
Trois livres dans la bibliothèque
"Bonheurs" Maja,
Ed. Glénat.
J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout, Il n’est rien qui ne me soit souverain bien, Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique. Jean de La Fontaine

* Juste penser à les rouvrir au début du spectacle.
La création d’une "Journée des femmes" a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par la communiste Clara Zetkin, et s’inscrivait dans une perspective révolutionnaire.
je l'ai attendu. Il fallait qu'il traverse l'Atlantique. Je l'imaginais perdu dans un carton au fond d'un container, embarqué à Montréal ou Québec. Chaque fois que je passais à la librairie, Jacky me regardait avec un petit sourire "Non, les poèmes d'Amour ne sont pas encore là !" Il faisait exprès de le dire assez fort dans son magasin.

Et un peu de tristesse parfois.
N'empêche, s'il y a un livre d'histoire que le monde entier ne peut ignorer, c'est :

De loin mon livre d'histoire préféré. Au point que de passage dans la région, nous étions montés au village pour en humer l'atmosphère et approcher les ruines du château qui domine encore Montaillou.

Ce qui est très agréable, de plus, chez Anna Gavalda, ce sont les multiples références littéraires, musicales, artistiques en général.
Si quelqu'un se lançait dans cette lecture, pourrait-il (elle) relever tout ce qui apparaît au fil des pages ? On en ferait profiter tout le monde...

L'adaptation au cinéma de Claude Berri, en 2007, semble avoir marqué les esprits par son insipidité...


"...
Le soleil brillait, l'air était frais mais peuplé de brises tièdes, les gens avaient l'air gai, et il me sembla que toute cette allègre atmosphère allait se précipiter sous ta robe, la gonfler comme un ballon captif, la retourner comme un parapluie, découvrant un bas-ventre qui serait forcément nu et que tu t'envolerais au milieu des rires et des cris de terreur ravie, tu lâcherais les bagages comme des sacs de sable dans les romans de Jules Verne, tu t'élèverais doucement dans le ciel, sans que je puisse te retenir par une ficelle, je renverserais la tête pour mieux voir tes entrées par en-dessous, tes jambes de nageuse pédalant dans le ciel, le haut du corps caché par la corolle blanche de la robe et puis, nouveaux hauts cris, ce serait le tour de la marchande de quatre saisons, ses grands yeux noirs, son visage aux beaux méplats disparaîtraient dans l'entonnoir de sa jupe à ramages soudain relevée vers le ciel, et le tablier bleu, en partie détaché, flotterait comme un oriflamme derrière elle tandis qu'elle s'élèverait au-dessus des aubergines noires comme la mort et des abricots doux comme des joues. La marchande non plus ne porterait pas de culotte, et tout le monde pourrait voir que c'est une vraie brune, et puis suivrait la directrice d'école, tout aussi déculottée et plus d'un élève serait là pour la révélation trop tardive et fugace de sa touffe quinquagénaire s'éloignant et encore deux trois quatre passantes, et même la dame de la laverie, avec ses jambonneaux et son mont chauve, et la petite vieille en train d'acheter un concombre : on ne verrait bientôt plus que lui brandi par-dessus le rebord soulevé haut de sa robe de veuve, en décollant elle nous révèlerait entre ses genoux cagneux à quel point par là elle était bien conservée et l'on comprendrait aussitôt son hygiénique secret : dès les premiers beaux jours, depuis 1944, mettre sa vulve à l'air libre, et aussi la lycéenne en minijupe et toutes, craquettes parfaites à leurs premières galipettes, chattes musclées au long d'innombrables gouttières, organes blanchis sous le harnais aux longues lèvres lissées d'usures, tous ces doux minous bondiraient vers le ciel, toutes les sans-culottes de la rue - quelle surprise, qui eût cru qu'il y en eût tant ? - toutes les sans-culottes auraient le privilèges de s'envoler en premier, après viendraient les culottées, et l'on verrait beaucoup de "Petit Bateau" naviguer dans le ciel, et aussi de la dentelle noire, des strings, des choses ajourées, le catalogue des petites perversions pépéres par correspondance, et enfin les grosses culottes roses, ces espèces d'infects sacs nylon assortis aux terrifiantes gaines auraient bien du mal à s'élever, et toutes ces dames, les impudiques et les autres rejoindraient sur les toits leurs hommes en train de marner pour retrouver sous les tuiles la plage, et l'on s'étreindrait sur le sable chaud, seules resteraient en bas, bien seules, bien fait, les femmes en pantalon.
..."
Extrait de "Je te dirai tout",
Serge QUADRUPPANI
Ed. Blanche

Comment les distinguer de la masse des propositions théâtrales ?
Chaque année, ils cuisinent à leur sauce une oeuvre classique, qu'ils triturent avec entrain et bon goût, et assaisonnent de chansons de leur crû.
Pour goûter au tout de leur crû, donc, ne manquez pas "La chanteuse lyrique sans cheveux".
Séance de rattrapage possible le 20 mars, au lycée Rousseau, à Laval, où il y a des lustres qui n'éclairent plus guère, je me cultivais (un acné) avec beaucoup de sérieux, et où je rencontris le metteur en scène/acteur/chanteur/composeur/tritureur de textes de cette mémorable -elle le sera dès que mémorée- création, Filipji.
Bien sûr, tout ça se tient en Pays de la Loire, car ces gens là n'ont pas eu la présence d'esprit de se transplanter en Aquitaine.
Deux minutes vingt de bonheur, à écouter assez fort, sans craindre de réveiller "l'autre"...
Hey, I'm in love,
My fingers keep on clicking to the beating of my heart.
Hey, I can't stop my feet,
Ebony and ivory and dancing in the street.
Hey, it's because of you,
The world is in a crazy, hazy hue.
My heart is beating like a jungle drum. (x3)
Man, you got me burning,
I'm the moment between the striking and the fire.
Hey, read my lips,
Cause all they say is kiss, kiss, kiss.
No, it'll never stop,
My hands are in the air, yes I'm in love.
My heart is beating like a jungle drum. (x4)
My heart is beating like a jungle drum. (x4)
Peux-tu comme un mouchoir propre
La serrer sagement
Au fond de ta poche
Et comme la poire épluchée
Par le chocolat chaud
Liquide
Laisser ton âme
S'enrober de suave
Et lascive sagesse
Parsemée d'éclats
De modestie brisée ?