mercredi 17 mars 2010

Le 10 janvier 2010,

Mano Solo est mort.

La chanson qui me retourne le coeur...

http://www.youtube.com/watch?v=REBBpmOZOFA

(Même si elle en est très proche, ce n'est pas exactement la version du CD, qui est + à mon goût...)

Pour ceux qui voudraient explorer ce monde désespéré et merveilleux :

- L'album "la marmaille nue" (1993) l'a fait connaître (c'est Solange Désert, à la fac d'Angers, qui me l'a mis dans les mains) et c'est excellent de bout en bout (la chanson " au creux de ton bras " s'y trouve).



- "Les années sombres" (1995), "Dehors" (2000) et "Je sais pas trop" (2005) sont superbes et même "renversants".

Les autres sont bons, mais à mon goût, un ton en dessous.

Et puis, il y a le cas du CD "Les frères misère" (1996) peu connu et pourtant percutant et très engagé au niveau des textes (un peu plus sur le versant social-collectif que les autres albums), retour étonnant à ses premières amours pop-rock, auprès du groupe de ses débuts (à 17 ans) les Chihuahuas.

http://www.youtube.com/watch?v=Bu-ykjlONhc

Il avait écrit un genre de testament ("Je suis venu vous voir", sur l'album "je sais pas trop")...
"Mes amis ne pleurez pas, le combat continue sans moi..."

http://www.youtube.com/watch?v=-7wL0dngbnk&feature=related



Pour ceux qui aiment et qui en veulent plus :

"15 ans du matin"
http://www.youtube.com/watch?v=33HrC9WcpmI&feature=related

"Une image" (Quand on a la version studio -la meilleure-, on n'a pas forcément de clip vidéo...)

http://www.youtube.com/watch?v=L63vAH-49-4&feature=related

"Il m'arrive encore" Bien qu'enregistrée en public, c'est bien la version qui figure sur l'album "je sais pas trop".

http://www.youtube.com/watch?v=t5wk3c_pHKE&feature=related

Tryptique des dragées pourries



Conservé une boîte de dragées de mon baptême.




Relique baroque


Avenir radieux

Si nos vies...

Un jour
Et ce sera une nuit
On se réveillera
Etonnés
Couchés
Tête bêche
L'un contre l'autre
Sous le baldaquin
D'un ciel d'été
Et serrant tes genoux
Dans mes bras
Je vérifierai
Longuement
-Quelle idée ridicule-
Qu'il n'y manque
Pas une rotule

mardi 16 mars 2010

Hommage à ma grand-mère




Merci à Valé pour la "créa".

Un goût commun et prononcé

Pour les câlins et les caresses

Suffit-il à expliquer

Qu'on s'attache à un greffier

Lorsque l'on n'a pourtant

Ordinairement

Aucun goût particulier

Pour les bestioles d'appartement 

Dont il faut se méfier

Comme de l'eau qui dort 

Quand les souris dansent...




dimanche 14 mars 2010

Ce soir, le programme musical sera

"Das Mädchen und der Tod" de Schubert.

Bon, c'est pas un grand film,

mais ce sera toujours une bonne idée de le montrer aux ados, vu la misère de régression des mentalités qu'on observe aujourd'hui.





















Une partie du documentaire est tournée au Québec, où il est longuement rappelé un fait divers tragique qui date du 16 décembre 1989, et dont je n'avais jamais eu connaissance. Ce jour-là, un type s'est pointé dans une école polytechnique au moment d'un cours. Il est armé d'une mitraillette. Il sépare les hommes des femmes, et après leur avoir demandé pourquoi elles étaient là, répond à leur place que c'est parce qu'elles sont féministes. Puis il les massacre (14 mortes, 13 blessées) et se tue ensuite. Déjà, ça remet à sa place Mickael Moore et sa soi-disant société canadienne exemplaire au niveau des armes à feu (Bowling for Columbine) et ça illustre quand même une grande tension entre les sexes au Québec. Il y est fait mention ensuite de militaires québecois qui chaque année fêtent et célèbrent ce jour de tuerie...
La première partie du film est intéressante, mais je regrette qu'elle se contente d'un propos descriptif, sans pousser l'analyse, notamment au niveau des représentations mentales de ce qui distingue un garçon d'une fille. Par exemple, on entend un psycho-quelque chose expliquer "Quand vous entendez un bébé pleurer et que vous demandez aux gens présents "Pourquoi cette petite fille pleure t-elle ? Ils répondent : Elle est triste, elle a un gros chagrin ! La même question à propos d'un garçon  appelle la réponse : "Il est très en colère, il est fâché, il lui manque quelque chose, etc..."
Il y a aussi une analyse d'image des albums de littérature jeunesse, assez intéressante, sauf que ça n'a pas progressé depuis les années 80, où on faisait déjà les mêmes  constatations (souvenirs d'école normale à Angers). L'image de la fille à la fenêtre représente la nana qui attend, rêve, soupire et espère... un prince charmant... Le garçon derrière la même fenêtre sera le pauvre malade qui attend de guérir pour sortir et s'éclater...
Dommage que ça n'aille pas plus loin dans l'analyse... Au bout du compte, on n'apprend pas grand chose.

Postériorité


Rassemblant tes envies

Cours à la mise en bière

Souffre qu'ils te vomissent

Des bas vers élégants


Quand, aux pieux souhaits

D'été, par des relents

Répulsifs et gerbants

Tu connaîtras quelques tourments,

N'oublie pas de les déterrer


Ils sont à vomir

Les courts espoirs atrophiés

S'inclinent comme des monts 

Léchés telles femelles grasses

Sucées les chairs mortes et fades

Le ressort de vanter tes nerfs effilés

S'appuie comme branle au vent,

Pend lamentablement et tu pleures :

"Oubliez-moi !"

