jeudi 11 mars 2010

Mystère

Quels peuvent bien être ces trois livres ?



Trois livres dans la bibliothèque

"Bonheurs" Maja,
Ed. Glénat.

Blog de Mélodie

Une copine au goût très sûr...

















http://melotempo.blogspot.com/

Dette

Je n'ai pas récupéré l'équivalent du pot de miel.

mercredi 10 mars 2010

Jeremy Lipking,















il est dans les liens des sites/blogs repérés comme d'intérêt... Elle, c'est Danielle.



Ils sont trois mais

y'en a deux, les garçons, qui restent sur le côté de la scène, assis devant des pupitres où ils lisent et crient et chantent leur texte. La fille, elle s'agite avec ses mains et fait des tas de grimaces. En plein milieu.
C'est les compagnons de Pierre Ménard. Ils sont trois. Pierre Ménard était peut-être pas trop philanthrope. On sait pas. Pour le savoir, il faut lire les Fictions de Borges.
Koikilansoi, on peut y aller les yeux fermés , c'est excellent*. Ou comment faire comprendre une histoire en la "signant". Comprendra qui peut. Le mieux, c'est de venir à la Fabrique (centre culturel de Saint Astier, Dordogne) dimanche prochain, 14 mars, à 15h00.












* Juste penser à les rouvrir au début du spectacle.

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous

à me dire que je mérite mieux que ça ?

8 mars, journée de la femme, origine

La création d’une "Journée des femmes" a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par la communiste Clara Zetkin, et s’inscrivait dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, et la décision de Lénine en 1921 que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

C’est la journaliste allemande Clara Zetkin qui a lancé l’idée d’une Journée des femmes

Directrice de la célèbre revue Die Gleichheit (L’égalité), qu’elle a fondé en 1890, Clara Zetkin (1857-1933) organisa les conférences internationales des femmes socialistes de Stuttgart (1907) et de Copenhague (1910) où elle imposa son point de vue et qui l’élirent secrétaire, faisant de son journal Die Gleichheit leur organe officiel.
...


Début de l'article de Bella Ciao, site d'information alternatif :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article99416

Pendant trois mois,
















je l'ai attendu. Il fallait qu'il traverse l'Atlantique. Je l'imaginais perdu dans un carton au fond d'un container, embarqué à Montréal ou Québec. Chaque fois que je passais à la librairie, Jacky me regardait avec un petit sourire "Non, les poèmes d'Amour ne sont pas encore là !" Il faisait exprès de le dire assez fort dans son magasin.

Et puis un jour, c'était l'autre jour, a y'est. Dedans, il y a des poèmes d'Amour.














Et un peu de tristesse parfois.

mardi 9 mars 2010

Aurore

J'avais vu le jour dévorer l'obscurité
Du lit déplacé sous la fenêtre, j'observais la ronde des goélands,
En te gardant doucement,
Lovée dans mes bras.
Tu dormais.
Je voulais attarder en moi
Ta respiration lente.
Le temps n'était pas arrêté,
Mais je le tenais,
Au bout de mes doigts,
Et la peur depuis quelques heures m'avait oubliée.

A droite au-dessus de la jetée, une lune pâle
Sombrait aux abysses verts
Et je vis ton sang,
Fluide écarlate
M'emplir les yeux.

Je passai mes mains au plus près de ta peau,
Sous le linge froissé de ta chemise de nuit,
Blanche.
Je te serrai un peu plus encore.
Tu te nichais douillettement,
Et renversais la tête en arrière,
Légèrement.
En soupirant, tu te rendormis profondément.
Tout près de mon visage, tes lèvres entrouvertes
Promettaient la folie
Et semblaient décocher,
Contre ma mort,
Des traits définitifs.

L'univers bleuté qui s'agitait au-dehors
Rappelait qu'un jour nouveau venait,
Plein d'incertitude.
Alors que là, dans mes mains, sur ma peau, à l'instant même.

Une mare de lumière incandescente
Sur les draps allumés
Nous inonda bientôt.
Le sommeil nous abandonna.
L'âtre aux cendres refroidies,
La terre battue du sol,
Les murs humides.

Je mordis ton cou.
Tu gémis,
Mais tu ne dis rien,
Comme d'habitude.
Aujourd'hui, tu porteras un foulard.
Bleu, peut-être, et j'y verrai l'aube faible,
Qui m'aura vu survivre,
Un peu.

Bonheurs 4













Il s'agissait de ne pas perdre la face devant Germaine.

