samedi 10 septembre 2011

"C'est la deuxième fois que ça arrive,

avec ce film !" a dit l'ouvreuse en nettoyant le vomi, juste dans le sas d'entrée de la salle de ciné. Ils disent que c'est trop mélo, que ça les écoeure..."
Ben moi, je me joindrais plutôt aux critiques sarcastiques qui proposent aux cinéphiles de se cotiser pour acheter un pied de caméra à Lars Van Trier. Pasque c'est ça qui fout la gerbe ! La caméra qui danse sans cesse comme un papillon qu'aurait abusé de nectar au chouchen !
A part ça, Mélancholia, c'est pas mélo du tout, c'est du grand spectacle au début et à la fin avec du petit cinéma au milieu, c'est à dire presque tout le film. On y retrouve la société bourgeoise danoise pourrie, qu'il aime traîner dans la boue. Mais parmi les thèmes du film, au-delà de la fin du monde et de l'attitude de l'homme face à la mort certaine, il y a une espèce de suggestion que le monde est pourri (la dépression de l'héroïne est comme légitimée) et ne mérite que sa destruction. Ça ressemble à une tentative de prophétie, mais personnellement, je n'y vois qu'une certitude de maladie mentale chez l'auteur. J'ai entendu une critique (dans le "Masque et la plume", que j'ai écouté a posteriori) qui m'avait effleuré au début du film, c'est qu'il y a une constante dans les films de Van Trier, à savoir une certaine forme de misogynie, le malheur de l'homme arrivant toujours par la femme...
Par ailleurs, je n'ai pas aimé Charlotte Gainsbourg, impossible d'oublier qu'elle est Charlotte Gainsbourg !
























Pourtant, j'avais lu des critiques formidables.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

postiches