samedi 3 décembre 2011

Quand on lui demandait pourquoi il avait fait ça,

Simon Rodia répondait selon son humeur :

- Pour fêter la paix après qu'il avait combattu pendant la première guerre mondiale (en réalité, il ne l'avait pas faite, il y avait échappé en émigrant aux Etats-Unis)
- Pour célébrer ce grand pays qui l'avait accueilli
- En hommage aux autoroutes de Californie
- Pour sanctuariser l'endroit où il avait enterré sa femme
- Pour fêter l'arrêt de sa consommation personnelle d'alcool

Cet ouvrier d'origine italienne, analphabète et s'exprimant très mal en anglais, connut une période de repli sur lui-même, après que sa troisième femme l'eut laissé tomber. Il acheta avec son frère un terrain curieux de forme triangulaire à Watts en Californie, situé en bordure d'une voie ferrée, et commença à répéter "I am gonna do something !"



































Pendant 33 ans (de 1921 à 1954), Simon Rodia va construire son "village", utilisant une technique personnelle, sans boulon ni soudure (il pliait les barres de fer en utlisant les rails du chemin de fer voisin comme levier, et enveloppait les membrures dans un treillage métallique, qu'il recouvrait de mortier...) il édifia seul, en montant les éléments sur son dos, les trois grandes tours, plus deux autres moins hautes, une pergola, un foyer à barbecue, un bassin à poisson, etc...















En 1954, il quitta soudainement les lieux pour s'installer à Martinez, en Californie, où il mourut en 1965.

Une vidéo de 1957 où on le voit au travail.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

postiches