Maja, Ed. Glénat

Noctuelles



















Mardi 9 mars,
4h20

lundi 8 mars 2010

Autant le dire tout de suite,

Emmanuel LEROY-LADURIE, il a carrément mauvaise réputation en tant que bonhomme de son humaine personne.

N'empêche, s'il y a un livre d'histoire que le monde entier ne peut ignorer, c'est :
























L'évêque Jacques FOURNIER, qui deviendra pape d'Avignon, mène une enquête en cette fin de 13ème siècle, en pays cathare, et fait tout consigner dans ses registres d'inquisition. Du coup, grâce à ces documents exceptionnels, on pénètre dans l'intimité de ces villageois de Haute Ariège, avec un luxe de détails incroyable. Vous voulez savoir comment le curé Clergue séduisait toutes les femmes du village, comment il fut l'amant de la chatelaine et fit installer leur lit dans l'église même, comment l'homosexualité se répand dans les établissements religieux de Prades, au fond de la vallée, comment le "parfait" Bélibaste réussit à faire endosser une paternité non désirée à un fidèle complaisant, et mille autres faits étonnants en plein Moyen-Age, alors, empochez ce truc, retirez vous en un recoin ombreux et sucez en la mielleuse et substantifique moëlle....
Cependant, c'est avant tout une monographie sociologique de village d'une incroyable précision. Qui balaye des tas d'idées reçues sur le Moyen Age soit disant arriéré et obscurantiste...

De loin mon livre d'histoire préféré. Au point que de passage dans la région, nous étions montés au village pour en humer l'atmosphère et approcher les ruines du château qui domine encore Montaillou.

















L'esprit et l'ombre de Béatrice de Planissoles y planent encore, grâce à ce con de Leroy-Ladurie...

Exhaustion


Ce qui est très agréable, de plus, chez Anna Gavalda, ce sont les multiples références littéraires, musicales, artistiques en général.

Si quelqu'un se lançait dans cette lecture, pourrait-il (elle) relever tout ce qui apparaît au fil des pages ? On en ferait profiter tout le monde...














L'adaptation au cinéma de Claude Berri, en 2007,  semble avoir marqué les esprits par son insipidité...

dimanche 7 mars 2010

Petite moisson

de clips vidéo, pour se replonger dans le pop-rock des années 70...

Status Quo, accident prone
http://www.youtube.com/watch?v=kiHFJJtWkzY&feature=related

J. Geils Band, Whammer Jammer, dans une version de 2009, les papis ont encore la pêche, l'harmonica magique de "Magic Dick" est encore là, mais ça ne rend qu'imparfaitement ce que ce fut... Il faut trouver la version en public des années 70...
http://www.youtube.com/watch?v=As2wn2lKr4Q&feature=related

I'm going home, qu'adolescent mon frangin écoutait dans sa chambre à la lumière psychédélique orange. Les guitares délirantes des Ten Years After à Woodstock... Donc version longue, jusqu'au final apothéose.
http://www.youtube.com/watch?v=LFpfureaCVs&feature=related

The Sweet, The ballroom Blitz
http://www.youtube.com/watch?v=ZrBDivsSe3k&feature=related

Electric Light Orchestra, Hold on tight, à noter un passage en français dans la chanson "Accroche -toi à ton rêve !"...
http://www.youtube.com/watch?v=8TLmpL2AzLs

Queen; Good Old Fashioned Lover Boy
http://www.youtube.com/watch?v=in5XxFmupOI&feature=related

J'ai cherché une version de The farmer's daughter de Fleetwood Mac, mais les vidéos ne rendaient rien.







Enfin

un week-end de rêve, rien faire, lire et dormir avec un vrai soleil qui joue à s'immiscer entre les stores vénitiens verts pour rappeler que tiens on ferait bien un thé...
Le tout dans Anna GAVALDA, j'en suis pas encore sorti, faut dire que celui-là est plus consistant :



La marginalité a quelque chose de fascinant et de sympathique, c'est par définition la vie réinventée. Qu'elle passe par les goûts étranges de Lisbeth Salander ou les doux délires de la famille Malaussène, elle exprime toujours un degré de liberté par rapport à des normes qui sont forcément des carcans, voire des prisons plus ou moins conscientes.

Les personnages d'Anna Gavalda ont ce quelque chose de supérieur, cette distance avec le monde connu reconnu pour lequel ils sont un peu inadaptés. Reste que l'évolution de l'intrigue est archi téléphonée, on l'attend dès la deuxième page, mais ces gens-là sont si sympathiques qu'on reste avec eux jusqu'au bout, avec du plaisir comme un ours.

