Comme ces points
Dans l'horizon
Qui béent
Ah, tu crois qu'ils ne te
Concernent pas
Sombre-je
Pourris-je
Décalcifie-je
Frissonne-je
Expectore-je
Rends-je
Emacie-je
Fore-je
Phosphore-je
Rougeoie-je
Au couchant des pétrifiés
Comme des morges
Désenstratibulés
Qu'en grand pâmoison
Je dégorge
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine
samedi 12 mars 2011
lundi 28 février 2011
D'abord, il y a sa personnalité, qu'on devine
en lisant ses souvenirs. Douceur, détermination, construction de la pensée et du discours. Puis il y a le récit, lent, précis, étayé de nombreux documents reproduits intégralement (elle avait pris la manière des encyclopédistes et des scientifiques de son siècle) des journées rouges et noires de la Commune. Elle rappelle des événements qui ont précédé de peu la guerre de 70 et la Commune et qui ont contribué à créer un climat quasi insurrectionnel, ainsi l'assassinat de Victor Noir (le 10 janvier 1870), par Pierre Bonaparte, suivi de funérailles grandioses, ou l'attaque d'une caserne à La Villette, en août, par des éléments blanquistes qui cherchaient à récupérer des armes...On comprend mal comment elle a pu réchapper au massacre à la fin de l'expérience communarde, car une fois prise, elle a toujours reconnu son action, l'a défendue avec force devant ses juges, et même réclamé d'être au côté des fusillés. C'est peut-être cette absence de peur de la mort qui l'a sauvée.
Enfin, il y a le récit de la déportation en Nouvelle Calédonie. Elle fait le voyage sur "la Virginie", en septembre 1873.
"
J'ai raconté bien des fois comment pendant le voyage de Calédonie je devins anarchiste.
Entre deux éclaircies de calme où elle ne se trouvait pas trop mal, je faisais part à Madame Lemel de ma pensée sur l'impossibilité que n'importe quels hommes au pouvoir pussent jamais faire autre chose que commettre des crimes, s'ils sont faibles ou égoïstes; être annihilés s'ils sont dévoués et énergiques; elle me répondit: "C'est aussi ce que je pense!"
"
Louise Michel, La Commune, histoire et souvenirs
La Découverte
Il y a des lunes,
j'avais proposé ça déjà, mais je ne m'en lasse pas, c'est une chanson qui me porte dans des limbes.
Bertrand Belin "La perdue"
Je suis beaucoup moins attaché à "Hypernuit", titre et éponyme du dernier cd de Bertrand Belin, pourtant entendu régulièrement sur les fréquences de Monsieur et Madame Hertz.
(pourquoi toujours reléguer madame dans les placards à balais de l'histoire des sciences; qui sait si l'idée même de l'onde ne vient pas d'oscillations féminines ? Hein, qui ?)
Bertrand Belin "La perdue"
Je suis beaucoup moins attaché à "Hypernuit", titre et éponyme du dernier cd de Bertrand Belin, pourtant entendu régulièrement sur les fréquences de Monsieur et Madame Hertz.
(pourquoi toujours reléguer madame dans les placards à balais de l'histoire des sciences; qui sait si l'idée même de l'onde ne vient pas d'oscillations féminines ? Hein, qui ?)
dimanche 27 février 2011
Jean-Yves Le Drian est-il un "escroc" ?
Lien
Je ne sais pas. Ce dont je suis sûr, c'est qu'on peut énoncer des vérités quand elles font réfléchir, qu'elles sont aussi vraies qu'on peut en juger, quitte à froisser quelques susceptibilités.
Dans les années 90, un prof de fac breton m'avait assuré que de nombreux éleveurs de la région agrandissaient leurs exploitations sans prendre la peine de demander des autorisations (il parlait en particulier des cochoniculteurs). Plutôt que d'essayer de les défendre (au nom de l'image de la région, c'est curieux, alors que tout le monde sait que la Bretagne a ce problème spécifique de multiplication des algues vertes, la région a donc une image dégradée à cause de ça), il faudrait peut-être chercher ce qui a été fait illégalement, et envisager des solutions énergiques qui permettraient quand même à ces agriculteurs de poursuivre leur activité différemment. On sait à quel point les agriculteurs sont dans la panade depuis quelques années, et notamment les éleveurs.
Mais essayer d'empêcher la diffusion de vérités si simples à vérifier et connues de tous, c'est idiot.
Surtout qu'elles sont très réussies, ces affiches...

