J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
mardi 25 décembre 2018
Antiparémies d'hiver
C'est la goutte d'eau qui met le feu aux poudres.
C'est pas au vieux singe qu'on apprend à tomber de la dernière pluie.
J'ai plus d'une corde dans mon sac.
Ne fais pas à autrui, ce que tu peux faire le jour même.
Il ne faut pas remuer la charrue dans la plaie.
Ôter une fière chandelle du pied.
Il ne faut pas vendre la charrue avant les boeufs.
Petit à petit l’oiseau devient forgeron.
Faut pas pousser le bouchon dans les orties.
Il n’y pas de fumée sous roche.
Il n'a pas inventé la poudre à couper le beurre.
Il ne faut pas pousser le bouchon dans les orties.
Qui vole un oeuf rira bien le dernier.
Il est sourd comme une cuillère à pot.
En mettre sa main à couper le feu.
Auxquels j'ajouterais cette modeste contribution personnelle :
Il n'y a que les imbéciles qui n'arrivent jamais seuls.
Il n'y a que la vérité qui n'arrive jamais seule.
Il n'y a que les imbéciles qui ne font pas des chats.
Quand on parle du loup, on mouille sa chemise.
A pisser contre le vent, on en voit la queue.
ou
A pisser contre le vent, on envoie l'aqueux.
Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau qui dort.
Il n'est pire eau que l'eau qui dort la nuit, quand tous les chats sont gris.
La nuit, à quelque chose malheur est gris.
La nuit, tous les chiens ne font pas des chats gris.
ce qui me laisse penser que ces créations ne sont pas si faciles à tourner pour être efficaces. Déjà, il est quasi obligatoire que les deux composantes proverbiales soient très usitées pour que cela évoque immédiatement quelque chose d'évident dans les deux cas. Ensuite, c'est encore mieux si les deux proverbes ont un sens figuré proche l'un de l'autre -veulent dire proverbialement la même chose- (ôter une fière chandelle du pied). Et cerise sur le gâteau, c'est encore plus fort quand les deux images utilisées (au sens propre) sont antinomiques pratiquement, matériellement (L'étincelle qui fait déborder le vase)...
Après, plein d'autres combinaisons sont possibles, ou le nonsense brave le poétique et inversement...
lundi 24 décembre 2018
Le cap des 200 000 pages de ce blog
lues (ouvertes tout au moins) passé aujourd'hui. En presque 9 ans.
C'est très peu, surtout compte tenu du pourcentage énorme de clics ratés, dus au hasard, ou effectués seulement pour récupérer une image dans la recherche d'un moteur... Et en même temps c'est beaucoup. En tout cas, j'espère que bien des lecteurs auront eu autant de plaisir à lire que moi à rédiger...
C'est très peu, surtout compte tenu du pourcentage énorme de clics ratés, dus au hasard, ou effectués seulement pour récupérer une image dans la recherche d'un moteur... Et en même temps c'est beaucoup. En tout cas, j'espère que bien des lecteurs auront eu autant de plaisir à lire que moi à rédiger...
dimanche 23 décembre 2018
Je ne vois aucune raison ...
... de ne pas partager le lien offert par Béa.
A laisser filer pourquoi pas pendant les errances internétiques...
Merci Béa.
A laisser filer pourquoi pas pendant les errances internétiques...
Merci Béa.
C'est trop tard pour faire son choix de livres-cadeaux ?
Mais non vous aurez encore des tas d'occasions !
Et trêve d'altruisme ! Commencez déjà par faire preuve d'un égoïsme fort et assumé, faites vous plaisir dans les recoins ombreux, sans attendre de date fixe et maronnière...
Lisez en secret !
Dans le domaine de la littérature écrite par des femmes, veuillez consulter ça et faites connaissance avec son auteur, dont on devine, en prenant son temps, les qualités à travers ses critiques...
Pour aller directement aux oeuvres considérées comme plus dignes d'intérêt par son rédacteur, l'index nominum comporte des étoiles éclairantes...
