lundi 31 août 2015

Elisabeth, de Shekhar Kapur, 1998

Un film qui tombe à pic, après la série des Tudors qui retraçait la vie tumul-tueuse d'Henri VIII. On y voit le passage du royaume des mains de Marie Tudor, fille de la première femme de Henri, Catherine d'Aragon, dans celles d'Elisabeth, fille de sa seconde femme, Anne Boleyn, victime de son époux qui la fit raccourcir à la tour de Londres. A cette occasion, Elisabeth, 3 ans, fut déclarée illégitime.
Or, si la première était catholique et avait restauré les privilèges des papistes, la seconde est protestante et va faire face, à partie de 1558, année de son sacre, à des oppositions, frondes et complots, y-compris dans sa famille proche. On retiendra que négligeant les prétendants que les politiques matrimoniales de l'époque auraient dû lui imposer, elle ne courut le guilledoux qu'avec un ami d'enfance, Robert Dudley, pour finalement décider qu'elle n'épouserait personne. Son règne est souvent décrit comme un "âge d'or" pour l' Angleterre.

La lecture des inexactitudes historiques dans  l'article de Wikipédia  confirme l'impression générale qu'on peut avoir au final ; le film est une thèse sur  le destin et le rôle historique d'une reine anglaise aussi célèbre que Louis XIV en France, et prend des libertés pour que la narration et l'idée directrice soient cohérentes. Cependant, il n'y a pas de révision trop cruelle de ce que l'on sait des réalités historiques. J'ai trouvé que le portrait du duc d'Anjou, futur Henri III (de France) était caricatural, il apparait en grande folle, dominateur, arrogant et goujat au dernier degré, je pense que le portrait est outré, même si dans le fond, il y avait une grande part de tout ça. On connaît les faiblesses des enfants de Henri II.

Une curiosité : l'apparition de Cantonna, le footballeur adulé en Brittanie, qui fait merveille, avec sa stature droite et son port altier, en ambassadeur du roi de France.

L'actrice australienne Cate Blanchett a reçu de multiples récompenses pour cette interprétation.


























Le même réalisateur a tourné en 2007, "Elisabeth, l'âge d'or", qui montre la suite de son règne.et l'apparition d'une autre intrigante et rivale, Marie Stuart, reine d'Ecosse, un autre destin tragique...








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