Je ne sais pas. Ce dont je suis sûr, c'est qu'on peut énoncer des vérités quand elles font réfléchir, qu'elles sont aussi vraies qu'on peut en juger, quitte à froisser quelques susceptibilités.
Dans les années 90, un prof de fac breton m'avait assuré que de nombreux éleveurs de la région agrandissaient leurs exploitations sans prendre la peine de demander des autorisations (il parlait en particulier des cochoniculteurs). Plutôt que d'essayer de les défendre (au nom de l'image de la région, c'est curieux, alors que tout le monde sait que la Bretagne a ce problème spécifique de multiplication des algues vertes, la région a donc une image dégradée à cause de ça), il faudrait peut-être chercher ce qui a été fait illégalement, et envisager des solutions énergiques qui permettraient quand même à ces agriculteurs de poursuivre leur activité différemment. On sait à quel point les agriculteurs sont dans la panade depuis quelques années, et notamment les éleveurs.
Mais essayer d'empêcher la diffusion de vérités si simples à vérifier et connues de tous, c'est idiot.
Surtout qu'elles sont très réussies, ces affiches...

samedi 26 février 2011
vendredi 25 février 2011
"Commencez dès ce midi !"
a précisé le médecin en me serrant la main et comme on venait de parler de montagne et de sports de froide saison, je me suis demandé s'il pensait à la pratique du curling, qui est un truc ridicule où des types qui ne prennent jamais un balai chez eux frottent la glace comme des malades, en Italie on dirait : "il a été piqué par une tarentule", mais le curling c'est plutôt québecquois, pour envoyer la plaque de marbre de l'adversaire dans les décors, ou bien de bobsleigh qui est de la luge pour les adultes mais faut la pousser comme des brutes au départ et où, curieusement, ils oublient de rigoler comme des fous à l'arrivée, en se mélangeant tout, les gens, la neige et la luge qui s'est retournée depuis longtemps quand tout marche comme prévu, ou bien de chien de traîneau, mais bon, il faut des hordes de huskys ou d'autres bêtes très spécialisées un peu comme les Terre-neuve qui ont les pattes palmées comme des oies mais eux c'est pour sauver des gens de la noyade, mais là je crois que ça va pas être possible, j'aime bien les chiens en photo, ou l'idée du chien chez les autres mais la bête matérialisée qui tire sur sa laisse pour choisir l'endroit du trottoir qu'elle va salir, ça non, je peux pas, puis comme j'étais un peu dans les vapes, j'ai repensé à son cabinet de médecin que je découvrais car le mien était absent et dans la salle d'attente était diffusée le son agressif d'une radio commerciale, RTL2, qui est un peu le prototype des premiers trucs qu'il faudrait foutre par terre, si on recommençait tout à zéro, car l'être humain n'a pas besoin de pub pour se développer harmonieusement, même que ça doit retarder des choses dans la connexion des neurones qui aident à décrypter ce monde complexe, pourtant je me suis demandé si c'était pas ça qu'il voulait ce médecin nouveau et singulier, que je commence à écouter RTL2 dès midi, mais toutes ces questions m'avaient fatigué, j'ai pris un Doliprane qui traînait là, au milieu d'autres petites boîtes, dans un petit sac en papier blanc et je suis allé me coucher.
mercredi 23 février 2011
A propos de ces pages sombres
de notre histoire nationale, je sors de la lecture d'Alexandre Jardin, et je recommande ce bouquin, qui me semble très utile. C'est déjà une leçon de courage, c'est clair qu'il a dû se mettre à dos à peu près toute sa famille; c'est aussi un cas intéressant de secret de famille dévoilé (on le savait déjà après la lecture du" zèbre"), mais là, il pousse l'enquête et la confidence beaucoup plus loin.La question qui m'intéresse personnellement et que pose clairement ce livre, c'est "comment un type si fin, si parfaitement bien élevé, lettré comme très peu de gens peut-il avoir supporté et encouragé une oppression si abominable contre des personnes si proches de lui ?"
[Le grand-père Jardin a été directeur de cabinet de Pierre LAVAL, sous le régime de Pétain (en 1942, notamment, pendant la rafle du Vel d'Hiv)]
Bien des témoignages ont été apportés, notamment lors de la dernière guerre mondiale, de personnes très cultivées ayant sinon encouragé du moins s'étant tues au contact d'horreurs connues d'à peu près tout le monde. La conclusion que la culture ne protège pas de la barbarie ne doit pas pousser à considérer que dans tout homme sommeille un bourreau.