Femmes de lettres
Et trêve d'altruisme ! Commencez déjà par faire preuve d'un égoïsme fort et assumé, faites vous plaisir dans les recoins ombreux, sans attendre de date fixe et maronnière...
Lisez en secret !
Dans le domaine de la littérature écrite par des femmes, veuillez consulter ça et faites connaissance avec son auteur, dont on devine, en prenant son temps, les qualités à travers ses critiques...
Pour aller directement aux oeuvres considérées comme plus dignes d'intérêt par son rédacteur, l'index nominum comporte des étoiles éclairantes...
Femmes de lettres
samedi 22 décembre 2018
Je me souviens (57)
d'une voiture garée sur le parking désert
d'une station d'épuration
en plein centre de la Bretagne,
et de la buée sur les vitres qui garantissait
un minimum d'intimité.
d'une station d'épuration
en plein centre de la Bretagne,
et de la buée sur les vitres qui garantissait
un minimum d'intimité.
La tresse, de Laetitia Colombani
Un petit roman tressé à partir de trois histoires de femmes dans trois pays éloignés les uns des autres. Ces trois brins de femmes, l'avocate canadienne, la jeune fille italienne et l'intouchable indienne sont toutes à des carrefours de leur vie et vont devoir prendre des décisions radicales. Elles sont sans le savoir comme trois brins de laine au final formant un seul lien d'humanité, une solidarité féminine aussi, par delà les océans.
Les chapitres sont courts, on saute sans cesse d'une histoire à l'autre et l'écriture limpide.
Merci Léa pour cette suggestion bienvenue !
L'auteure, Laetitia Colombani
Les chapitres sont courts, on saute sans cesse d'une histoire à l'autre et l'écriture limpide.
Ça se lit comme un petit pain !
Merci Léa pour cette suggestion bienvenue !
L'auteure, Laetitia Colombani
vendredi 21 décembre 2018
Si après 50 ans
tu n'as jamais connu ces moments d'extase où tu partages à voix haute une lecture avec un(e) ami(e) chéri(e),
il est grand temps de commencer !
il est grand temps de commencer !
jeudi 20 décembre 2018
Les lycéens sont de dangereux terroristes !
Des témoignages qui pourraient donner envie de taguer partout en gros :
"Macron démission !"
ou
"Maman, je déteste la police !"
"Macron démission !"
ou
"Maman, je déteste la police !"
Bon ben disons le tout net,
c'est un vrai plaisir du blogging. L'auteur d'un livre que je conseille m'envoie un mail pour me remercier de mon article.
Non tantum sed etiam il colle un lien sur son blog pour visiter ma page.
Merci Guillaume Siaudeau !
mercredi 19 décembre 2018
Je suis venu vous voir, Mano Solo
Je suis venu vous voir avant de partir,
y avait personne ça vaut mieux comme ça,
je savais pas trop quoi vous dire ,
croyez pas que j'vous abandonne même si ,
encore une fois ,
je vous laisse le pire :
les larmes qu'on verse sur la mort d'un homme .
Adieu mes amis,
je m'srai bien battu encore,
adieu mes amours,
priez pour moi...
Toi que j'aime,
que j'ai aimé,
compagnon d'un jour ou d'une année,
déjà tu sais que dans mon coeur même moisi flottent encore violence et tendresse...
mon existence ne tient pas qu'à ma graisse,
je suis esprit avant d'être un corps,
je suis mort mais rien n'est fini,
il reste ma voix et bien peu d'écrits.
J'avais surtout une grande gueule pour chanter des chansons d'amour pour Paris,
sur la ptite scène du Tourtour...