Arlo Guthrie, fils du folk singer contestataire Woodie Guthrie,

est un descendant pur jus de la vague hippie. Il fait partie de ces American citizens qui empêchent de désespérer totalement de l'hominidé américanus vulgaris actuel. Il a une histoire singulière (article Wiki http://fr.wikipedia.org/wiki/Arlo_Guthrie). Il fut en particulier présent sur la scène de Woodstock en 1969, à 22 ans ( http://www.youtube.com/watch?v=qsnUu71Viyo , le son est bien craignos, mais la vidéo vaut pour le contexte...)
En 1982, il enregistre en public aux USA un double CD, "Precious friend" qui reprend des standards de la chanson populaire contestataire américaine, et où figurent aussi quelques sketchs-discours non seulement drôles, mais pleins de bon sens. Il y figure avec Pete Seeger, un autre géant de la scène contestataire US.

Cela faisait longtemps que je souhaitais transcrire ce texte, c'est fait grâce à Leah, qui est repassée derrière moi. Merci à elle et à Pascal de Stuttgart qui il y a des années de ça m'avait offert cet enregistrement.



The neutron bomb
Arlo GUTHRIE

"
Trying to concentrate on a song and I started to think about the neutron bomb, and, uh...?
What ? Somebody don't like it ? No, I mean, somebody told me that Reagan was asleep when the planes was happening. You know, I think it's good to have a sleeping president That's not a bad idea. The more he sleeps the safer we are. I ain't worried about nothing. I think neutron bomb is a wonderful idea. People always look at the bad side of everything, you know... Hear the word neutron, and bomb, stuff and everybody get shaky, but you know that's a wonderful idea. It's not in and of itself, it 's not wonderful, I mean it's dumb, but the thing is you know that you can't have a light without a dark to stick it in. You know what I'm saying. You can't have one thing without un-thing and so you can't have ultimately, the neutron bomb without having un-neutron bomb as well. Me people say what's that ? Well it's obvious what it is. What is it ? Think of the neutron bomb, guys come over there you know, the tanks, the planes, the boats, the whole thing. Here they come so what ? Reagan wakes up and drops the neutron bomb on 'em...
And what do you get ? You got TV's going, you got radios playing, you got fast food happening, and nobody eating it, nobody's watching it, listening to it, nothing ! Everybody just dead and rotten. What kind of fun is that ? What are you going to do ? Visit them ? What are you gonna do over there ? It's just like wasting a whole place. It's cause that's just no fun to be there like it...
But imagine un-neutron bomb, which is just right around the corner at what scientists told me It's just right up the street. Just have to give it time and not to be worried about the other side, but anyway...Imagine here the bad guys come over here, what, the tanks, the planes and all of a sudden we drop the un-neutron bomb. And all the buildings melt, and the guns disintegrate, and there's nothing there but poor flowers growing, butterflies flying around, you know what I'm saying, even clothes disappear, and there's nothing but naked people everywhere. Now, isn't that the kind of war we wanna have ? Right, not only that, them Russians got girls in their army. Well, I mean I don't know if they're worth seeing it out, but probably it's worth finding out ! Not only that.... There's other places in this world that I could think of dropping the un-neutron bomb some right here, in this country, some probably right around here. I mean where it'd be good to kind a start over again. People worry about America, people worry about everything.. I'm not worried Not only that, I stoled a song from Tom Paxton, that explains how to get my out of my financial difficulties. No, I'm not worried about anything.
"

[Sur le CD suit la chanson "I'm changing my name to Chrysler" de Tom Paxton]

Parmi cette moisson de titres plus ou moins célèbres,
"If I had a hammer", chanson reprise en français par des tas de gens, dont Cloclo...
Mais en public et en américain du nord, ça donne ça :
http://www.youtube.com/watch?v=ujzKk_4WBsE&feature=related

samedi 6 mars 2010

Fantasme

"...

