleurs, dans ce film très gonflé.
- Faut pas hésiter à réclamer, en y allant au culot.
- Ils sont hyper-sourcilleux de leur image, et de tout trouble qui vient la perturber dans les médias.
- Une action "grain de sable" de guérilla bien menée peut conduire à de merveilleux résultats.
- Tout ça dans une ambiance de "joyeux bordel", où on n'oublie pas de réaliser ses rêves (une virée finale au bord de la mer...)
- Des pratiques mafieuses que l'on connaît déjà, mais là, elles sont clinquantes (d'où vient l'argent ? comment tout cela est-il légalement possible ?)

Bref un moment magnifique, euphorisant et révoltant tout à la fois...




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