dimanche 20 septembre 2015

Dheepan, de Audiard

Le film palmé par les cannards, à la barbote de cette année.
J'avais écouté, amusé les commentaires des masquesetlaplumiers, et je ne m'y suis pas du tout retrouvé. Je n'ai pas vu de rupture entre les deux moitiés du film. Dans la partie qui se passe en France, la violence n'est pas gratuite, elle sert à marquer le destin de cet homme qui croyait échapper à la guerre de son Sri Lanka d'origine, et se retrouve contre son gré, mêlé à des conflits hyper-violents de trafiquants de banlieue française. C'est un des faits marquants de cette histoire.
Mais c'est aussi une formidable histoire d'amour (et là je rejoins Sabrina qui ne m'a pourtant rien demandé), car les membres de ce trio de clandestins (Dheepan, la jeune femme et l'adolescente) partis avec des faux papiers de leur île indienne, ne se connaissent pas au départ, mais sont obligés de jouer les épousés-avec-une-gamine pour tromper leur monde et les douaniers. Que pensez-vous qu'il advient de leur relation toute cousue d'indifférence au début du voyage ?
Il y a bien quelques bizarreries, des sortes d'impasses narratives (que devient l'enrôleur srilankais qui tente de récupérer Dheepan pour son mouvement indépendantiste et violent ?), mais c'est au final un excellent moment que je conseille dans les chaumières et dans les squats.

























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