C'est contre cette idée de plus en plus commune que s'élève Charlotte LACOSTE, auteur de "la séduction du bourreau", qui analyse en particulier le bouquin de Jonathan Littell "Les Bienveillantes", emblématique de cette mentalité désespérant de la nature humaine.
Lien vers un article de blog qui en parle
Je pense pour ma part qu'une culture humaniste orientée vers le respect de l'autre, et la force de l'exemple que l'on donne au quotidien au regard de nos enfants, le courage de résister aux autorités toujours contestables (car dans le cas des collabos, la volonté d'apparaître comme de bons serviteurs fidèles de l'Etat a sans doute été un ressort puissant), tout ceci protège en grande partie de l'inhumanité.
dimanche 16 janvier 2011
Elle,
Bonne surprise,
les journalistes de France-Inter qualifient tout à coup le régime de Ben Ali de "dictature". Pendant des années, ils nous ont bassiné avec "le régime de Ben Ali" Pourtant, tout le monde savait, même moi qui lis peu. Soit ils étaient mal renseignés (douteux), soit ils manquaient de courage (plausible), et n'ont encore fait que suivre la voix de son maître (la ligne Sarkozy), qui considérait que ce régime, avec tous ses défauts, était le meilleur rempart contre une contagion islamiste (hyper plausible).
Pour preuve, le Monde indique aujourd'hui que, en conseil des ministres mercredi, "il [Sarko] a rappelé que l'on ne sait pas forcément si un autre dirigeant serait mieux à même de préserver le pays contre les intégristes religieux"...
En attendant, on est de tout coeur avec les Tunisiens de raison, qui espèrent légitimement que le nouveau régime ne s'appuira pas sur les mafias policières, n'oubliera pas le développement de l'intérieur du pays, au profit des seules stations de tourisme de la côte, ne confisquera pas les richesses du pays pour quelques familles d'hommes de pouvoir... Schéma maghrébin trop classique.
Et si le souffle de liberté venu de Tunisie venait chatouiller les Algériens, les Marocains et les Lybiens ?
Pour preuve, le Monde indique aujourd'hui que, en conseil des ministres mercredi, "il [Sarko] a rappelé que l'on ne sait pas forcément si un autre dirigeant serait mieux à même de préserver le pays contre les intégristes religieux"...
En attendant, on est de tout coeur avec les Tunisiens de raison, qui espèrent légitimement que le nouveau régime ne s'appuira pas sur les mafias policières, n'oubliera pas le développement de l'intérieur du pays, au profit des seules stations de tourisme de la côte, ne confisquera pas les richesses du pays pour quelques familles d'hommes de pouvoir... Schéma maghrébin trop classique.
Et si le souffle de liberté venu de Tunisie venait chatouiller les Algériens, les Marocains et les Lybiens ?
samedi 8 janvier 2011
Pas besoin de Stéphane HESSEL
(moi aussi j'ai eu droit à son opuscule, très chouette au demeurant) pour s'indigner, l'actualité, les grands médias, la pensée unique d'iceux sont là au quotidien pour nous mettre en boule. Et comme chaque année, le marronnier immonde du PARIS-DAKAR !
C'est ainsi en janvier (sauf en 2008 ou il avait été annulé par peur des alkaïdistes des sables), des centaines de types continuent de nier les nuisances des sports mécaniques, refusent de voir le bilan écologique de leur virée tapageuse, pensent que l'occident peut continuer avec morgue et sans scrupule à prendre les pays en voie de développement pour des terrains de jeu.
Juste un effort d'imagination : supposons que par une découverte scientifique quelconque, le rapport de richesse s'inverse entre les pays développés et les pays pauvres... Une richesse nouvelle permettrait à des habitants de ces pays de s'acheter le droit de faire des rallyes dans nos contrées. Combien de temps supporterions-nous de voir des types arrogants venus de pays lointains venir saccager nos campagnes, y laisser des détritus, écraser quelques enfants, et repartir en bombant le torse ?
Un type, sur un blog du Monde, en 2008, écrivait :
" ... En conséquence cette organisation mercantile, organisée depuis 1978 par l’ASO (Amaury Sport Organisation), gaspillait l’énergie fossile, agressait la flore et la faune, occasionnait nombre d’accidents et devenait la vitrine de l’idiotie occidentale. Ce jeu de grands enfants représentait une approche peu respectueuse des biotopes traversés et agressés par cette furie mécanique. ..."
http://biosphere.blog.lemonde.fr/2008/01/14/padak-le-dakar/
J'acquiesce en opinant.
