dimanche 18 octobre 2015

Marjane Satrapi, Persépolis et Le soupir

J'ai pris le temps de relire cela, je ne me souvenais de rien au point que c'était peut-être une première lecture, en fait. Ou peut-être ai-je vu le film, il y a des tas de bois de cela.
Peut-importe !

C'est un grand récit, plein d'enseignement. La confrontation entre les cultures iranienne et européenne, pour quelqu'un qui ne souhaite se couper d'aucune, pousse à la schizophrénie (elle en parle un moment). C'est aussi une grande révision des événements des 30 dernières années, qui ont façonné l'Iran d'aujourd'hui. Difficile de comprendre la réaction des gens du peuple, euphorique, à l'annonce récente de l'accord sur le nucléaire qui libérait le pays d'un embargo sévère, sans avoir toute cette période en mémoire...

Elle y raconte en particulier sa relation privilégiée avec sa grand-mère, personne libre et intransigeante, qui a toujours été une référence pour elle. Quand cette mamie la voit revenir d'Europe, jeune femme majeure et émancipée, elle a cette réflexion : "Comme elle a  grandi ! Elle pourra bientôt toucher les couilles du Seigneur !"













La Marjane (ici à l'Université) n'a jamais eu la langue dans sa poche.


Ajouter une légende
























Cette oeuvre volumineuse, parue initialement en 4 bd distinctes, fait 365 pages dans cette édition "L'association" de 2007



J'ai aussi parcouru récemment ceci, un conte écrit et illustré par la même auteure, pour les mioches, très chouette, d'après mon avis que j'ai :

























Dans lequel le soupir est un personnage à part entière.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

postiches