Fachos hors de nos villes














Au bureau de vote, ce matin... (cliquer sur la photo pour l'agrandir)










Entre rouge et vert.


Le Barber Shop Quartet

Un quartet vocal qui s'appuie sur la tradition des barbiers US du 19ème et début 20ème, qui chantaient et faisaient chanter en travaillant. C'est gai et de grande qualité.

Philippe et Valérie (la reine des cannelés) proposent de les voir le vendredi 26 mars, à 20h30, au théâtre des Beaux-Arts de Bordeaux. Places en voiture au départ de Périgueux. Réserver.














Café Théâtre 

des Beaux Arts
2 rue des beaux-arts
33800 Bordeaux
05 56 94 31 31

Lecture au poil

Etourdi des vapeurs sous tes aisselles
Comme un poisson dans l'eau d'vaisselle
Je feuillette et détaille comme d'un livre
Les pages, tes pilosités qui m'énivrent

Comment séduire une adolescente

quand on est trentenaire, rentier désoeuvré et cynique au dernier degré ? En 1957, ce roman d'un libraire bordelais (et créateur de revue littéraire "La boîte à clous"), Jean FORTON, lui valut de solides inimitiés chez les puritains et lui fit manquer, dit-on, le Goncourt en 1960, avec "l'épingle du jeu".





















Délicieusement immoral et superbement écrit. Trouvé dans la librairie la plus proche de la place Gambetta à Paris 20ème (Le comptoir des mots - http://www.gambetta-village.com/?q=taxonomy/term/190). Comme chez Mollat à Bordeaux, les libraires proposent de petites notices (cartons griffonnés posés sur les livres) pour repérer les bouquins qui leur semblent les plus dignes d'intérêt.

Ed. Le Dilettetante

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Forton










samedi 13 mars 2010

Enfin un poète qui me cause,

et que j'entends. C'est rare. C'est un type de belge, aux allures de bouffon lubrique, mais s'il y a quelque chose qu'il brique sévère, c'est avant tout ses vers...



En fait, c'est l'auteur du texte de l'excellent spectacle dont à propos duquel j'articlai récemment ci-dessous (L'oral et hardi). Ce type, il se croit tout permis et il a bien raison. Tous ses mots sont réversibles, et quand on les retourne, on se rend compte qu'ils ont encore plein de facettes qu'on avait d'abord pas vues. A force de jouer avec les idées, de les croiser dans des facéties sans fin, ce bordel forme un genre de treillis qui me vêt bien. Un peu comme quand on se perd dans les liens de la terre nette, et qu'on en revient plus riche d'on ne sait pas quoi, mais plus riche. Liliane m'avait mis dans les mains tout ce qu'elle avait de lui, et dans ce parmi, il y avait "Sodome et grammaire". C'est daté de 2008, pour une fois, je suis pas trop à la remorque...
C'est tellement rigolo, confusant, troublant et riche de richesses démentes sémantiques, pour causer riche, que ne sachant opter, je propose le tout premier du :



Poème ultrarapide en cinq sec avec biographie

(premier sec)
Le poète massait si vite,
entre rime, rame et rythmique,
qu'on l'appelait le kinésithérapide
de la Clinique poétique

(deuxième sec)
A l'employé du guichet
qui le questionnait sur la nature du billet SNCF
qu'il désirait : Allais simple ou Allais retour ?
le Poéte répondait toujours que peu importait
pourvu que ce soit Alphonse la caisse
et le même jour !

(troisième sec)
Quand il s'agissait
de l'anniversaire d'un de ses nombreux enfants
(souvent les poètes en ont tant et tant),
le Poète passait un court instant
la tête entre deux portes de son appartement
pour faire juste un petit coucou
avant de se défiler séance tenante
non sans avoir en bon père de famille,
entonner un bref et vibrant :
rapide birth day to you
(entre nous, un bon tuyau, ce to you !)

(quatrième sec)
Poète 6 - Tortue 3

(cinquième sec)
Jamais au grand jamais,
quoi qu'il fît ou fasse de ses deux fesses
-question vitesse !-
le Rapide des villes n'égalera
le Rapide Duchamp et ses ready-made !


Jean-Pierre Verheggen,
Sodome et Grammaire,
Gallimard, 20008


["entonner" au troisième sec, est écrit comme ça dans le livre. Comme au royaume des poètes, tout est permis, je n'ose affirmer que c'est une faute de frappe et corriger...]

Graph, panneaux et pochoir
































































Récupérés sur le site

http://limperointeriore.splinder.com

vendredi 12 mars 2010

L'Oral Et Hardi


"Théâtre

Auteur : Jean-Pierre Verheggen
Musique : Louis SCLAVIS
Metteur en scène : Jacques Bonnaffé
Avec Jacques Bonnaffé

Durée : 1h20min


Le comédien Jacques Bonnaffé reprend son solo scénique à succès composé d'une partition de textes étonnants de l'auteur belge Jean-Pierre Verheggen : odes homériques, harangues, manifestes... Une gouaille poétique, un souffle épique, une inspiration étourdissante, interprétés par un comédien virtuose."

Molière 2009 du meilleur spectacle de compagnie



Jeudi 11 mars, Brive la Gaillarde, Théâtre des 13 Arches

Tu es si belle



93 poèmes d'Amour
Armand le poète
Ed. Quelqu'un marche