Le DAKAR, qu'il soit africain ou sud américain, est une honte, vivement qu'advienne le temps où il sera impossible partout dans le monde, ce qui ne saurait tarder, car semble t-il, les yeux se décillent lentement sur ce qui est possible ou légitime sur cette terre et ce qui ne l'est plus...
Renaud m'approuve à fond semble t-il...
http://www.youtube.com/watch?v=Ct5SeoMQhew
C'est ainsi en janvier (sauf en 2008 ou il avait été annulé par peur des alkaïdistes des sables), des centaines de types continuent de nier les nuisances des sports mécaniques, refusent de voir le bilan écologique de leur virée tapageuse, pensent que l'occident peut continuer avec morgue et sans scrupule à prendre les pays en voie de développement pour des terrains de jeu.
Juste un effort d'imagination : supposons que par une découverte scientifique quelconque, le rapport de richesse s'inverse entre les pays développés et les pays pauvres... Une richesse nouvelle permettrait à des habitants de ces pays de s'acheter le droit de faire des rallyes dans nos contrées. Combien de temps supporterions-nous de voir des types arrogants venus de pays lointains venir saccager nos campagnes, y laisser des détritus, écraser quelques enfants, et repartir en bombant le torse ?
Un type, sur un blog du Monde, en 2008, écrivait :
" ... En conséquence cette organisation mercantile, organisée depuis 1978 par l’ASO (Amaury Sport Organisation), gaspillait l’énergie fossile, agressait la flore et la faune, occasionnait nombre d’accidents et devenait la vitrine de l’idiotie occidentale. Ce jeu de grands enfants représentait une approche peu respectueuse des biotopes traversés et agressés par cette furie mécanique. ..."
http://biosphere.blog.lemonde.fr/2008/01/14/padak-le-dakar/
J'acquiesce en opinant.
Le DAKAR, qu'il soit africain ou sud américain, est une honte, vivement qu'advienne le temps où il sera impossible partout dans le monde, ce qui ne saurait tarder, car semble t-il, les yeux se décillent lentement sur ce qui est possible ou légitime sur cette terre et ce qui ne l'est plus...
Renaud m'approuve à fond semble t-il...
http://www.youtube.com/watch?v=Ct5SeoMQhew
dimanche 2 janvier 2011
vendredi 24 décembre 2010
Parti à la recherche d'infos
sur le site de la Maladrerie de Périgueux, j'ai découvert un phénomène qui m'avait échappé jusqu'ici, concernant les celtes et leur mode de vie. C'est la présence de murs vitrifiés sur certains oppidums de Gaule, Il se trouve qu'il y en a deux connus en Dordogne.
Initialement, je souhaitais évoquer cette maison exceptionnelle, toute proche de la ville de Périgueux, il suffit de passer la rivière à côté du gué de Campniac. Ce gué, dont des plongeurs ont retrouvé les traces dans l'eau de la rivière, faisait le lien entre l'oppidum gaulois (appelé "camp de la Boissière") et la ville gallo-romaine de Vésone. Symboliquement, c'est par là que les gaulois Pétrocores, délaissant leurs fortifications perchées devenues inutiles avec la paix romaine qui a suivi Alésia, sont passés sur l'autre bord de l'Isle, dans le méandre de la rivière qui sera le berceau de Périgueux, adoptant la toge, la pierre, le vin, les thermes et tout ce qui faisait la romanitude antique. Bref. Tout ça pour dire que cet oppidum est un des sites celtes où on a retrouvé des restes de mur vitrifié. Très curieux. Voir la page wikipédia pour l'essentiel de l'information. Il y en a donc deux connus en Dordogne, avec celui de St Médard d'Excideuil.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_vitrifi%C3%A9
Dessin de Pascal GUILLERM, extrait de l'excellent "Le piéton de Périgueux", éditon FANLAC, 2010
Initialement, je souhaitais évoquer cette maison exceptionnelle, toute proche de la ville de Périgueux, il suffit de passer la rivière à côté du gué de Campniac. Ce gué, dont des plongeurs ont retrouvé les traces dans l'eau de la rivière, faisait le lien entre l'oppidum gaulois (appelé "camp de la Boissière") et la ville gallo-romaine de Vésone. Symboliquement, c'est par là que les gaulois Pétrocores, délaissant leurs fortifications perchées devenues inutiles avec la paix romaine qui a suivi Alésia, sont passés sur l'autre bord de l'Isle, dans le méandre de la rivière qui sera le berceau de Périgueux, adoptant la toge, la pierre, le vin, les thermes et tout ce qui faisait la romanitude antique. Bref. Tout ça pour dire que cet oppidum est un des sites celtes où on a retrouvé des restes de mur vitrifié. Très curieux. Voir la page wikipédia pour l'essentiel de l'information. Il y en a donc deux connus en Dordogne, avec celui de St Médard d'Excideuil.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_vitrifi%C3%A9
Dessin de Pascal GUILLERM, extrait de l'excellent "Le piéton de Périgueux", éditon FANLAC, 2010
Collec'
Je connais une nana qui a commencé une collection de lustres. Elle en a déjà un.