Mes amis, ne pleurez pas,
le combat continue sans moi,
tant que quelqu'un écoutera ma voix je serai vivant dans votre monde à la con !
avec du sang plein les orbites,
et même du plastique sur la bite je vais sûrement être recalé à l'examen du grand sage
mais j'en profiterai quand même pour lui dire ce que j'en pense de l'existence, cette engeance ,
et s'il ne voit pas que je suis un ange alors qu'il change de boulot...
et s'il veut , moi je prends sa place :
y aura des filles et de la Ganja ,
des passions sans limites ,
nous nous battrons des ailes et nous volerons bourrés ,
nous mangerons des pommes envenimées et nous cracherons le mal comme un pépin,
nous serons sincères comme jamais et nous serons beaux pour ça ...
Pas plus tard qu'hier soir,
pendant qu'on prenait un apéro, Abel a fait ce dessin, qui me réjouit singulièrement. Il a expliqué que le type, c'était moi, quand je descendais les marches de ma maison. Je suis donc multiple avec à chaque fois mes trois poils sur le caillou, bien observé mon garçon ! Je descends vers une trottinette qui est une moto, aux dires de l'auteur. Le personnage en bas n'est pas une bigoudène qui m'attend, c'est encore moi s'il vous plait !
Je ne sais pas pourquoi Abel a posé dans le ciel une étagère avec deux fioles mystérieuses. Ce garçon est un poète.
Merci Abel !
Je ne sais pas pourquoi Abel a posé dans le ciel une étagère avec deux fioles mystérieuses. Ce garçon est un poète.
Merci Abel !
Ainsi va la vie
Tout en pleuvant.
J'aime laisser couler ces grosses gouttes
Sur mes tempes
Qu'on ne sait plus dire
S'il pleure
Ou si tu pleus.
Photo trouvée là.
J'aime laisser couler ces grosses gouttes
Sur mes tempes
Qu'on ne sait plus dire
S'il pleure
Ou si tu pleus.
Photo trouvée là.
lundi 17 décembre 2018
Une idée cadeau pour la Nowelle ?
J'aime bien offrir des petits bouquins de poésie.
J'en ai trouvé un super !
Par hasard. Au magasin, je lis rapidement quelques textes mais ce n'est pas vraiment l'endroit pour ça. Quelquefois de retour à la maison, c'est une méchante désillusion. Ben là, tout le contraire, ça m'a ravi la goule.
Le gars s'appelle Guillaume Siaudeau. Inauguration de l'ennui. Ce sont des formes courtes, comme j'aime, sans prétention, avec des visions tirées du quotidien et roulées dans une farine poétique sans gluten. Fastoche à digérer.
D'autres que moi ont déjà scanné ses trucs !
auxquels j'ajouterais ceci :
Savamment orchestré
Ici l'eau chante
pour les insectes
qui bourdonnent
pour les poissons
qui clapotent
pour les pêcheurs
qui jurent
pour retenir
le ciel qui tombe
Cours de rattrapage
Le long de l''autoroute
les champs gelés
apprennent aux animaux
à dormir
et au soleil
à fermer sa gueule
En attendant l'accalmie
Tes soupirs
me contraignent
à placer la poussière
en vigilance orange
J'en ai trouvé un super !
Par hasard. Au magasin, je lis rapidement quelques textes mais ce n'est pas vraiment l'endroit pour ça. Quelquefois de retour à la maison, c'est une méchante désillusion. Ben là, tout le contraire, ça m'a ravi la goule.
Le gars s'appelle Guillaume Siaudeau. Inauguration de l'ennui. Ce sont des formes courtes, comme j'aime, sans prétention, avec des visions tirées du quotidien et roulées dans une farine poétique sans gluten. Fastoche à digérer.
D'autres que moi ont déjà scanné ses trucs !
auxquels j'ajouterais ceci :
Savamment orchestré
Ici l'eau chante
pour les insectes
qui bourdonnent
pour les poissons
qui clapotent
pour les pêcheurs
qui jurent
pour retenir
le ciel qui tombe
Cours de rattrapage
Le long de l''autoroute
les champs gelés
apprennent aux animaux
à dormir
et au soleil
à fermer sa gueule
En attendant l'accalmie
Tes soupirs
me contraignent
à placer la poussière
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