Le soleil brillait, l'air était frais mais peuplé de brises tièdes, les gens avaient l'air gai, et il me sembla que toute cette allègre atmosphère allait se précipiter sous ta robe, la gonfler comme un ballon captif, la retourner comme un parapluie, découvrant un bas-ventre qui serait forcément nu et que tu t'envolerais au milieu des rires et des cris de terreur ravie, tu lâcherais les bagages comme des sacs de sable dans les romans de Jules Verne, tu t'élèverais doucement dans le ciel, sans que je puisse te retenir par une ficelle, je renverserais la tête pour mieux voir tes entrées par en-dessous, tes jambes de nageuse pédalant dans le ciel, le haut du corps caché par la corolle blanche de la robe et puis, nouveaux hauts cris, ce serait le tour de la marchande de quatre saisons, ses grands yeux noirs, son visage aux beaux méplats disparaîtraient dans l'entonnoir de sa jupe à ramages soudain relevée vers le ciel, et le tablier bleu, en partie détaché, flotterait comme un oriflamme derrière elle tandis qu'elle s'élèverait au-dessus des aubergines noires comme la mort et des abricots doux comme des joues. La marchande non plus ne porterait pas de culotte, et tout le monde pourrait voir que c'est une vraie brune, et puis suivrait la directrice d'école, tout aussi déculottée et plus d'un élève serait là pour la révélation trop tardive  et fugace de sa touffe quinquagénaire s'éloignant et encore deux trois quatre passantes, et même la dame de la laverie, avec ses jambonneaux et son mont chauve, et la petite vieille en train d'acheter un concombre : on ne verrait bientôt plus que lui brandi par-dessus le rebord soulevé haut de sa robe de veuve, en décollant elle nous révèlerait entre ses genoux cagneux à quel point par là elle était bien conservée et l'on comprendrait aussitôt son hygiénique secret : dès les premiers beaux jours, depuis 1944, mettre sa vulve à l'air libre, et aussi la lycéenne en minijupe et toutes, craquettes parfaites à leurs premières galipettes, chattes musclées au long d'innombrables gouttières, organes blanchis sous le harnais aux longues lèvres lissées d'usures, tous ces doux minous bondiraient vers le ciel, toutes les sans-culottes de la rue - quelle surprise, qui eût cru qu'il y en eût tant ? - toutes les sans-culottes auraient le privilèges de s'envoler en premier, après viendraient les culottées, et l'on verrait beaucoup de "Petit Bateau" naviguer dans le ciel, et aussi de la dentelle noire, des strings, des choses ajourées, le catalogue des petites perversions pépéres par correspondance, et enfin les grosses culottes roses, ces espèces d'infects sacs nylon assortis aux terrifiantes gaines auraient bien du mal à s'élever, et toutes ces dames, les impudiques et les autres rejoindraient sur les toits leurs hommes en train de marner pour retrouver sous les tuiles la plage, et l'on s'étreindrait sur le sable chaud, seules resteraient en bas, bien seules, bien fait, les femmes en pantalon.

..."

Extrait de "Je te dirai tout",

Serge QUADRUPPANI

Ed. Blanche

jeudi 4 mars 2010

Ça (re)commence demain soir !















Comment les distinguer de la masse des propositions théâtrales ?

Chaque année, ils cuisinent à leur sauce une oeuvre classique, qu'ils triturent avec entrain et bon goût, et assaisonnent de chansons de leur crû. 

Pour goûter au tout de leur crû, donc, ne manquez pas "La chanteuse lyrique sans cheveux".

Séance de rattrapage possible le 20 mars, au lycée Rousseau, à Laval, où il y a des lustres qui n'éclairent plus guère, je me cultivais (un acné) avec beaucoup de sérieux, et où je rencontris le metteur en scène/acteur/chanteur/composeur/tritureur de textes de cette mémorable -elle le sera dès que mémorée- création, Filipji.

Bien sûr, tout ça se tient en Pays de la Loire, car ces gens là n'ont pas eu la présence d'esprit de se transplanter en Aquitaine.


Emiliana TORRINI

Deux minutes vingt de bonheur, à écouter assez fort, sans craindre de réveiller "l'autre"...


Hey, I'm in love,
My fingers keep on clicking to the beating of my heart.
Hey, I can't stop my feet,
Ebony and ivory and dancing in the street.
Hey, it's because of you,
The world is in a crazy, hazy hue.

My heart is beating like a jungle drum. (x3)

Man, you got me burning,
I'm the moment between the striking and the fire.
Hey, read my lips,
Cause all they say is kiss, kiss, kiss.
No, it'll never stop,
My hands are in the air, yes I'm in love.

My heart is beating like a jungle drum. (x4)

My heart is beating like a jungle drum. (x4)

Jungle drum

mercredi 3 mars 2010

Ta quête d'absolu,

Peux-tu comme un mouchoir propre

La serrer sagement

Au fond de ta poche

Et comme la poire épluchée

Par le chocolat chaud

Liquide

Laisser ton âme

S'enrober de suave

Et lascive sagesse

Parsemée d'éclats 

De modestie brisée ?