(un lustre = 5 ans)
(un lustre = 5 ans)
jeudi 23 décembre 2010
dimanche 19 décembre 2010
jeudi 16 décembre 2010
Au grenier d'une maison périgourdine
isolée dans la campagne, dormaient depuis des temps mémoriaux certes mais quand même un bail, dans une malle, des bouquins de la bibliothèque verte et rose et rouge et or, tout mélangés qui remplissaient la dite cantine plus qu'à moitié. Or, à feuilleter ces oeuvres témoins d'une enfance lointaine, tomba soudain un feuillet plié soigneusement en quatre, billet doux adressé à l'auteure elle-même, vraisemblablement, ou peut-être archivé là dans l'espoir que l'objet du dit message tombit dessus un jour sans dommage et par l'inadvertance du hasard.
Sauf que des années plus tard, la lumière qui s'y engouffrit, dans la malle de bois fut de ma main, pour parler elliptiquement, et que je n'étais nullement destinataire de l'épanchement enfantin mis à jour. Pourtant fus-je fort émouvu du naïf aveu d'la d'moiselle, que je vous livre en document authentique de main très prime.

Sauf que des années plus tard, la lumière qui s'y engouffrit, dans la malle de bois fut de ma main, pour parler elliptiquement, et que je n'étais nullement destinataire de l'épanchement enfantin mis à jour. Pourtant fus-je fort émouvu du naïf aveu d'la d'moiselle, que je vous livre en document authentique de main très prime.

dimanche 12 décembre 2010
Un jour, on était dans une voiture,
on a entendu parler à la radio, d'une nana écrivaine estonienne qui avait proposé un roman très lu dans le nord de l'Europe, et ayant provoqué semble t-il débats et controverses, car évoquant l'histoire mouvementée et récente de son pays balte, mais aussi celle d'états voisins. Or voilà t-il pas qu'E. eut la bonne idée de me l'offrir, ce qui me permet de le recommander avec l'assurance de ceux qui savent de quoi qu'i causent.
C'est une chouette histoire de rencontre entre une vieille femme seule dans sa ferme isolée et une jeunette toute perdue en quête d'un hâvre de sécurité. Les deux femmes traînent un passé "d'une sombre complexité" comme disait Higelin autrefois dans un portrait chansonné. Ce face-à-face est l'occasion de faire défiler leurs histoires, toutes deux marquées par les événements militaires, politiques et sociaux qui se sont déroulés dans les pays dits "du bloc de l'est", jusqu'à leur indépendance (pour l'Estonie, en 1991).
Les chapitres sont tout mélangés chronologiquement, mais même moi, je m'y suis retrouvé, avec quand même une carte à la fin et des repères chronologiques, pour être sûr.
Purge de Sofi Oksanen, Stock, 2010.
C'est une chouette histoire de rencontre entre une vieille femme seule dans sa ferme isolée et une jeunette toute perdue en quête d'un hâvre de sécurité. Les deux femmes traînent un passé "d'une sombre complexité" comme disait Higelin autrefois dans un portrait chansonné. Ce face-à-face est l'occasion de faire défiler leurs histoires, toutes deux marquées par les événements militaires, politiques et sociaux qui se sont déroulés dans les pays dits "du bloc de l'est", jusqu'à leur indépendance (pour l'Estonie, en 1991).
Les chapitres sont tout mélangés chronologiquement, mais même moi, je m'y suis retrouvé, avec quand même une carte à la fin et des repères chronologiques, pour être sûr.
Purge de Sofi Oksanen, Stock, 2010.
Sofi Oksanen
Photo trouvée sur le site http://hosted.verticalresponse.com/331492/ab60e17a55/1423001368/a7256d6d46/
Amer constat (à la manière de Cioran)
Quelqu'efficaces qu'aient pu être un temps nos stratégies pour masquer notre sottise, notre égocentrisme ou nos passions ridicules pour des objets sans intérêt, le naturel reprend tôt ou tard le dessus et paraît en pleine lumière de façon d'autant plus cinglante que nous avions tenté de le dissimuler.
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